C'est pas l'Pérou !

25/10/2010 - Pays : Pérou - Imprimer ce message

Texte rédigé à partir des impressions écrites de Renaud.


Autoroute Jean Lesage, Montréal, Québec, vendredi 10 septembre. 9:20.

Renaud est dans le char de Christian, en direction de l'aéroport. Il n'arrête pas de parler, légèrement stressé. Christian conduit, l'écoute et répond de temps en temps, le coeur un petit peu serré à l'idée qu'il ne reverra pas son chum avant 3 bonnes semaines.

  • Rejoindre Nico en voyage, c'est beaucoup d'incertitudes.

  • Ah.

  • Va t-il être là ? C'est pas qu'on lui fait pas confiance, c'est juste qu'on le connait et qu'on sait qu'il bouge beaucoup et qu'il a toujours LA meilleure raison du monde d'être ''quelque peu'' en retard.

  • Il t'a pourtant promis d'arriver avant toi...

  • Oui, mais va t-il rester tout au long du voyage avec moi ? C'est pas qu'il soit du style à te planter là, c'est juste qu'il y a souvent un super putain de bon plan ailleurs et qu'il se DOIT d'y être.

  • Ben là, au pire, tu t'rends avec lui.

  • Ah ouais, et si ses bons plans sont des tournées de bars où l'activité principale de notre voyage sera de se saouler la gueule en compagnie de pleins de péruviennes ?

  • ...

  • J'veux dire, l'idée qu'il a de s'amuser avec des péruviennes et mon idée sont quelque peu différente, et tu es bien placé pour le savoir.

  • Meyzan...

  • Autre chose, va-t'il créer une pénurie de toilettes fonctionnelles partout où on ira se poser ?

  • Eille, justement, tu te poses trop de questions.

  • C'est normal, ce sont mes seules vacances de l'année, et je m'en remets à lui pendant 3 semaines. Sûr que je veuille savoir si ça va être un bon voyage.

  • On est arrivés.

  • Surtout qu'il m'a écrit un mail, y'a trois jours, il m'a fait une de ses blagues à la Nico, comme quoi il annulait tout. Le salaud, l'arrêt cardiaque qu'il m'a fait faire. Puis à la fin du texte, y'a genre une petite phrase qui dit que c'est une joke et qu'il m'attend.

  • Un bec ?

  • Un bec. À dans 3 semaines, même endroit.


Gare routière Olturna, Lima, Pérou, Vendredi 10 septembre. 13:31.

Nico dit :

  • Taxi, au Sherraton, s'il vous plaît.

Le taxi a l'air d'avoir mal compris. Il le lui répète.

Ce soir, exceptionnellement, il descend au Sherraton, un établissement hôtelier de luxe.

Parce que Sherraton et Westin appartiennent à la même chaîne et Renaud y a un prix spécial.


Hôtel Sherraton, Lima, Pérou, Samedi 11 septembre, 00:56.

Renaud débarque de la voiture de Javier, ancien coloc d'une amie à lui, venu le chercher à l'aéroport. Il l'invite à partager un repas dans sa maison le lendemain soir.

Nico se présente à leurs côtés, Renaud lui fait un énorme sourire et le prend dans ses bras, heureux que son ami ait fait honneur à leur amitié et non à sa réputation. Ils iront célébrer leurs retrouvailles avec un verre de "pisco sour" et des clopes au bar très chic de l'hôtel.


Chambre du Sherraton, Lima, Pérou, Samedi 11 septembre, 02:35.

Chacun sur leurs lits, en sous-vêtements, ils discutent de leur très bonne amie commune Marianne, jusqu'à ce que Renaud se moque des tresses de Nico qui ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes :


  • Et c'est pour quoi faire, ces cheveux ? Tu tentes désespérement de remettre à la mode les années 90, à l'heure des communications ?

     

Nico arrache une tresse et joint le geste à la parole :

  • C'est pour te les envoyer dans la face !

La bataille de cheveux fera rage jusqu'à temps qu'ils en manquent, puis surtout que Nico décide, dans toute son ingéniosité, d'ouvrir une fiole d'échantillon de shampooing. Le jet atteind l'oeil et la bouche de Renaud, qui se fige instantanément dans une position légèrement efféminée, les deux bras écartés, une mèche de faux cheveux dans la main droite et le visage horrifié :

  • Crisse, t'es donc bin toujours un estie de colon !

  • Ha ha ha !

  • Y'a pas à dire, avec une bonne idée comme ça, t'es un artiste.

Nico rira de bon coeur jusqu'à ce que les deux s'endorment. Il a raison de rire parce qu'il aura un peu plus de mal le lendemain, suite au Check-out.


Réception du Sherraton, Lima, Pérou, Samedi 11 septembre, 11:03.

Nico fait une face éttonné puis meurtri lors de la lecture de la facture des extras, qui se monte à 205 US$ d'appels télephoniques. Son coeur fait un bond dans sa poitrine, descend jusque dans sa cuisse et a du mal à remonter. Il s'accroche au comptoir, tentant de garder le sourire.

Renaud l'interpelle :

  • Oh, t'as foutu quoi avec le télephone de ma chambre ?

  • ... j'ai appelé une fille.

  • Ton ex ?

  • Mon ex.

  • Je te l'ai dis que tu devais te faire homo, tu ferais moins de conneries.

Et il se prend à rire en tabarnak.

Nico se met à jouer de la batterie sur le comptoir en chantonnant :

  • Je vais payer 200 piasses... pour un appel télephonique... qui ailleurs m'en aurait coûté... 30 au grand maximum... mais je dois positiver...

Puis rugit :

  • Putain, tu m'aurais enculé que ça m'aurait fait moins mal !

Renaud explose de rire, ravi de l'idée :

  • Mais t'es trop con, tu sais pas que les hôtels y s'font des marges de crisses de voleurs sur le phoning ?

Nico se cache, tout honteux :

  • J'ai oublié... j'ai été impulsif.

Renaud utilise sa connaissance de superviseur en hôtellerie pour faire descendre la note qui se chiffrera quand même à 190 dollars. Nico, qui pense déjà à ne pas perdre la facture qui restera un trophée de sa connerie, facture que bien évidemment il perdra par la suite, dit :

  • Merci pour ton discount et bravo pour ton poste.

  • Ben justement on va en jaser de ma job, t'en fais pas. Tu veux manger quoi ?

  • Manger, qui signifie dépenser, ne fait plus partie de mon vocabulaire pour les prochaines 24 heures. Le choc financier est trop important.

Ils mangeront, bien entendu, et ajouteront à ce plaisir de la vie un tout autre : Une partie de tennis dans le quartier Miraflores de Lima.


Terrain de tennis sur le Malecon, Lima, Pérou, Samedi 11 septembre. 16:51

Ils jouent sur un terrain au bord d'une falaise avec vue sur le Pacifique et le coucher de soleil. Renaud, qui essaye de se convaincre qu'il a gagné la plupart des sets, s'exclame :

  • Honnêtement, c'est génial !

  • Ouais, vu qu'on est à peu près aussi maladroit l'un que l'autre, ça le fait bien.

  • T'as des bons coups droit. Ça doit être la branlette.

  • Ma drogue c'est le sport, et si j'en fais pas, je crois je suis mort.

  • C'est de qui ça ?

  • Un petit groupe local de vers chez moi. Le sport peut être une philosophie de vie. Moi, la pratique me rend heureux. Heureux, tu imagines ? Et j'pense qu'une licence à l'année ici vaut... 190 dolars fucking grand max !

  • Arrêtes de brailler là dessus, c'est fait et en plus ça va peut-être porter ses fruits.

  • Possible, mais il y a comme un ver dans la pomme.


Maison des parents de Javier, rue Elias Aguire, Lima, Pérou, Samedi 11 septembre. 22:40.

Ils ne se doutaient pas atterir en pleine réception familliale, avec quasi uniquement des vieilles personnes, des tantes qui resteront assises tout au long de la soirée, des oncles qui vont pisser avec leurs cannes. Renaud ne se sent pas super à l'aise car il ne peut vraiment communiquer. Nico, pour briser la glace, parle des situations politico-économiques de plein de pays d'amérique latines avec les différents gens de la place. La discussion tourne bien entendu autour du "terrorisme" qui a sévit au Pérou dans les années 80 au nom du "Sendero Luminoso", le Sentier Lumineux, qui a été le grand acteur de la guérilla contre le gouvernement d'Alan Garcia Pérez, qui brigue en ce moment même un second mandat.

Renaud vient demander une cigarette à son pote et lui avoue :

  • Ton espagnol est ex-ce-llent !

  • Pardon ?

  • Je dis que ton espagnol est très bon.

  • Tu... peux répéter encore, s'il te plaît ? Mais un peu plus fort.

  • L'espagnol, couillon, tu le parles bien.

  • Otra vez, por fav'...

  • Tabarnak, tu m'niaises-tu ou quoi ?

  • Non, j'ai juste envie que tu le spécifies beaucoup. Merci !

  • Mais c'est vrai, en tout cas. Par contre... ton accent en Anglais il est toujours aussi pitoyable !

  • Yes, but it's a weapon, mate.

  • Bon, tu sais quoi, j'penses qu'on devrait se barrer maintenant.

  • Hein ! Tu plaisantes ?

  • Non, je te jures, j'ai comme l'impression que tout le monde se demande ce qu'on fout là. Je préfères qu'on décrisse.

  • Ce qu'on fait là, c'est simple, on va bouffer de leur truc typique qui est un cochon entier cuit dans une caisse chinoise.

  • Justement, je te dis, il faut qu'on sacre notre camp avant qu'ils servent la salade de pommes de terres !

  • Mais arrêtes, tu te fais des idées totalement paranoïaques ! Le seul truc qui me fera partir, c'est de boucher les chiottes. Et ça n'arrivera pas avant le repas vu que j'ai le ventre vide.

  • Mais toi tu te rends compte de rien parce que tu fais rire tout le monde, t'es vraiment le centre de l'attention.

  • Boah....

  • Tandis que moi, on se demande ce que je fous là parce que je ne parle pas espagnol ou presque.

  • C'est bon, on se casse après le dessert, ok ?

  • ... Mouais... Heureusement que j'ai de l'alcool et des clopes pour passer une super soirée.


Gare routière Ormeño, Lima, Pérou, Lundi 13 septembre. 15:44.

Ils attendent tous les deux que le bus arrive. Il a déjà 2h30 de retard et il n'est même pas possible d'obtenir une compensation de la part de la compagnie. Nico râle :

  • J'te l'avais dit qu'on aurait du quitter demain...

  • Mais non... Lima c'est cool, mais particulièrement pollué. Tu sens qu'après trois jours, t'as fais le tour.

  • Là, ça va nous faire arriver à 23 h à Nazca. C'est emmerdant.

  • Ma pote Maria elle m'a dit que c'est une habitude les retards. Faut pas être pressé dans ce pays.


Avenue De Los Incas, Nazca, Pérou, Lundi 13 septembre, 23:12

Ils marchent jusqu'à un hôtel situé non loin, selon le plan qu'ils ont. Ils n'ont pas de réservation et crèvent de faim. Un inconnu s'approche et les interpelle.

Renaud se met à penser :

  • Super, il va peut-être nous manquer un rein chacun dans une demi-heure.


Il ne comprend pas trop le dialogue engagé entre les deux autres mais fait confiance à son ami, tout en restant très froid envers cet inconnu.

Il sera soulagé de voir que Nico fait rire ce mystérieux homme qui les accompagne jusqu'à l'hôtel en prétendant y travailler. Ils pourront, 15 minutes plus tard, commander une énorme pizza après avoir laissés leurs affaires dans une chambre. Leurs 2 reins sont toujours bien en place.


Les lignes de Nazca, Nazca, Pérou, Mardi 14 septembre 2010, 12:37

Ils sont au sommet d'un mirador, une sorte de tour de contrôle d'à peine 20 mètres de haut. Ils voient des petits avions qui survolent le site. Nico commente :

  • Cool, ces deux dessins.

  • Ouais, bof, ça reste des lignes. L'histoire est intéressante, mais mieux vaut aller la lire sur Wikipédia, c'est de l'argent de sauvé. Et si je veux voir des lignes dans le sable, j'en fais sur la plage.

  • Wahou, je t'ai déteins dessus en à peine quelques jours !

  • Non mais c'est vrai, une ligne, c't'une ligne. Mais bon, il y a quand même ce dessin du shaman qui est quelque peu divertissant.

  • C'est pas un shaman, c'est un extra-terrestre, j'en suis convaincu.

  • Mouais. Bon, on rentre, tu regardes ton match de Lyon...

  • ... Et on part sur Aréquipa dans la foulée.


Rue Jerusalen, Arequipa, Pérou, 15 septembre, 13:23.

Renaud et Nico tournent dans la ville, à la recherche d'un endroit où faire réparer un disque dur.

Nico traîne la patte, suite au manque de sommeil :

  • Marches moins vite, je peux pas te suivre..

  • Attends, j'ai pas que ça à foutre, faut que je rentabilise mes vacances !

  • Ouais, mais je suis crevé.

  • Le bus de nuit, ce fut ton idée je te rappelle. Pour sauver de l'argent.

  • Mais j'ai rien dormi dans ce putain d'autobus ! J'ai pu t'entendre ronfler et péter toute la nuit !

  • First, c'est toi qui pètes. Et segundo, je conseillerais à tout le monde de ne plus jamais t'écouter sur tes bus de nuit. Putain, qu'est ce que tu chiales depuis ce matin !

  • Hé, oh, mon petit père, je te signale que ça fait fuckin 5 mois que je me tape le cul sur des sièges de bus ! J'ai fait des miliers de câlices de bornes, posé comme une merde tordue, à attendre impatiemment l'arrivée à destination ! Il est donc légitime que j'ouvre ma gueule pour dire que OUI, J'EN AI RAS LE CUL DES BUS, que j'arrive pas à dormir dedans et qu'il me faut une journée pour récupérer. Merde !

  • Bonne fête, by the way.

  • Merci.


Rue San José, Aréquipa, Pérou, Mercredi 15 septembre, 21:46

Renaud tient à fêter dignement l'anniversaire de son ami et l'invite donc dans un restaurant assez luxueux, avec des serveurs qui se tiennent droit comme des "I", les mains jointes derrière le dos, qui sont aux petits soins et ultras polis. Nico ne se sent vraiment pas dans son élément et déplore une offrande qu'il ne juge pas mériter, lui qui s'en fiche des anniversaires :

  • C'est trop chic pour moi ici.

  • Silence, c'est moi qui paye.

  • Ben justement, ça me gène... En plus, regardes pas tout de suite, mais je sens que les serveurs là-bas en face, ils se foutent de nos gueules...

  • T'es un parano.

  • Je te jures, ils doivent se dire qu'on est sapés comme des clodos...

  • Bon, allez, tu choisis quoi ?

  • Moi ? Un verre d'eau.

  • Shut up... y'a du Cuy, du cochon d'inde. Tu m'as dit que tu voulais goûter. Prends donc ça !

  • T'as vu les prix, c'est malade ! Je peux pas, c'est l'équivalent d'une vingtaine de repas dans des "Almuerzo Popular". De toute façon, j'ai encore le paté que mon pote m'avait ramené en travers de l'estomac.

  • C'est normal, tu t'es goinfré comme un porc ! Et arrêtes de pas vouloir dépenser ton argent. Bien manger, c'est important.

  • Alors d'abord, la plupart du temps j'en ai rien à cirer de ce que je bouffe. Dans mon cas, la nourriture est faite pour me nourrir quand j'ai faim, pas pour la déguster. C'est comme ça que je suis. Alors à ce moment là, pourquoi je payerais des prix de touristes alors que dans des petits boui-bouis cradingues je peux avoir de la bouffe qui me satisfait amplement pour l'équivalent de 2 dollars ?!!

  • Mouais... mais ils lavent les légumes avec leur eau du robinet.

  • Mon corps est habitué. Et en plus je vois pas des gueules de touristes, je suis au milieu des locaux. C'est parfait. La gastronomie n'est pas une passion parce que j'ai plus de place à cause des autres.

  • Je vais prendre des Rellenos-je sais pas quoi.

  • ... Je vais défoncer un fuckin' cochon d'inde.


Rue San José, Aréquipa, Pérou, Mercredi 15 septembre, 22:54

Renaud s'en va aux toilettes et passe voir la maître d'hôtel pour lui demander une faveur en raison de l'occasion. La maître d'hôtel accepte et Renaud s'en retourne à la table, gardant le secret :

  • Alors, tu l'as aimé ton cuy-cuy ?

  • Ouais. Mais je suis un peu déçu parce que j'en voulais un crevé, avec les 4 fers en l'air dans l'assiette.

Renaud explose de rire. Nico continue :

  • Là, c'était tellement raffiné que ça aurait pu être n'importe quoi ces tranches de viande. Déjà que ça goûte pas mal comme le poulet.

  • T'es incroyable...

  • Mais je te rassures, c'était super bon. Du moins, j'ai plus faim.

  • Allez viens, on va se boire notre café Bailey's au bar, comme ça on pourra s'en fumer une.

Ils sirotent leurs digestifs en discutant de l'ayahuasca, Renaud tentant vainement de dissuader Nico à l'essayer. Soudain, quelques lumières s'éteignent au dessus du bar. Ils lèvent tous deux la tête puis reprennent leur dialogue. Dans la foulée, les quelques serveurs présents plus la maître d'hôtel se réunissent et apportent un morceau de gateau au chocolat en chantant "Happy Birthday". Nico est stupéfait puis rapidement mal à l'aise. Une fois la sérénade terminée, il annonce :

  • Merci, mais ce n'est pas mon anniversaire...

Le regard de la maître d'hôtel sur Renaud est sans équivoque : Il signifie que ça ne la fait pas rire de faire tout un cinéma pour rien du tout et que s'il veut une part de dessert, il n'a tout simplement qu'à se l'acheter. Renaud, bien entendu, répliquera avec insistance, que si si, c'est bien l'anniversaire de son pote, mais qu'il est juste un peu trop saoul pour s'en rappeler.

Nico remerciera plusieurs fois Renaud de cette belle attention, sur le chemin du retour. Il n'a bien entendu plus l'habitude qu'on prenne autant soin de lui depuis un certain temps :

  • Non, sérieux Renaud, mille mercis. Très chic de ta part. En plus je me souviens même pas de la dernière fois où j'ai soufflé une bougie.

  • Fait plaisir... Mais bon, t'es quand même gossant parfois ! Pour ton anniveraire, je t'invite dans un resto super classe, tu dis que tu es pas à l'aise, avec de la bouffe qui ne te comble pas, qui m'a coutée la totale et en sus j'ai été obligé de laisser un pourboire de malade parce qu'on m'a pris pour le connard qui invente des événements en vue de gratter de la bouffe gratuite... Morale de l'histoire, ta prochaine fête, je t'invite chez Commensal et je le dis à personne.

  • Hmmm, Commensal... sussure Nico avec des yeux de merlant frit.

  • Ouais, n'empêche que t...

  • Rappelles moi le nombre de fois où je t'ai fait éclater de rire depuis que tu es au Pérou ? Je sais pas si ça c'est compatible avec quelqu'un de "gossant"...


Rue Santa Marta, Aréquipa, Pérou, Vendredi 17 septembre, 22:13

On prend les mêmes et on recommence. Ils sont attablés dans un restaurant Mexicain et discutent de cette jolie ville d'Aréquipa. Elle est la deuxième cité la plus peuplée du Pérou.

  • Donc plein de Péruviennes, remarque ironiquement Renaud. Super...

  • J'avais rencontré un Suisse à Caracas, qui m'avait dit qu'il fallait bien fouiller pour trouver des jolies Péruviennes. C'est totalement faux.

  • Au temps des Incas, ils les sacrifiaient les jolies Péruviennes. Comme Juanita, qu'on a vu aujourd'hui.

  • La pauvre petite fillette de 12 ans conservée dans la glace pendant 5 siècles...

  • Oui, la Princesse de glace, qu'on a emmené à plus de 6288 mètres d'altitude et à qui on a mis un coup de sceptre sur le côté du crâne. Tout ça parce qu'il n'y avait pas eu assez de pluie pendant un mois et que du coup, ils pensaient que les Dieux étaient en colère.

  • Je crois que c'était plutôt pour prévenir les catastrophes naturelles. Mais bon, le résultat est le même. À noter qu'il la gavait de feuilles de coca.

  • C'était soit-disant un honneur pour la famille de voir son enfant se faire sacrifier. Étrange.

Deux Péruviennes les abordent et viennent s'asseoir à leurs tables. Elles sont éméchées, surtout une qui raconte toujours la même chose et vraiment trop fort. Renaud partira, agacé, laissant Nico seul se dépètrer avec ces 2 énergumènes.


Dans un bus de la compagnie Civa, Route Nationale 3, Pérou, Samedi 18 septembre, 15:32

Ce bus rallie Aréquipa à Cusco en 9 heures, il est plein, des gens sont même debouts dans l'allée. Il passe par Juliaca, une ville pauvre, poussièreuse et pas sexy pour un sous. Ils ont tous deux des démangeaisons dans le nez à cause des fenêtres qui laissent entrer la poussière, et puis, il faut bien le préciser, à cause de l'odeur des ruraux aux fringues dégueulasses et à l'hygiène plus que limitée. Celà dit, le ticket coûte 25 Soles, l'équivalent de 8 dollars. Renaud souffle :

  • Ça pue, là ! C'est-tu toi ?

  • Non, pas cette fois. Je pense que ce sont les gens qui viennent de monter.

  • Sacrament, ils se lavent pas ou bien !

  • Je t'avais dis qu'on allait en chier.

  • Ouais, ben si j'ai voulu qu'on prenne un bus de jour, c'était pour pas me taper tout ton "chialage" d'une nuit blanche une deuxième fois. Quitte à ce qu'on doive payer une nuit d'auberge en plus.

  • De toutes façons, la téletransportation, y'a que ça de vrai.

  • Mais tu "skipperais" les magnifiques paysages auxquels on a droit en ce moment même.

  • ....Tiens, toi tu vas pas "skipper" celui-là... Et là j'assume, l'odeur c'est moi.



Rue Suecia, Cusco, Pérou, Samedi 18 septembre, 19:30

Ils arpentent les rues de cette jolie ville en altitude qu'est Cusco. L'atmosphère est excellente par ici, malgré les sollicitations incessantes à la consommation, justifiant le titre de "ville la plus touristique du pays". Renaud déclare :

  • Ayoye, je la savais touristique, mais je m'imaginais pas à ce point.

  • Grave. Pas 15 secondes avant que quelqu'un n'arrive pour te vendre des trucs : Colliers, tuques, foulards ou peintures.

  • Mais toi, aussi, t'es long en crisse !

  • T'en sais rien, tu m'a jamais vu à poil.

  • Non, j'veux dire, tu réponds à tout le monde des "non merci, bla bla bla, nous en avons déjà, bla bla bla, bonne nuit".

  • C'est de la politesse.

  • Ta politesse pour l'être humain elle est bien brave, mais putain, faire une rue, c'est long. J'veux dire, je ne sous-estime personne, mais de là à répondre à tout le monde. M'enfin.

  • Ben ouais mais y'a tellement de gens qui passent sans même les regarder qu'un peu de considération doit leur faire plaisir.

  • Non, ce qui leur ferait plaisir c'est que tu leur lâche 10 soles pour une de leurs babioles.

  • Pas demain la veille.


Place centrale, Pisac, Pérou, Lundi 20 septembre, 13:49

Nico et Renaud, les 2 touristes francophones, ont fait la connaissance de Mégane, jeune Australienne en provenance de Tasmanie. Grâce à Renaud, bien entendu, lui qui est beaucoup plus proche en amitié avec le sexe féminin qu'avec le masculin. Les 3 sont dans Pisac, un petit village tout ce qu'il y a de plus tranquille et charmant. Les clichés se prennent par dizaines alors qu'ils réflechissent à ce qu'ils leurs plairaient de manger, dans ce pays considéré par Antonio Brack Egg comme « l'un des plus importants de la planète Terre, par la grande richesse de ses ressources naturelles et sa contribution au bien-être du monde. » Il rajoute même que : « Sans lui, le monde serait pauvre et famélique. » Mégane parle :

  • La gastronomie péruvienne est parmi les plus diversifiés au monde et équivaut la cuisine française, chinoise et hindoue.

  • Ah ouais ? Répond Nico sceptique

  • Le Pérou est considéré comme le plus grand centre génétique du monde pour la pomme de terre, avec environ 2500 espèces. Y'en a de la chips, ici, commente Renaud.

  • Les Espagnols l'ont ramené de ce pays, en compagnie de la tomate, alors que ces deux légumes sont devenus la base alimentaire de beaucoup de peuples, continue Mégane.

  • Respect au Pérou alors. Je retiendrais le Pisco, la boisson nationale, dans leur gastronomie. C'est comme une sorte de brandy.

  • Moi c'est Inca Kola, la boisson gazeuse jaune et sucrée avec un goût de chewing-gum. Originaire du Pérou et très populaire.

  • Well, c'est le cuy ou guinea pig ou cochon d'inde qui m'intrigue. Ça fait très longtemps qu'il est apprécié des anciens péruviens.

  • Le cobaye est toujours un plat réputé dans la cuisine péruvienne, où plusieurs millions de cuyes sont consommés annuellement.

  • Et tu te rappelles, Nico, dans la cathédrale de Cusco ? La représentation picturale de la Cène ? Sa présence dans la culture populaire locale est telle que c'est un plat de cobaye qui est servi aux apôtres de Jésus.

  • Avec du riz, d'ailleurs. C'est l'aliment qui accompagne presque tous les plats.

  • Je veux du "ceviche", mais lequel ? Le mélange de poissons; avec une seule sorte de poisson ou avec des coquillages ?

  • Moi des "papas a la huancaina", les pommes de terre avec une sauce au fromage blanc et au piment.

  • Anyway guys, je sens qu'on va seulement trouver du "pollo a la brasa", le poulet grillé sous la cendre et livré avec frites, salade et crèmes diverses.

  • Pour changer. Parce qu'on en a bouffé de ce poulet éviscéré mariné dans une marinade qui comprend différents ingrédients, c'est l'un des aliments les plus consommés dans ce pays.


Campement de la Playa, Salkantay Trek, Pérou, Mercredi 22 septembre, 19:05

Renaud vient voir Nico qui range ses affaires dans la tente qu'ils partagent pour la troisième nuit consécutive, et lui raconte sur le ton de la confidence :

  • Oh putain mec, tu sais ce que je viens de voir ?

  • Dis voir ?

  • Le gros Allemand, tout à l'heure tu l'as vu se balader en slip de bain entre les tentes de camping ?

  • Ouais, d'ailleurs tout le monde l'a vu, sauf toi qui prenait ta douche en chaussettes...!

  • Câlice, t'aurais vu comme c'était pas clean le sol ! Bref, je suis passé devant la tente de l'Allemand et je l'ai vu à l'intérieur, l'entrée était toute ouverte, et lui avait les jambes écartées.

  • Hein ?!

  • Il était couché sur le dos et... il se branlait !

  • Tab ! Le pédéraste...

  • Ouais, et en plus je l'ai entendu qui murmurait : "Nicoooo.... Nicooo... Ni..." Ha ha ha ha !!!

  • Ah ouais, très fun. Très fun... Très smart aussi. Ah, qu'est ce qu'on rigole pendant ce trek ! J'pense que tu prends tes désirs pour des réalités.

  • Béh lô, ça aurait été possible.

  • Oui, si ça aurait été Jags ça ne m'aurait pas étonné.

  • Hé, tu la touches pas Jags ! Elle est trop pure pour une petite salope comme toi.

  • Je te promets... que j'insisterais pas.

  • Ha ha ha, t'es trop con. En attendant c'est ce qui rend ce trek un minimum attrayant, cette pitoune.

  • Tu te rappelles quand on chattait sur le net et que j'étais pas convaincu pour venir avec toi faire cette rando de touristes ? Je te le disais que ça valait pas le coup.

  • J'avoue. 400$ pour marcher toute la journée et dormir dans des tentes, c'est n'importe quoi. J'assume, c'est mon idée et pas la meilleure.

  • 400 $, c'est même pas le vrai prix, parce qu'après faut les "tipper" les gugusses.

  • C'est clair, quand les porteurs quittent, quand les cuisiniers quittent et quand le guide quitte, ils s'attendent à recevoir du pourboire pour bons services rendus. Aweille, crache le cash la vache parce qu'en plus, selon les postes, les pourboires augmentent.

  • De toute façon c'est trop tard, moi je me plains plus, je l'ai assez fais à partir du moment où j'ai accepté. Et Marianne qui me qualifiait "d'ami Français cheap" ! Alors que j'avais raison.

  • Heureusement qu'on a rencontré cette Indo-Britannique, qu'on trouves tous les deux très charmante mais pour des raisons différentes.

  • Allez, viens prendre ta rouste aux échecs, puis demain on se tape le Macchu Picchu.

  • Vaut mieux y aller en train, ca revient beaucoup moins cher. Hé Nico, on n'en dit pas plus sur ce trek ?

  • T'inquiètes, le prochain message portera là-dessus.


Hotel WalkOn Inn, Cusco, Pérou, Samedi 25 septembre, 05:45

Renaud entend un bruit de liquide, dans son sommeil. Il se réveille un peu, s'imaginant une bouteille d'eau qui se déverse sur le sol. Peut-être la sienne. Il se tourne et constate que A, occupant le lit d'à côté, est assis, la bite à l'air, en train de se vider sur le parquet. A est Danois et voyage avec un autre Danois B, ainsi qu'un Français, C.

  • Normal, se dit Renaud en se frottant les yeux pour être sûr de ne pas réver.

Il l'interpelle mais A ne bronche pas.

Il entend B, qui vient de se réveiller, rigoler comme un vieux paqueté à la vue de cette scène. Renaud hausse le ton :

  • Dude !! You're pissing on the floor !

A lève un peu la tête, il est à moitié conscient. B se marre toujours. Renaud, outré, s'en prend à lui :

  • Do fuckin' something, you !

     

A termine, secoue ses 5 dernières gouttes et s'enroule dans ses couvertures. B se rendort, le spectacle est terminé. Renaud hallucine, il entend Nico qui ronfle, sûrement qu'il a passé 2 heures sur son PC, alors il ne le réveillera pas. Il se lève et va toquer à la réception pour rapporter les évènements au veilleur de nuit. Celui-ci, la tête dans le cirage, va venir faire semblant de passer la serpillière, alors que Renaud l'exorgue à donner une sanction irrévocable au fautif.

Il est bien trop énervé pour dormir et ne se recouchera pas. C'est 2 heures plus tard qu'il réveillera Nico. Aujourd'hui est leur dernière journée ensemble, il faut donc la mettre à profit :

  • Tu veux un thé avec des toasts ?

  • ... gueeeuuu... ?

  • Par contre fais gaffe quand tu descend, y'a l'autre cave dans ce lit là qui a pissé sur le sol pendant la nuit.

  • ...mmfff... c'est pas moi...

  • Je vais me plaindre à la réception, mais j'ai besoin de toi pour traduire.

     

Nico émerge doucement, puis saute du lit haut superposé qu'il occupe. Son pied droit aterrit dans du liquide et il manque de glisser. Il pousse un sacre et allume la lumière, réveillant les 3 autres occupant du dortoir. Il scrute le sol pour vérifier l'ampleur des dégats, se souciant de ses sacs posés à terre. Le troisième gars, C, lui demande ce qu'il fait en se frottant les yeux. Nico répond :

  • Y'a l'autre débile qui a pissé par terre, check ça, c'est fuckin'jaune !

  • Ah...

  • Je te jures si mes sacs sont humides, je le défonce.

  • Ah.

Les sacs n'ont rien, il va se laver les pieds et rejoindre Renaud à la réception. Les filles de l'accueil sont trop gentilles et il semble que l'entrée d'argent importe plus que les règles de conduite. A s'en tirera sans même une remontrance mais Nico lui ordonnera de nettoyer en lui envoyant le balai-serpillière aux pieds.

Au final, A pourra même revenir quelques jours plus tard, et surtout s'est excusé, semblant être un chic type qui s'est juste loupé dans la gestion de sa consommation d'alcool.


Aéroport de Cusco, Cusco, Pérou, Dimanche 26 septembre, 07:45

Le moment du départ de Renaud est arrivé. Il s'en retourne sur Lima puis dans 36 heures, il quittera le Pérou pour rejoindre Montréal. Les deux sont bien conscients qu'un vide va se faire sentir.

Renaud déplore que ces 16 jours sont passés beaucoup trop vite : 

  • Même si l'on doit être reconnaissant, car ce n'est pas toujours possible, d'avoir au moins eu ce temps pour revoir un ami que l'on n'avait pas vu depuis longtemps, ce n'est pas suffisant...

  • Bah t'as qu'à pas rentrer. Viens faire l'ayahuasca avec moi.

  • Ton truc de shooté, tu rigoles...!

  • C'est pas un truc de shooté, c'est juste que c'est pas un truc de pédé.

  • En tout cas, merci mon ami pour le voyage qu'on a vécu ensemble. Il fait définitivement parti de mes très bons souvenirs dont je me rapellerais toujours.

  • Clairement, j'ai kiffé voyager avec toi : T'es quasi jamais chiant, sauf quand je parle aux filles, tu me préparais du thé en permanence et en plus tu m'as donné ta veste que je vais porter un bon bout de temps !

  • Merci d'avoir appris l'espagnol, je n'aurais pas passé un aussi bon voyage sans l'interprète hors-pair que tu es.

  • Oh bah tu sais, j'avais pas le choix de l'apprendre. D'ailleurs j'ai pas mal perdu à force de parler Français-Québecois pendant tout ce temps.

  • Merci de m'avoir défendu auprès du p'tit vieux qui pensait que j'allais fumer dans le bus, même si je doute qu'il m'aurait cassé la gueule, ça aurait pu être complexe de me faire comprendre.

  • J'pensais que tu allais plutôt me remercier d'avoir durement demandé au cireur de chaussures s'il avait un problème après qu'il ai imité devant toi une démarche efféminée.

  • Non, ta gueule, ça je veux pas que ça se sache.

  • Bon, alors merci à toi d'avoir été si génereux, de m'avoir supporté et de m'avoir laissé gagner aux darts, aux chess et au...

  • Ouais, stop, à moi... Merci de m'avoir emmené dans des restos qui valait 1 piasse 50, dont je n'aurais jamais osé m'aventurer mais qui m'ont fait découvrir des choses, incluant le fait que j'ai trop de préjugés.

  • Merci à toi de m'avoir fait complètement tomber les miens et par conséquent d'ètre mon premier ami homosexuel... enfin, le premier qui a fait son coming-out.

  • Et toi merci d'être mon ami, d'avoir voyagé avec moi, de voir qui je suis et non ce que je suis.

  • Bon, on arrête nos miauleries ? Parce que tout le monde nous regarde et nous prend pour deux homos...

  • On se voit bientôt de toute façon.

  • Lo espero. Cuidate.

  • Prends soin, fais gaffe dans la jungle.

Ils se font la bise et partent chacun de leurs côtés.

Fin de l'acte.

C'était pas l'Pérou, non ?

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Par ben
Le 26/10/2010 à 11:50:01
le bus dans sens , le bus la nuit , le bus le jour


Mouaaah tu les aimes les bus hihihi

Le Machu Picchu ont le voit quand

encore trois bonne semaine passer en compagnie ca doit te faire du bien de voir du monde connu

la suite mi amigo ....

tiene más tarde en el autobús
Par Nicodeloin
Le 26/10/2010 à 16:24:23
Hola amigo du placo...

Le MP sera bientôt là, un tout petit peu de patience...

Envoie moi ton adresse postale par mail perso stp...
Par ben
Le 26/10/2010 à 17:14:38
fait l'ami sur ton adresse yahoo avec un bonus en plus hihihi



Par STEF WE
Le 26/10/2010 à 15:36:47

cette histoire d appel nocturne et donc pas tres clair à une ex dans un hotel qui se termine en facture surprise... me rappelle vaguement quelque chose !

biz stef
Par Nicodeloin
Le 26/10/2010 à 15:50:41
Je te le fais pas dire... :-(

J'ai immédiatement pensé au 52 euros en Allemagne, en recevant la facture...

Autre fille, même histoire, toujours aussi con, hein...

Bisous à toi et Fred !

;-)


Par Lucille
Le 26/10/2010 à 16:01:05
Le Pérou! Tu m'as donné envie!
Les lignes de Nazca... Comment peut-on être blasé face à ça???
M'enfin...
Tu remarqueras que je prends des initiatives ;)
Continues bien ta route et prend soin de toi.
La bise!

PS: tu sais que c'est la guerre en France et que Lyon est devenu symbole de guérilla urbaine?^^
Par Nicodeloin
Le 26/10/2010 à 16:22:03
Hello !

Bravo pour les initiatives !
Prend soin de toi aussi. Bonjour à Axel.

Tu jugeras par toi même pour les lignes de Nazca. ;-)

Sinon, j'ai vu que le pays est en proie à des "émeutes". Je sais même pas quoi en penser...
Par ben
Le 26/10/2010 à 16:27:20
ya rien a en pensant de cette pauvre france qui tombe dans la décadence



Par Olive
Le 26/10/2010 à 18:19:07
Juanita c'est une cartouche quand même, tu trouves pas :) ?
Biz et à bientôt l'amigo
Par Nicodeloin
Le 26/10/2010 à 18:26:51
Si, si.
Le seul truc qui me chiffonne c'est qu'il lui manque le nez...

Amigo, buen cumple !



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