El golpe de cañón de Colombia

11/10/2010 - Pays : Colombie - Imprimer ce message

CUCUTA

Imaginez Nico qui s'en va de Mérida, seul et sans guide de voyage, avec pour objectif de traverser la frontière. Imaginez un bus trop étroit et une grosse femme qui prend plus de la moitié de la banquette. Imaginez moi jouer des coudes pendant 5 heures pour avoir le luxe de pouvoir poser l'un des miens sur un accoudoir en ferraille, abîmé et donc légèrement tranchant.

Imaginez Nico enfin arriver à San Cristobal avec un mal de cul carabiné. Imaginez une gare routière qui grouille de monde, alors que la nuit va bientôt tomber. Imaginez moi encerclé de chauffeurs de taxis qui font le pressing pour m'emmener quelque part.

Imaginez Nico annoncer qu'il veut passer en Colombie et confesser qu'il ne sait pas comment faire, tout en surveillant du coin de l'½il son attirail qu'il a posé à terre. Imaginez des propositions de transfert en taxi pour une somme colossale. Imaginez moi répliquer que je préfère un bus et me faire répondre que les bus sont "par là-bas" d'un vague signe de main.

Imaginez Nico qui tourne et tourne au milieu de poids lourds en mouvement, en questionnant par ci par là, tel un détective tentant de résoudre une énigme. Imaginez un jeu de devinettes, "chaud-froid", "Non tu t'éloignes c'est gelé" ou "Oui tu touches au but, ça brûle". Imaginez moi enfin trouver le bus qui m'emmènera vers la frontière et une ville du nom de Cucuta, dont je ne sais même pas si elle sera du côté Vénézuelien ou Colombien.

Imaginez Nico dans un petit autobus de ville qui peine à gravir un faux-plat montant, serré entre la fenêtre et ses sacs. Imaginez ce bus s'arrêter tous les 500 mètres, alors que les lumières des bourgade en contrebas scintillent dans l'obscurité profonde. Imaginez moi consultant ma montre en me demandant quand est ce qu'on va enfin arriver, ce que je vais faire si la frontière est fermée, et surtout si je vais avoir droit à une autre fouille de l'armée en ces temps de tensions entre les 2 pays qui ont renforcés leurs effectifs militaires aux passages frontaliers. Bref, j'ai un mauvais pressentiment.

Imaginez Nico au bout de 3 heures à l'arrière de l'autobus, qui crois reconnaître plusieurs fois des offices d'immigration, qui se demande s'il doit descendre pour les formalités mais qui n'est même pas sûr de pouvoir reprendre un bus après. Imaginez qu'il traverse des endroits que même en cauchemar, il ne veut pas y patienter avec toutes ses affaires. Imaginez moi avec une gueule de perdu qui stresse, sursautant sans arrêt de gauche à droite à cause des cahots de la route, agrippant mes sacs et espérant de toutes mes forces que le bus s'arrête au poste frontière, m'attende et reparte avec moi.

Imaginez Nico qui constate que l'autobus arrive dans une ville, ça le rassure, très bientôt la frontière sera. Imaginez un trafic bloqué et une traversée de l'avenue principale à 5 km/h de moyenne. Imaginez moi la tête à travers la vitre, discerner ce satané poste frontière 100 mètres devant, et me demander si je descends toutes mes affaires ou pas, sachant que le chauffeur est digne d'un autiste et que je comprends rien à ce qu'il m'a dit, j'ai donc laissé tomber l'option de lui soutirer des renseignements. De toutes manières, ce dernier ne m'inspire pas confiance alors je lui demande rien, je fais comme si je savais. Alors que j'en sais rien. Fucking perdu.

Imaginez Nico qui constate avec effarement que le bus traverse le poste frontière sans même ralentir, emporté par un courant d'air qui ridiculise les soi-disant importants problèmes frontaliers. Imaginez une pancarte "Bienvenue en Colombie" et une route qui file au travers des champs agricoles. Imaginez moi dans une position qui n'a pas changée, une gueule de perdu qui stresse, sursautant sans arrêt de gauche à droite à cause des cahots de la route, agrippant mes sacs et me demandant ce que je dois faire. Je me retrouve en Colombie et je n'ai aucun tampon sur mon passeport. En clair, je suis dans l'illégalité. Donc potentiellement dans la merde.

Imaginez Nico qui arrive enfin dans un terminal terrestre, bordélique, sale, avec des types qui courent derrière le bus pour être les premiers à proposer leurs services. Il se dit que sacrament, l'avion c'est quand même bien pratique. Il descend au moment où une passagère lui lance dans un souffle :

- Fais gaffe, c'est dangereux ici.

Et lui d'être seulement capable de répondre par un sourire foiré, tout en pensant :

- ...Ouais ! Ben écoute... c'est parfait. Au point où j'en suis, c'est exactement ce que j'avais besoin d'entendre..

Imaginez harcèlement de tas de types qui inspirent tous autant méfiance les uns que les autres. Imaginez moi leur répondre :

- Tranquilo, tranquilo !

Imaginez Nico cette nuit là, dans la gare routière de Cucuta, sans tampon d'entrée en Colombie sur son passeport, sans un Lonely Planet pour lui filer un coup de main, avec ce type manchot qui l'invite à changer ses Bolivars pour un bon prix et cet autre à la chemise dégueulasse qui veut le faire embarquer dans un bus pour Bogota. Imaginez les choses qui tournent dans sa tête, guidées par sa désorientation, faudrait peut-être qu'il retourne à la frontière tout de suite, bordel à cul, ou alors il y a un autre moyen de se faire légaliser. Imaginez moi me dire que mon ami Ricardo qui m'attend à Medellin, j'aimerais bien qu'il soit là pour m'aider.

Oh oui, on est tous d'accord, il en a de la chance de voyager comme ça, de profiter de la vie, de connaître plein d'endroits, hein ?

Sauf qu'à ce moment là, il ne discerne même pas l'ombre de l'ombre de cette chance...

Imaginez Nico qui se met un bon coup de pied au cul et qui se motive pour prendre le taureau par les cornes, allez, il dégage d'un revers de main les pouilleux qui feraient n'importe quoi pour lui soutirer un peu d'oseille, et s'enfonce dans le sommaire terminal de bus. Imaginez des tas de petits stands resserrés les uns contre les autres, formant une sorte d'inquiétant labyrinthe. Imaginez moi cherchant du regard un visage familier, un clone, un mec typé européen avec un gros sac à dos. Rien. Que des locaux. Bien évidemment, tout voyageur sensé possédant un guide de voyage va lire que Cucuta n'est pas propice pour y arriver de nuit.

Imaginez Nico qui va faire confiance à José, un rabatteur, parce qu'il n'a pas le choix. Imaginez une toute petite boutique qui change de l'argent, et un hôtel apparemment à quelques rues derrière le terminal, pas trop cher, et dans une zone que José qualifie de "pas dangereuse". Imaginez cet autre hôtel qui paraît propre, au loin, mais qui est selon José dans une rue dangereuse. Imaginez moi me dire que je ne vois pas comment ça peut paraître plus dangereux que les rues dégueulasses au travers desquelles je le suis.

Imaginez Nico, alors que sa montre indique 22h, se faire guider dans un quartier ultra-populaire jusqu'à un hôtel de passe. Imaginez des tarifs à l'heure, pour 3 heures ou une nuit complète. Imaginez moi fouillant mes fond de poches pour donner le pourboire réclamé par José, qui aura certainement un petit quelque chose de la part du réceptionniste pour m'avoir emmené jusqu'ici. Il est gentil, cependant.

Imaginez Nico qui pète la dalle et qui doit sortir se trouver à bouffer dans cet environnement qu'il juge pour le moins hostile. Imaginez la porte d'une chambre ouverte et une jeune et jolie demoiselle en petite culotte et soutien-gorge qui se balade à l'intérieur. Imaginez moi jeter un coup d'½il, retrouvant le sourire, jusqu'à ce qu'un énorme gars qui ressemblerait à s'y méprendre à Pablo Escobar, surgisse dans l'encadrement de la porte pour me lancer un regard de narco-trafiquant ayant perdu une part de son marché.

Imaginez Nico qui file illico sans se retourner, la gorge nouée par la peur de ramasser une balle dans le dos pour avoir osé poser les yeux sur la propriété du pire mafieux de Cucuta. Imaginez quelques bouis-bouis dans la rue, sans hygiène aucune et pas un sourire de la part des madames. Imaginez moi commander ce qu'il y a, c'est à dire une soupe puis du riz avec du poulet et un peu de salade.

Imaginez Nico qui patiente, sa bouteille d'eau à la main, tout en observant les allers et venues de plusieurs Colombiens visiblement saouls qui lui lancent des regards où se mêlent insistance et étonnement. Imaginez un repas avalé en 3 minutes et 46 secondes. Imaginez moi rentrer dans ma chambre, me passer la tête sous l'eau, allumer la télé pour couvrir le son de la voisine qui crie et fumer 15 cigarettes avant de m'endormir.

Vous en avez de l'imagination.


Tôt le lendemain matin, je retourne à la frontière, et le changement d'heure que j'ignorais fait bien les choses puisque je suis encore plus en avance que je ne le pensais. Mes sacs sont dans ma chambre, je me sens beaucoup plus libre de mes mouvements. Et malgré un contretemps à retirer de l'argent pour pouvoir payer la taxe de départ du Vénézuela, je repars satisfait de mon coup de tampon qui m'évitera du trouble en cas de vérification d'identité par des uniformes. Alors que je chemine sur le pont traversant le petit fleuve séparant les deux pays, j'aperçois un peu plus loin une scène originale :

En amont du fleuve, à 500 mètres, un groupe de personnes font passer des marchandises illégalement sur un radeau de fortune qui semble prendre l'eau.

Moi, je prends la poudre d'escampette dans un bus pour Medellin. Départ à 20h, 14h de trajet.

Le chemin va me faire manquer la capitale, mais je préfère privilégier la connaissance d'une famille que quelques jours dans Bogota. De toute façon, je n'ai pas beaucoup de temps, j'ai rendez-vous à Lima dans 22 jours.

Départ 21h, suite à une fouille carabinée des marchandises transportées par les passagers. Il y aura d'ailleurs ces deux femmes en pleurs qui se feront sortir du bus parce qu'elles avaient des sacs pleins d'articles considérés comme de la contrebande.

Il caille dans cet autobus, comme dans la plupart. L'air conditionné est à fond. Il y a tout au fond 5 jeunes de Cucuta qui se fument des joints à chaque pause du bus, ils ont tous des maillots de football rouge, la couleur de leur ville. Comme des petits voyous, je les vois réclamer de l'argent à un gars, qui va obéir et leur donner une pièce. Un peu plus tard, ils viennent me voir pour faire de même mais je leur répond que je n'ai rien. Ils pensent que je viens d'Argentine et m'indiquent qu'ils font le déplacement jusqu'à Medellín pour encourager leur club.

Gros changement avec les Vénézueliens qui ne connaissent rien au ballon rond, le sport le plus populaire étant le base-ball.

MEDELLIN

J'arrive à Medellín après 17h de bus, 3 de plus qu'annoncé. J'ai rien dormi de la nuit, je suis crevé, et Ricardo doit en avoir marre de m'attendre. Le terminal de bus est grand et super moderne, néanmoins. Nous nous trouvons enfin et je le suis dans le métro très moderne également, jusqu'à chez lui.

Ricardo est un Colombien venu rendre visite à son frère, vivant à Montréal et membre du groupe d'amis de mon amie Solenne, durant l'été 2009. Je l'avais rencontré pendant plusieurs soirées et il m'avait dit, comme il l'avait dit à tout le monde, que j'étais le bienvenue dans sa ville Medellín.

Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et un an plus tard me voilà à Medellín, gracieusement invité à séjourner une semaine au sein de sa famille.

1 semaine où je n'ai parlé qu'espagnol, hormis les 15 minutes avec un jeune Suisse rencontré dans le musée de l'aquarium, là où nous avons sculpté des fossiles.


Ricardo, une fois que je suis frais et dispo, m'emmène dans les hauteurs de Medellín via un téléphérique puis me propose d'aller au stade le soir même avec 2 amies à lui. Je ne sais même plus quand est la dernière fois où j'ai assisté à un "vrai" match de football (probablement un OL-Sedan, demi de coupe de France en 2008), mais j'ai compris pourquoi je ne m'en rappelais pas.

Grosse ambiance dans le stade : du côté du kop local tout de vert et blanc vêtu, les chants vont durer 90 minutes.

Nous sommes non loin des supporters adverses, une petite cinquantaine, dont les 5 du bus que je reconnais au milieu des autres et qui sont parmi les plus virulents.

Une vingtaine de policiers forment un triple rideau entre ce groupe de supporters et la deuxième tribune de supporters locaux. Et bien évidemment, comme dans bon nombre de stades de football dans le monde, il va y avoir de la provocation, des insultes, de la violence. Tout ce qui fait que ce magnifique sport devient une grossièreté. Déjà qu'il est fort abîmé par l'argent.

Énormément de consommateurs dans un stade. Des gens qui viennent et ne connaissent rien au football. Certains d'entre eux sont là uniquement pour voir un sport entre 2 équipes et seront contents si c'est celle de leur ville qui gagne. D'autres sont là uniquement pour clamer haut et fort que c'est mieux de porter une tunique verte qu'une tunique rouge.

Ils ne semblent pas connaître la profondeur du banc ou la notion de 4-3-3 avec un récupérateur, un relayeur et un meneur.

À la place, ils s'insultent, se montrent leurs maillots, s'envoient toutes sortes de projectiles par la gueule. Et boivent, bien entendu.

Les stades de foot, personnellement, j'ai mal au c½ur d'y aller. Supporter son équipe, c'est génial, mais devoir supporter les stupides consommateurs, ça gâche tout le plaisir.

L'équipe de Medellín va gagner sur un but dans les arrêts de jeu, ce que n'aurons pas eu le plaisir de voir les supporters adverses puisqu'ils se sont fait évacuer du stade à la 70ème minute, pour prévenir un mouvement de foule à leur encontre.


J'ai eu l'honneur de participer à un repas de la famille Echeverri chez la s½ur de Ricardo, qui habite une villa dans les alentours de Medellín. Un coin tranquille, reposant, où l'on prépare du San Coche, une sorte de pot-au-feu Colombien, pour fêter les 9 ans de Nicolas, neveu de Ricardo.

Pas très agréable de tourner la tête pour rien en répondant "si ?" à chaque fois que l'on entend son prénom...

J'y apprendrais qu'il y a dans la région certains arbres qui n'existent, apparemment, nul part ailleurs, et qui ont les feuilles dorées. Quand les conquistadors sont arrivés, il l'ont nommé "L'arbre au feuille d'argent", ou un truc dans ce goût là.

Je rencontre les amis de Ricardo, qui m'introduit en douce dans son université privée et sécurisée. Medellín est définitivement une ville moderne, et très agréable, malgré le centre-ville qui a une mauvaise réputation après 21h.

Je m'offre un caprice et paye bien trop cher une nouvelle coupe de cheveux à base de tresses. C'est correct mais pas solide et la première tombe au bout de 30 heures. Je parle de tresses, hein, pas de filles. Les autres suivront petit à petit, jusqu'à ce qu'il ne me reste quasi plus rien au Pérou, un peu plus tard. Un échec.

Alors qu'un jour, je décide d'aller visiter l'aquarium de la ville, je tombe sur une manifestation étudiante. Je m'arrête et prends quelques photos,puis un film, jusqu'à ce que deux personnes de la sécurité citadine, ne faisant pas partie des nombreuses personnes du corps de police présentes à proximité, viennent me voir pour me demander ce que je fais et exiger que je leur montre les photos. Ils ne m'obligeront pas à les effacer et une grosse pluie va faire cesser la protestation.

J'ai eu également l'honneur d'être invité chez la grand-mère maternelle de Ricardo. Par la même occasion, j'ai eu le plaisir de rencontrer la plus jeune de ses 3 s½urs ainées, qui est une splendeur.

Nous avons passés, lui et moi, une dernière soirée dans un bar y fue muy chistoso lo que se passa, de veras.

Fuimos buscando por un bar agradable, sube la llovia, hasta que llegamos en un lugar del cual no me accuerdo el nombre. Pero importa una pepina. Lo que es importante, es el pequeño papel que la mesera dio a Ricardo. Que lindo hombre, Ricardo ! El papel lo dice, con la firma de una chica que no quiere decir quien es. La mesera va a trabajar un poco mas como una cartera.

Y no todavia podemos saber quien es esta diversion. Reír a carcajadas fue el tema principale de esta noche. La cerveza el segundo...

Hasta que la chica joven que fue muy extravertida en el fondo del bar confessa su culpa de los papelitos. Despues, ella se asientó al lado de Ricardo y dejó su vaso de cerveza caer sobre su pantalon, tan borracha fue que mi amigo no quiso darla su numero de telefono.

Era muy divertido esta ultima noche entre 2 amigos...

Gracias para tu acogedor, Ricardo, no voy a olvidar !

Nos vemos cuando quieres, Francia o Montréal...

Saludos mi amigo !

Que te vayas muy bacano !


CALI

Il y a ce bus qui s'arrête à 1h du matin en haut d'une montagne suite à un problème technique. Il fait froid en altitude et je grelotte en attendant un autre bus. Il arrivera au bout de 4 clopes et 10 fois le titre "Cigarette" de Saez. Problème, tout le monde se rue à l'intérieur tel des bêtes et la seule place qu'on me propose est vraiment inconfortable. On me promets qu'un second bus va venir, je décide de patienter. Au moment où le premier s'en va, je me rappelle ne pas avoir récupéré mon sac qui a été mis directement en soute :

- ATTENDEEEEEEEEZZZZ !!

Le chauffeur avait le sourire en m'ouvrant le coffre, la vue de ce petit gars frigorifié gesticulant dans la lumière des phares devait être cocasse.

Voici enfin Cali, la capitale mondiale de la salsa.

L'auberge dans laquelle je loge est vraiment cool, pas très occupé, ce qui me permet de profiter d'un dortoir pour moi tout seul pendant tout mon séjour.

Je me fais pote avec 2 sympathiques Israéliens. À un moment, celui qui parlait un anglais accroché s'est excusé auprès de moi avant de converser en Hébreu avec l'autre. Première fois que je vois autant de courtoisie de la part d'un Israélien. Il a immédiatement atteint les sommets de mon estime, pour la peine.

L'autre, c'est Shiran, qui vient de l'Israel profonde. On en a eu des fous rires, pendant que je tentais de changer la corde que je venais de casser sur sa guitare, l'arrachant comme une brute tout en énonçant une théorie. Lui était plié en deux d'hallucination en essayant de rallumer un vieux pétard.

Ils sont drôles aussi, ces Israéliens, quand ils demandent des renseignements sur tel ou tel endroit, la question financière est la priorité :

- Is it expensive ?

Je peux pas m'empêcher d'avoir le sourire à chaque fois. J'ai même explosé de rire lors d'une discussion de avec Shiran, le genre de dialogue classique entre 2 voyageurs, à refaire le monde. Je lui parle de trouver une bonne place où se poser après en avoir vu plusieurs dans le monde et conclue par :

- ... Afin de te stabiliser un peu et... je sais pas... fonder un fo...

- Démarrer un business ! me coupe-t'il.

Je récupère enfin un guide de voyage pour l'Amérique du sud en l'échangeant contre celui d'Amérique centrale que je trimballais encore. Il manque la moitié des pays mais on fera avec... En tout cas il y a les 5 suivants que je compte faire.

J'ai beaucoup vadrouillé en taxi ou bus à Cali, fréquenté des espaces verts avec piscines, mangé des Arepas (nourriture ultra populaire de Colombie), visité des centres commerciaux ou encore un cinéma.

Et il faut bien admettre que les filles Colombiennes sont des créatures qui possèdent, pour la majorité, des proportions parfaites, en plus d'une grande diversité faciale.

Ceci s'explique génétiquement, par le mélange de différentes ethnies, mais également par le fait que bon nombre d'entre elles sont siliconées. Ceci daterait, selon Tatyana, de l'époque où les narcos-trafiquants faisaient la loi, étaient comme des rois dans un pays loin d'être une destination touristique prisée du fait de sa dangerosité. Les Colombiennes, obéissant aux fantasmes de ces nouveaux-riches-hors-la-loi, passaient sur le billard. Également un échappatoire pour elles par la possibilité de côtoyer un milieu beaucoup plus aisé.

Au fil des ans, la tradition est restée et se faire refaire les seins avec la graisse superflu des abdos est devenue une banalité.

Pas toutes. Tatyana, elle m'a dit que dans son cas, c'est non.


Dos dias en el aire

Mis ojos se vuelven al verde

Rapidamente, intensamente

El tiempo que passo es bacano

Pirate frente a sirena

Que canta la fuente

Del cual flue las despreocupaccionnes

De estas breves vacaccionnes

La hierba, pues, es verde en otros lugares

Eso hace mi felicidad

La barrera de la idioma, la verdad

Se abrió...

He probado una mango

 

Il est donc l'heure de quitter la Colombie, pays dont les gens m'auront laissés en souvenir une impressionnante démonstration de générosité.

Colombie, c'est le coup de canon de ce voyage.

Il me propulse en Équateur. Dans un bus. Encore et toujours.

J'en suis maintenant au point que quand je vois un bus, je vomis.

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Par ben
Le 12/10/2010 à 09:41:40
Yop la couille comment va ?

Même pas un plan foireux ni de coke, ni gros cigare dis moi tu as fait dans le soft en Colombie hihihi

Qui dit coup de canon dit pays a voir

merci de ces petites infos l'ancien grâce a toi tu construit mon futur carnet de route

a+ dans le bus l'ami
Par Nicodeloin
Le 13/10/2010 à 00:15:53
Non, par pitié, pas dans le bus....

Oui, la Colombie a été vraiment tranquille sur ces points là.
De par ma volonté d'ailleurs...

Je me fais moins curieux, probablement...

Colombie je te conseille, mec.

Bises l'ami.


Par Mich
Le 18/10/2010 à 11:53:34
Salut mon coco,

fidèle à toi même hein...

Ca à l'air génial tout ça.

A vrai dire ça me la coupe...

Grosse bise!
Par Nicodeloin
Le 20/10/2010 à 19:31:27
Salut mon vovo !

Je vais sérieusement me pencher sur la question de passer te voir d'ici 200 jours...

Toi coupé ?
Etonnant !

Bises !


Par Guillaume
Le 20/10/2010 à 19:24:08
Colombia,

c'est vraiment comme on nous l'avais dit!!

Tu a pas eu de problème pour la frontiere,
c'est bien!!!

Bises a bientôt
Par Nicodeloin
Le 20/10/2010 à 19:33:31
Les gens sont supers là bas !

Bises frérot !



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