El Salvador, où j'ai mis mon flingue ?

07/07/2010 - Pays : Salvador - Imprimer ce message
Un accueil spécial à El Salvador.

J'vous explique :

Un gros bus pas cher avec plus de marchandises que d'humains, c'est ce dans quoi je suis pour traverser la frontière entre le Guatemala et El Salvador.
La douane du côté Salvadorien me déçoit une première fois en ne tamponnant pas mon passeport. Ceci dit, ils n'ont pas fouillés dans mes chaussettes, ce qui est plutôt arrangeant.
Ensuite, ils nous font perdre 2 heures à vérifier toute la marchandise.

Merci, ça va me faire arriver de nuit, ce qui est fortement déconseillé dans cette capitale qui est décrite comme dangereuse. Par la gentille vieille Guatémaltèque qui est assise à côté de moi dans le bus et qui s'en vient visiter sa fille. Elle me dit de ne pas traîner et de prendre un taxi parce que c'est "peligroso".

Mon guide m'indique la même chose, ne pas marcher la nuit dans les rues du centre. Il m'indique également que la guest house la plus populaire chez les voyageurs est un peu excentrée. C'est la moins chère et c'est là-bas que je vais. 

Le gars de la réception, à mon arrivée, me prend pour un Israélien. Je lui dis que non, je suis plutôt pro-Palestinien d'ailleurs.
Il me demande si je fume de la marijuana. Je lui réponds bien entendu que non, je n'ai encore aucune raison de lui faire confiance. Mais le gars est plutôt cool.
Il m'explique que cet hôtel, le Ximena, a été le repaire pendant quelques jours d'un narcotrafiquant Colombien venu en voyage d'affaires et que ses potes venaient chercher armés jusqu'aux dents.
Très bien. 10 dollars le lit en dortoir.

Je tombe sur un type qui vient des US, Nouveau-Mexique. Je ne saurais son prénom qu'au Nicaragua, pourtant je l'ai déjà rencontré. On a fait le trajet Mexique - Guatemala dans le même bus. Un gars très cool, ça fait plaisir de rencontrer des déjà-vus sur la route !

On se prend à discuter de ce qu'on a fait, de ce qu'on va faire, de notre première impression de San Salvador.

Le nombre d'armes est impressionnant. Le nombre d'hommes armés est impressionnant. Puis dans l'ensemble, ce ne sont pas des petits vieux que t'as l'impression qu'ils ne sauront pas s'en servir. Des impressions comme ça tu veux plus les voir en impressions.
Ce sont de solides gaillards qui ne font pas rire.
Comme les 3 qui vont venir m'encercler un peu plus tard. Patience...

La semaine dernière, un bus a cramé avec 20 personnes dedans, des usagers des transports en communs.
Incendie criminel. Les 3 différents taxis que je prendrais au cours de mon séjour dans la capitale vont s'empresser de me l'expliquer, avec détails.

Du coup, des gars avec des fusils à pompes de partout.
Armé comme des brutes, des uniformes de tout type PARTOUT.

On a faim. On sort donc à la nuit tombée pour aller manger un morceau, dans un dialogue mixant l'anglais et l'espagnol. Un hamburger à 2 dollars au coin d'une ruelle, un rot et nous voilà dans la supérette de la station d'essence à 2 pas, pour se fournir de ce qui est indispensable, l'eau.

Arrivés à la caisse, je remarque 3 b½ufs en uniformes de police qui entrent. Je m'aperçois qu'ils me regardent tous. Je souris.
Ils m'interpellent et m'encerclent. Je comprends pas ce qu'ils me disent et me mets à flipper. 
Ils parlent un très bon anglais et me disent qu'ils veulent me fouiller.
Je pense alors :
 - Tabarnak, comment ils savent que j'en ai...?

Le moment est merdique...

Pourtant, je joue le gars coopératif :
 - Ok, no problem, you can search me.

Les flics m'invitent à lever mon T-shirt. Ils ont les doigts sur la gâchette.
J'obtempère et dévoile ma sacoche ventrale contenant argent, carte de crédit et passeport, la chose à laquelle je fais le plus attention.

C'est ça qui les avait intrigués, ils pensaient que je cachais une arme sous mon pantalon, alors que c'était ma bi...euh... mon portefeuille.
Je leur montre mon passeport, ils n'ont pas l'air de vouloir s'en aller, ils demandent les papiers de l'Américain... puis finalement décrissent de là.

Sur le chemin du retour, Cleyton me fait part de sa frayeur face à l'impressionnante interpellation subie, je lui réponds que j'ai aussi eu peur et notamment qu'ils me demandent de me mettre pieds nus au vu de ce que j'ai dans ma chaussette droite.

En tout cas, merci l'accueil, je ne vais pas faire long feu ici... Décompressons le soir-même pour la peine et pour en avoir moins. De la peine et du tintin.
L'américain s'en va le lendemain matin et je me rends dans le centre ville. Comme pour Guatemala City, je n'ai pas eu envie un seul moment de sortir mon imposant appareil photo. On sent bien qu'il y a un truc par ici...

Je n'ai croisé en 4 heures de déambulation seulement trois Occidentaux.
Taux de criminalité très élevé, ville quelconque et pas particulièrement belle.
Vivement la plage.

Je quitte pour la station de bus après avoir salué la gouvernante de ce petit taudis en n'oubliant pas de lui faire remarquer la présence d'une tige en fer dépassant du matelas :
 - T'es sûr de ce que tu avances ?
 - Tu veux que je te montre ma cuisse ?

Selon le gars du Nouveau-Mexique, les départs pour les plages se font depuis la station Oriente. Le bus 44 s'y rend.
Mais je préfère prendre un taxi. Non pas par peur de finir dans un cendrier géant mais parce que c'est bien trop la merde de pogner un bus de ville avec mes 3 bagages. Vraiment lourd. 

Le taxi, je ne comprends rien à ce qu’il dit parce qu’il n’articule pas assez. Je réponds oui de temps en temps et lui pose des questions. Il me dit qu’El Cuco est une de ses plages préférées. Je lui dis que c'est cool, que je ne sais pas où je vais. Je verrais à la station de bus.
Parlons en...
Un carnage cette station.

Le genre d'endroit où à peine tu arrives, tu as déjà 3 gars qui veulent te porter ton sac. Certains, au vu de leur tête, tu ne leur prêterais même pas ton briquet.
Tu dis que c'est bon, tu vas pouvoir te démerder, tu souris de ton mieux pour faire style que tout va bien, que tu ne te sens pas paumé.
Tu demandes le bus pour aller à la plage La Libertad. On te répond que ce n’est pas là. Tu dis :
 - Comment ça se fait ?
 - Ici on va à San Miguel, où sinon y'a pleins de gringos comme toi qui aiment bien aller à______ Tu veux y aller, tu veux y aller ? Viens c'est par là !
 - No, no, no quiero ir en un lugar que no sé donde es. Espera, voy a mirar mi mappa.

Le bled touristique n’est pas sur mon chemin, que je choisis au plus court. On me propose San Miguel, 3ème ville du pays.
Ouais, je comptais m'y rendre. Niqué pour la plage, mais on va mettre ça sur les aléas du voyage. Puis de San Miguel je peux toujours me rendre à d'autres, moins touristiques mais avec des vagues pareilles.
Allez, ok, je te suis, combien ça coûte ? 5 dollars pour 3h de bus. 

Le mec veut m'aider, il veut prendre mon sac bleu. Non, prends la guitare plutôt, parce que là dedans y'a des choses qui pèsent très cher.
Marcher en regardant le sol pour ne pas mettre le pied dans un trou ou dans une poubelle éventrée, prêter attention aux bus qui quittent la station sans le faire, se faire renifler le cul par des chiens errants, puis s'écrouler sur une banquette en se disant qu'on couve quelque chose, parce que mal aux muscles et frissons. Et se dire ironiquement : 
 - Yo, c'est de la balle le voyage.

San Miguel, plus zen ?

J'arrive à San Miguel. Il pluviote suite à un gros orage. Il est 15h mais au vu du ciel sombre, on croirait que le crépuscule arrive.
La ville à l'air super sympathique, je suis content. En plus, on est vendredi, faque ce soir on va faire la bringue !
Mais d'abord faut que je me repose, mon corps le demande.
Je m'en grille une devant la station. Je suis encore le seul étranger à la ronde. Un taxi vient me proposer ses services, je lui dis que je m'en vais dans un hôtel pas loin et on commence à discuter :
 - Combien il coûte l'hôtel là-bas ?
 - 20 dollars.
 - Ah okay. Et y'en a moins cher pas loin ?
 - Le Monté Carlo, à gauche et à gauche. 
 - Combien ?
 - 8 dollars.
 - Parfait. J'y vais. Et pour boire une bière et danser ?
 - Euh... Plus vers l'église, mais c'est loin, au moins 5 coins de rues.
 - C'est pas loin 5 coins de rues.
 - La nuit si. Cesta dangereux ici.
 - Ah ouais ? Pourtant ça a l'air calme.
 - Ouh non... Ce n’est pas calme la nuit. La nuit personne ne sort.
 - Ooooh arrête ton char Ben-Hur...! Ce n’est pas aussi dangereux que San Salvador quand même ?
 - Bin, c'est la troisième ville du pays après San Salvador et Santa Ana.
 - ... cool.

Le Monté Carlo, une piaule toute pourrie avec une TV. Accueil effroyable de la réception, malgré ma bonne volonté.
3 heures de sieste plus tard, il fait nuit. Merde...
Et j'ai la dalle.
Malade également, j'ai mal dans tout le dos. Probablement un moustique qui m'a piqué et je suis en train de choper le Dangué, un putain de truc qui te terrasse. Faut que je résiste.

Je tente une sortie de nuit. Le gars de la réception me dit que c'est dangereux. Ouais, ça va, je commence à le savoir.
Je fais fi en les imaginant tous avoir des intérêts dans le milieu des taxis. De toute façon, faut que je bouffe.

Effectivement, ça ne donne pas envie de traîner dans les rues. L'atmosphère globale est pesante, l'attitude des gens surprise quand ils me voient, tout est fermé à double tour, très peu d'éclairage, et moi qui cherche comme un con un endroit où me nourrir sans savoir si je dois prendre à gauche ou à droite, crotte ! Le vigile qui surveille la devanture du 1er fast-food que j'ai rencontré me signale encore que c'est dangereux la nuit.
C'est qu'ils vont finir par me le faire avaler, bordel.
Allez hop, prends du poulet à emporter et va t'enfermer dans ta chambre crasseuse.
Ca fait un mois que tu n'as pas zappé sur les nombreux canaux d'une télévision ? Ben voilà, il est temps de s'y remettre, avec une préférence pour les sous-titres espagnol et les émissions anniversaires de la mort de MJ. Quel artiste... 

Ca commence à bien faire ces histoires de dangerosité. Faut que je me tire d'ici, ça sent pas bon, comme suggère Le Torp'.

El Cuco, un coup dans l'eau.

Je pars pour El Cuco, à 50 bornes, parce qu'on m'en a dit du bien...

Un bus bondé de monde où je prends 2 places avec mes bagages alors qu'une dizaine de personnes sont debout. Ben oui mais y'a pas de casiers à bagage ma p'tite dame ! Normal, la plupart des bus petites distances sont les anciens qui servaient au ramassage scolaire aux Etats-Unis, et les usagers avaient seulement des légers cartables. Ils ont pris ça aux Etats-Unis, en plus de la monnaie. Les dollars US font la loi ici. 

Comme partout, tu me diras...

Le bus stoppe au milieu de 2 routes en terre, dans un village souillé par la pluie tropicale qui se déversent des cieux. Il y a l'océan Pacifique en face. Cette ville a l'air pacifique en tout cas ! C'est ni plus ni moins qu'un tout petit village côtier, traversé par 4 chemins.

Je descends et me rend un peu au pif avec mes bagages dans la rue devant moi. Un type arrive en me disant qu'il veut m'aider, je lui dis non, c'est correct, j'ai l'habitude.
Il fait celui qui a de la cire dans les oreilles et tente de prendre ma guitare, je l'esquive, il se rabat sur mon gros sac. Il l'enlève à moitié alors que je lui répète gentiment que je m'en sors très bien tout seul, merci bien, muy amable mais arrêtes de tirer comme un mulet parce que tu me fais mal au bras...
J'hallucine, le mec n'en démord pas et veux à tout prix m'aider pour gagner 1 dollar de pourboire.
Fuck, il me retire mon backpack et se le met sur le dos. J'abandonne, pour l'instant.
Il part bille en tête. Je le suis et l'interpelle :
 - Espera ! Espera... euh... cabron !

Il continue.

Je le rattrape et le retient par mon sac :
 - Oh ? Tu ne peux pas prendre mon sac comme ça. Tu sais même pas où je vais !

Il aurait pu me répondre "Toi non plus." et il aurait eu raison. Mais quitte à ne pas savoir où aller, je préfère porter ce qui m'appartient. Bon, il commence à me les briser. Je checke les alentours et plusieurs groupes de personnes regardent la scène, tout sourire.
Le gars trace, sans m'en dire davantage.

 - Oh ! Tu comprends le Français ? Je t'ai dis que je pouvais me démerder !

Face au silence au boutisme de ce Quasimodo en puissance, je m'énerve un peu. Désolé, mais j'ai horreur qu'on m'impose quelque chose dont je n'ai pas envie. On pourrait laisser courir et ce dire que ce n'est pas grave, mais vu le nombre de choses que l'on nous impose et auxquelles on ne peut rien, prendre soin à l'ouvrir quand on le peut est judicieux.

Je pose mon sac bleu et ma guitare sur une chaise, dont je me demande encore ce qu'elle faisait au milieu de la rue, le rattrape, empoigne mon sac et fais basculer le gars à terre. Plof ! Il tombe dans la flotte. Je récupère mon sac alors qu'un gros Salvadorien s'avance vers nous.
Le gars se relève et je lui fais mes yeux méchants avec la morale qui va avec :
 - Pourquoi tu fais ça ? T'es con ou quoi ?
 
Il hallucine. Le gros lui dit de s'en aller.
Je continue :
 - Cuando digo no, es no !

Le gars se barre, moi aussi, en prenant soin de lancer au gros :
 - Lo siento por eso, pero...

Son regard me signifie qu'il ne me porte pas dans son c½ur. Je décalisse.
Belle entrée en matière.

Je trouve un premier hôtel. Je vois la chambre et me casse direct. Des paillasses. Franchement, je ne suis pas trop regardant sur le confort mais une paillasse humide comme celle ci pour sommier, c'est nuit blanche assurée.

Le second hôtel est mieux. Dégueu, mais mieux. 
Le prix ? 
20 dollars.
20 dollars, sa mère la p... !!
Ca en vaut 4 à tout casser, tellement c'est moisi. Mais je n’ai pas trop le choix, c'est lourd de porter les sacs et je viens de me taper 200 mètres de boue et flaques d'eau. En plus la pluie reprend de plus en plus fort. Je soupire... 
Je jette un ½il à la plage juste en face. Elle est moche. Y'a des stands en bois entourés de poubelles crevées un peu partout. J'ai ouïe dire qu'un ouragan avait frappé El Salvador y'a pas longtemps et je le remarque. Rien de ressemblant avec une carte postale.
Ah putain, c'est vraiment le fun le voyage, hein ?

Vraiment honteux cette chambre. Le lit n’est même pas fait et ils me donnent un seul drap, rien d'autre pour te couvrir contre les moustiques. Le matelas est humide et ça commence à me gratter de partout.
Putain, 20 piasses en Thaïlande tu as ton lit fait tous les jours dans une piaule propre sans trous dans les parois.
Et en plus la Thaïlande c'est moins dangereux qu'ici, alors si avec le climat difficile de leur pays ils ne font pas d'efforts au niveau de l'hôtellerie, faut pas s'étonner que peu de touristes ramènent leurs miches ici.

Je fume une clope devant la porte de ma cabane qui empeste le moisi. Je suis le seul touriste de l'établissement. Trois Mariachis (musicien typique Mexicain) viennent me voir parce qu'ils ont remarqués ma guitare lors de mon arrivée.
On va se faire un petit jam improvisé sur Hotel California avant qu'ils s'en aillent continuer de gagner leurs croutes. Très sympathiques.

Il se met à pleuvoir à verse lorsque je me rends dans le petit cybercafé. Le seul du village. 3 coupures d'électricité à cause de la pluie.
J'achète des cigarettes dans un petit boui-boui, on me rend la monnaie sans me regarder. Pourtant, je suis souriant.
Je ne vais pas traîner ici longtemps, c'est clair.

Retour à la chambre alors que la nuit tombe, je vais m'en rouler un et en profiter pour écrire, dans une relation Homme-Ordinateur en toute liberté de temps.

Je remarque que la cigarette que j'avais laissée sur la table de chevet est mouillée et abimée, comme grignotée. Au bout de 5 minutes d'études théoriques et de vérification pratique, la seule conclusion plausible est qu'une sourie a fait le coup.

Je cherche dans tous les recoins de la piaule, je bouche plusieurs trous au PQ et me fait surprendre par une blatte qui s'en va se cacher dans mon sac.

3 heures plus tard, je sors manger. Il n'y a pas de lumière dans le chemin qui mène aux 3 restaurants du village, je chemine presque au hasard en ne quittant pas le sol des yeux.
Soudain, je distingue une énorme forme 2 mètres devant moi.
Ouch, je sursaute de peur et pousse un espèce de miaulement. C'est une grosse vache noire couchée au milieu de la route. Elle me regarde, pas l'air contente. Je fais un détour de plusieurs mètres en la tenant à l'½il :
 - Gentille, hein, grosse vache, gentille, hein... Conne de grosse vache, m'en vais manger ta maman.

SPLACH.
Le pied gauche dans la merde. Une grosse bouse. Ca porte bonheur, il paraît. Je maudis. La vache se lève et me regarde prendre la fuite.

Je croise les 3 Mariachis qui me saluent avant de me demander pourquoi je n’ai pas mangé dans le restau de l'hôtel.
 - Je voulais faire un tour pour voir ce qui se passe, si y'avait moyen de faire la fête...
 - Oh, non, non, ce n’est pas possible de faire la fête ici, il n'y a rien. Et puis c'est dangereux la nuit ici. Tu ne devrais pas te balader quand il fait noir.

Ma machoîre tombe :
 - No te créo, es una broma, verdad ?
 - No amigo, en serio. Es mejor si tu no caminas afuera a la noche !

C'est dingue. Même ici, dans ce petit village crado du bord de mer composé de pêcheurs, il pourrait t'arriver de quoi.
Mais c'est quoi ce pays ? Puis c'est quoi cet itinéraire pourrie que je viens de faire ? On est samedi soir et y'a pas un seul air de musique autour de moi.

C'est décidé, demain je vais au Honduras.

Midi, lendemain matin, je suis prêt. Je me rends au centre du village. Le prochain bus pour San Miguel va peut-être passer dans 1 heure, mais c'est pas sûr, parce que nous sommes un dimanche.
2 heures plus tard, il se pointe.
Je serre la main aux vieux locaux avec qui je discute depuis mon arrivée. Ils me disent qu'ils espèrent que je revienne. 
 - No pienso, pero quien sabé... ?

Une dernière nuit à San Miguel, un petit bus remplie de Salvadoriens le lendemain pour me mener à la frontière. Ils me regardent tous. Très souvent.
Alors que je suis avec TOUT mon équipage. Le moment où j'ai tout à perdre, ses transferts de lieux. Tout avec moi, rien en sécurité dans un locker, trop de poids pour courir, je suis à la merci de n'importe quelle personne mal intentionnée.

Je quitte El Salvador, impression mitigée.

J'espère que le Honduras sera plus zen, notamment sa capitale puisque c'est là où je me rends.

Note: 5/5 - 2 vote(s).
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Par Amélie Dubé
Le 08/07/2010 à 05:18:02
Nico... même en Thaïlande tu trouves les problèmes! Moins dangereux? C'est toi le dangereux! hihihihi!

xxx
Par Nicodeloin
Le 08/07/2010 à 05:27:59
Non c-est pas vrai...
Je suis adorable...
Et ce sont les problemes qui viennent a moi.

Tiens, je vais mettre ton blog dans les liens de mon site !


Par Amélie Dubé
Le 08/07/2010 à 05:51:21
yé!!!

Par ben
Le 08/07/2010 à 09:40:33
Bon ben je crois l'étape aura été courte et comme tu le dis mitigé.

Next..
Par Nicodeloin
Le 14/07/2010 à 08:52:39
Next is worst.


Par amzil oualid
Le 08/07/2010 à 17:34:47
yo j'arrète pas de te parler du mexique mais t'es deja deux pays plus bas. truc de ouf ce bled. c koi le delire t'avais envie de te faire caca dessus. trop des malades les mecs. tu sais quoi viens au maroc. lol. allé courrage man ta encore plein de pays de malade à voir et fait attention à la colombie, va pas te faire kidnaper par les fark. tchoooo.
Par Nicodeloin
Le 14/07/2010 à 08:56:18
Manuel Marulanda et son marxisme sont bien loin.
Mais pourquoi pas les rencontrer...?


Par Karim
Le 12/07/2010 à 16:57:40
Nico, check tes mails je t'ai écris.

A trois jours de notre arrivée au Costa rica, faut qu'on s'organise gros.

Karim.
Par Nicodeloin
Le 14/07/2010 à 08:57:18
Karim, check tes mails je t'ai écris.

A trois jours de mon arrivée au Costa rica, faut qu'on s'organise gros.

Nico.


Par Nicodeloin
Le 14/07/2010 à 19:00:04
Le site des conseils aux voyageurs du gouvernement Français :

Sécurité

Le Salvador détient l’un des taux d’homicides les plus élevés en Amérique latine. Le nombre d’homicides a augmenté de huit par jour en septembre 2008 à 12 par jour actuellement, pour une population inférieure à 6 millions d’habitants. Les mesures de prudence et de sécurité personnelles doivent y être strictement observées. A la délinquance s’ajoutent les risques de catastrophes naturelles (éruptions volcaniques, séismes).

Conditions de sécurité:

Les statistiques concernant les meurtres, attaques à main armée et les vols avec violence font du Salvador l’un des pays d’Amérique latine les plus dangereux. Cette situation est due au nombre d’armes en circulation, à une violence sociale endémique et à l’existence de gangs juvéniles, les "Maras", très violents et dont les membres sont près d’une vingtaine de milliers (pour une population de près de 6 millions d’habitants).

Si le nombre d’enlèvements assortis de demande de rançon a fortement décliné depuis 2003, l’activité criminelle demeure à un niveau très élevé (près de dix assassinats par jour en moyenne).

Aucune partie du territoire n’échappe à la délinquance qui touche de plus en plus des quartiers résidentiels préservés de la capitale jusque là préservés: Zona rosa, Colonia San Benito, Colonia Escalon. Si certaines zones sont relativement moins touchées, il convient d’être extrêmement vigilant en toutes circonstances, y compris dans les zones touristiques. On évitera en général de s’arrêter en cours de route, notamment aux points de vue aménagés où les voyageurs sont souvent "attendus" par des délinquants armés aux aguets.

Les recommandations suivantes doivent être prises en compte :

Eviter de voyager seul, surtout pour une femme (agressions suivies parfois de viol). Se renseigner sur les zones à risques auprès de la réception de l’hôtel ou d’un poste de police. En toute circonstance, adopter une attitude discrète et ne pas attirer l’attention en portant des bijoux, des vêtements couteux ou des appareils photos et des objets de valeur.
Eviter les transports en commun (lignes de bus urbain et interurbains) où sévissent les pickpockets et n’emprunter de taxis qu’aux stations des hôtels ou des centres commerciaux. Ne pas prendre de transports proposés par des particuliers.
Sur route et en ville, éviter si possible de s’écarter des grands axes, circuler avec les portières verrouillées et les vitres levées, ne pas prendre de passager. Surtout, à moins d’obligation absolue, ne pas circuler la nuit (seule la route San Salvador-aéroport international est à peu près sure) en raison des risques d’accident (bétail, obstacles divers...) et d’agressions armées.
En cas de retrait d’argent à un distributeur automatique de billets, choisir de préférence un distributeur à l’intérieur d’une banque ou d’un centre commercial sécurisé. Ne pas retirer de grandes quantités d’argent, être si possible accompagné et agir de manière discrète et rapide.
Laisser vos objets de valeur en sécurité (coffre à l’hôtel) de même que votre argent liquide, votre passeport, vos papiers personnels et vos billets d’avion (se munir d’une photocopie de votre passeport). Noter le numéro de votre carte de crédit pour faire aussitôt opposition en cas de vol ou de perte.
En cas d’agression, ne pas opposer de résistance. En cas de vol à main armée, donner son argent et ses objets de valeur sans chercher à négocier. Eviter toute altercation avec des conducteurs ou des piétons (beaucoup sont armés...). En cas de situation douteuse, il est préférable de s’éloigner.

Par Lucille
Le 03/08/2010 à 19:44:09
Alala Nico... Faut pas sortir la nuit on te l'a dit 100fois!!!!

Par Une fan, tu sais bien
Le 26/10/2011 à 01:11:13
Un petit voyage au Salvador par Nicodeloin avant de s'endormir ...
Photos de plus en plus belles ...
Récits magnifiques évidemment ...
Euh, ça fait flipper parfois ...

Ouaouh, premier commentaire sur Nicodeloin
par Une brune du sud :-)

PS : T'es beau quand "t'as tellement pas de photos à mettre"

Par zbloub
Le 30/07/2013 à 03:56:37
Salut, le Salvador j\'y ai vécu 9 mois dans la maison de ma femme et j\'y ai passé un super moment. Tu n\'as pas eu de chance et le fait de ne rien connaitre n\'aide en rien lol.

J\'y ai fait la fête la nuit dans des endroit magnifiques, à la plage ou chez des amis ou des bars, durant des concerts (plutôt médiocres mais on y passe un bon moment).

Un ami y est allé deux fois plusieurs mois et il est encore en vie.

C\'est clair que c\'est dangereux comme pays mais on y trouve son compte aussi si on connait.
Par Nicodeloin
Le 30/07/2013 à 04:23:41
Effectivement, Zbloub, tu as raison, j\'ai un tres bon ami qui ne jure que par le salvador.

J\'ai bien conscience d\'etre passé à coté des bonnes choses de ce pays... Malheureusement.

C\'est à cause du putain de taxi qui m\'a emmené à la mauvaise station de bus, me faisant manquer El Zonte, entre autre...

Du coup, je n\'ai vécu qu\'un séjour sous pression, et c\'est ce que j\'ai retranscris ici. ;)

Merci pour ton commentaire. Bye ! :)



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