C'est l'histoire d'un mec...

04/05/2007 - Pays : Australie - Imprimer ce message

C'est l'histoire d'un mec dans un avion. 

Siège 28F, j'essaye de dormir mais un vieux Australien à la peau ridée, qui sent pas bon du tout, m'empêche d'avoir une position confortable. J'ai froid, je ne peux pas utiliser mon accoudoir gauche parce que l'autre affreux y a posé sa tête, dormant sur les 2 places qu'il s'offre à chaque fois qu'il prend l'avion. Il reste environ 1 heure avant d'atteindre le sol Australien et je suis trop fatigué pour envoyer se faire foutre le vieux. Je suis dégouté de retourner en Australie après 3 semaines au Vietnam.

C'est l'histoire d'un mec à la douane.

C'est mon tour, je m'approche et enlève mon couvre chef. Je fais mon plus beau sourire au douanier Australien. Mes yeux tombent de fatigue, il est 1h30 du matin. Le douanier est jeune, gros, curieux. Il me pose quelques questions à la con: Ou vas tu dormir ce soir? Connais tu des personnes en Australie? D'ou reviens tu exactement? Je réponds poliment, mais en bouillonant intérieurement. S'il pouvait la boucler et me mettre ce coup de tampon au plus vite... Il me regarde suspicieusement. Puis met un coup de tampon sur mon passeport. Et alors là, je suis à deux doigts de lui cracher à la gueule. Ce fils de pute de sac à merde n'a pas dérogé à la règle des batards de douaniers de Darwin. Il a mis le tampon "IMMIGRATION AUSTRALIA Arrived 19 April 2007 DARWIN" à la dernière page de mon passeport. Quel connard. C'est la 3ème fois que je passe par cette douane de nazes et les 2 premières fois déjà, ces cons avaient mis les tampons sur les pages centrales, alors que partout ailleurs les tampons se mettent à la suite les uns des autres, offrant logiquement et dans l'ordre l'itinéraire daté du voyage. Sachant que mon passeport est quelque part mon objet fétiche dont j'adore tourner les pages en révassant, ça me met hors de moi qu'un poltron ne le salope de la sorte. Sur la dernière page, totalement perdu...pfff...mais pourquoi pas sur la couverture tant que tu y es?! Blaireau. Ca m'énerve, mais à un point...Quelques mêtres plus loin un type en uniforme me dit de patienter sur une chaise. Je fronce les sourcils. Les autres passagers qui obtiennent le coup de tampon descendent tous à l'étage inférieur pour récupérer leurs bagages. Pourquoi moi? Mais j'en ai rien à foutre je n'ai absolument rien à me reprocher. J'attends. Une grosse en uniforme arrive peu après, elle me pose d'étranges questions sur la quantité d'argent que je possédais, sur mes projets ici...etc. Je lui réponds puis lui révèle ma surprise quand à cet interrogatoire. Elle sourit, puis ne sachant pas quoi dire enchaine en me demandant si je compte faire du fruit-picking. Je lui réponds que si elle a quelque chose à me proposer je veux bien. Ca ne la fait pas rire, moi non plus. Il y a un temps pour tout aux douanes, un temps pour sourire, un temps pour casser les couilles et un temps pour foutre un coup de tampon sur la putain de dernière page d'un passeport. C'est pas le moment de m'emmerder, je suis pas dans un bon jour. Je me retrouve tout seul dans ce pays trop grand et trop cher, j'ai sommeil, on me prend pour un terroriste et mon passeport est baisé. Tiens, d'ailleurs la morue me le redemande. Je lui tends sans même la regarder. Elle examine le document puis s'attarde sur la déclaration en forme de QCM que chaque passagers doit remplir avant de poser le pied sur le sol. Une déclaration surtout portée sur les choses soumises à la quarantaine dans ce pays. Elle me rend le tout et m'invite à descendre. J'arrive dans la petite pièce aux caroussels. La plupart des passagers sont encore là, en train de faire la queue pour l'inspection détaillée des bagages à laquelle chacun va avoir droit, la douane fait du zèle. Je soupire de ras le bol, je suis crevé et mon seul souhait est de m'allonger sur un banc pour pioncer. Mes 2 sacs qui ont voyagés en soute sont là, posés comme de la merde sur le caroussel arrêté. Je pose mon troisiême sac et la guitare afin d'aller chercher le reste de mes affaires. J'emploie les mêmes mot d'un merdeux de ZUP lorsque je me rend compte que l'une des poches du gros sac est ouverte et que j'ai perdu un coupe ongles que j'avais acheté 15 000 dongs au Vietnam, mais surtout après un long échange plus que mémorable avec la vendeuse. Bandes de nazes. Heureusement, mon Suisse et le Zippo sont encore là. Bandes de nazes quand même, il avait une jolie histoire ce coupe-ongles. Ca c'est les connards qui déchargent les bagages, sérieusement, c'est des enfoirés de branleurs. Souvent j'ai le temps de les voir en attendant que tout le monde soit descendu de l'avion, et je les regarde ces saccageurs, ils ont aucune délicatesse, c'est terrible...Et dire que des hotesses voulaient que j'enregistre ma guitare pour la faire voyager en soute...Ah ben attends la prochaine qui me propose ça, je vais lui jouer un petit air près des oreilles, elle va pas me le proposer 2 fois. Maintenant c'est un gros en uniforme qui se ramène avec son clébard. Bordel mais ils sont tous gros dans ce putain de pays! Ils ressemblent à rien ces Australiens, j'en viens à me dire que les Vietnamiens ont beaucoup plus de classe dans leurs chemises à carreaux d'une mode vite oublié. Il me dit de poser mes affaires à terre, je lui fait signe que mes affaires sont toutes par terre, pauvre tache. Il désigne ma sacoche en grognant et je la dépose au sol, OK connard t'es content, en étant conscient que c'est de celle ci que peuvent venir les problêmes, j'ai trimballé des sachets de beuh dedans. Le basset aussi laid que l'homme qui le tient en laisse renifle mes sacs un par un, tournant et tournant autour alors que le douanier l'encourage de la voix. Putain mais c'est dingue, il veut vraiment qu'il trouve quelque chose...Manqué, le cabot s'en va renifler ailleurs et je peux reprendre mes affaires. Le gars me fait signe de faire la queue. Ha ha ha. Il y a un banc à 2 pas, si il y a bien un truc que je ne ferais pas, c'est la queue. Rester 1/2 heure debout à pousser de 20 centimètres ses sacs avec les pieds toutes les 2 minutes, non merci. Je vais me caler sur le banc pour me reposer un peu. Il caille ici, je vais pas être bien. J'ai envie de gueuler que c'est un PAYS DE MEEEEEEERDE!! Ca serait pas plus mal qu'ils ne veuillent plus de moi en Australie et me payent mon retour en France...Voilà ce que j'arrive à me dire. Je change d'avis. Ca serait pas plus mal qu'ils ne veuillent plus de moi en Australie et qu'ils me filent 10 000 dollars avec un retour via le Vietnam... Un type en uniforme s'approche de moi, il est jeune, moins de 30 ans. Beau gosse même. Il a un accent d'Australien profond. Forcément, je pige pas tout de suite ce qu'il veut. Il m'invite à le suivre pour une vérification de mes bagages. Nous posons tous mes sacs sur un plan de travail dans la pièce d'à coté et il enfile une paire de gants en plastiques. Il veut lui aussi voir mon passeport. Ce passeport, je le range bien à l'abri dans une poche intérieure de mon sac, le genre de poche où les filles y planquent leurs tampax, le genre de poche chiantes à ouvrir. Je commence à en avoir plein les bottes d'ouvrir cette fermeture à glissière. J'ouvre mon passeport à la dernière page en lui tirant une grimace. Regarde comme ils ont pas de cerveaux tes potes. Ils s'intéressent uniquement à ma déclaration. Il me demande de vérifier toutes les réponses que j'ai noté et de confirmer en signant. Hein? C'est quoi cette embrouille...Bon, soyons sérieux, ça semble louche. Je parcourt rapidement le truc et je confirme que NON je n'ai pas de bouffe sur moi, NON je n'ai pas plus de 50 000 dollars Australiens en cash ou l'équivalent dans une autre devise, NON je n'ai pas été en Afrique ou Amérique du Sud au cours de la dernière semaine, NON je ne transporte pas de drogues et NON je n'ai pas...ben en fait je sais pas je comprend pas ce mot mais dans le doute je répond NON, parce que un OUI sur la feuille et il te casse les couilles. Si c'est "coupe-ongles" le mot, je saurais quoi lui répondre. Je signe. Il me demande si j'ai vu quelqu'un toucher à mes bagages. Là, je m'inquiètes. Bon sang, qu'est ce qu'il y a dans mes bagages? Qu'est ce qu'ils ont repérés? Et puis surtout je repense au vieux Rital toujours en train de parler plus fort que tout le monde dans l'aéroport de Singapour que j'ai aperçu au moment de la descente des passagers avec l'un de mes sacs. Cette grande gueule avait du faire une erreur, et j'avais évidemment vérifié qu'il repose mon bien quelques secondes plus tard. Sinon je le quichais, il m'avait pompé l'air et empéché de dormir 7 heures plus tot. Du coup, j'en fais part au douanier. En lui objectant que toutefois, je ne pense vraiment pas que le pélo ai placé quelque chose à l'intérieur. Il me demande de quel sac il s'agissait et s'empresse de l'ouvrir. Il sort tout. Il fouille de fond en comble, même dans les pages de mes cahiers, vérifiant chaque petit papiers. Je suis sidéré. Il déplie mes fringues une par une, me posant quelques questions comme si de rien n'était. Il me questionne sur mes projets, travailler. Il me demande dans quoi, fruit picking. Il me demande si j'en ai déjà fais, un p'tit peu. J'ai passé 1/3 de mon temps depuis mon départ de France à ramasser des fruits, guignol. Il me demande si c'est dur comme boulot, beaucoup plus que le tien. Il repose mes godasses qui lui laisseront un gout de saumon sur les doigts pendant une semaine et rétorque assez fièrement que douanier n'est pas un métier facile et qu'en tout cas, il n'est pas donné à tout le monde de l'exercer. Je réflechis quelques instants, posé en appui des 2 mains sur le plan de travail, et lui réponds que c'est vrai, il faut avoir un don pour la recherche. Il ne réponds rien et pousse mon sac sur le coté afin de s'intéresser à ma sacoche. Il m'annonce qu'il me laisse ranger moi même mes affaires, si ça ne me dérange pas. Je réponds que ça me convient à merveille car je ne fais plus confiance au personnel aérien depuis le vol de mon coupe-ongles. Il parait surpris puis au final n'en a rien à foutre. Lorsque j'ai fini de ranger mes fringues après avoir bien pris le temps de tout plier, ce con est toujours dans mes petits papiers. Je lui demande si il sait lire le Français. Il me répond négativement. Je fais un ricanement forcé et lui assure qu'il devrait. Ca y est, je l'ai énervé. Il s'empare de la guitare et lance un appel avec son "Talkie-Walkie". Il me dit qu'une experte en boiseries va venir la vérifier. Là, je fais moins le malin. En plus de ça il met la main sur l'échiquier. Avant qu'il n'ouvre la bouche je lui demande si il sait jouer aux échecs. Il répond négativement, puis le place sur la guitare. A vérifier aussi, annonce t'il à la vieille et grosse en uniforme qui arrive à l'instant. Le mec se barre sans un regard pour moi. Je me raconte que ce n'est qu'un pédé de jaloux. Je souris de toutes mes dents au bloc qui n'arrive pas à ouvrir la housse de l'instrument. Je la regarde, amusé. Elle s'impatiente. Elle me demande comment on fait pour l'ouvrir. Je lui explique que c'est exactement la même chose qu'une braguette de pantalon. Je trouve le zip planqué à l'intérieur et l'ouvre dans un grand geste. Je sors juste le manche et précise que ce qui y est caché est quand même bien plus gros. J'étais chaud pour ajouter qu'au final c'est plus ou moins la même chose car les deux s'utilisent souvent avec les mains, mais elle a l'air trop fatiguée de vivre pour apprécier les calembours à leurs justes valeurs. Elle examine la guitare sous tous les angles. Sachant que certains types de bois sont soumis à une quarantaine et sont confisqués, je suis assez nerveux. Elle me demande d'où la guitare provient. Je mens. Elle me demande où est ce que je l'ai acheté en Australie. Je lui réponds que je l'ai acheté en Victoria. Elle replace la guitare à l'intérieur de la housse, je m'empresse de la ranger et de la caler en lieu sur, entre mes cuisses. Elle est déjà sur l'échiquier. Je lui annonce qu'il vient d'Australie lui aussi. Elle hoche la tête et exhibe sa rangée de chicots pourries en m'annonçant que tout lui semble bon et que je peux y aller. Je lui souhaite bonne nuit et m'arrache vite fait de ce trou à merde. Je suis presque à la sortie, soufflant de répit et songeant déjà à la cigarette que je vais me fumer dans la prochaine minute lorsque  j'entends quelqu'un appeler derrière moi. Et insister. Je ne me retourne pas, ça ne peux pas être pour moi. Je me casse, et c'est tout. Puis j'entends mon prénom. Merde. Je me retourne et mes yeux envoient des éclairs. Le douanier jaloux se tient comme un cowboy, assis sur une des tables. Il secoue au dessus de sa tête un passeport Français. Je soupire pour de vrai en souriant un merci. Puis j'attends, mes 30 kilos de bagages dans les mains...Mais amène le moi ducon, tu vois pas que je suis ultra chargé?...Ah le personnel c'est une calammité de nos jours. Bandes de nazes, je m'arrache enfin et arrive dans le hall de l'aéroport de Darwin.

C'est 24 heures de l'histoire d'un mec dans un aéroport minuscule.

Il est 2h du mat, mon prochain vol est à 1h30 le lendemain. Ca ne me rendra pas service d'aller en ville, 18 dollars aller-retour pour le trajet plus 20 dollars pour passer la nuit. Non, je vais économiser 40 dollars en squattant l'aéroport. Je m'installe sur une banquette et m'endors contre mes affaires, emmitouflé dans 3 épaisseurs pour ne pas sentir la climatisation. Je me réveille 2 heures plus tard en sueur, totalement perdu. Je me redresse, j'ai la marque de mon sac à dos imprimé sur la face et mon dos semble bloqué. Je me suis rarement senti aussi mal. C'est vraiment de la merde tout ça. Je vais faire un tour à l'extérieur, il fait lourd. Bienvenue à Darwin, sous les tropiques. Je reste quelques minutes, le temps de m'habituer à la chaleur, puis je rentre. Et là, c'est l'horreur. Il meule de chez meule, je reste figé par le souffle froid de l'air conditionné. Mais Bon Dieu pourquoi ils mettent la clim aussi forte??!!! Ils sont cons, je vois pas d'autres explications. Je jette un oeil aux quelques pélerins qui sont allongés à même le sol, éparpillés par ci par là dans le petit hall et je me recouche. Impossible de dormir, j'ai trop froid et j'ai un projecteur en pleine gueule. C'est dingue. Qu'est ce que je fous là? Je veux rentrer chez ma maman et dormir dans mon lit. Un appel pour le vol Darwin-Perth chez la compagnie "Virgin Blue" me réveille. Les passagers sont priés de se présenter aux guichets pour l'enregistrement des bagages. Je regarde l'heure, 8h40. Ca va j'ai le temps. J'ai le temps de bien me faire chier surtout. Je gratouille un coup, j'écris beaucoup, je bouffe un Mars et une boite de biscuit, je me renseigne sur la raison pour laquelle mon vol n'est pas inscrit sur les écrans d'informations, je tape la causette avec le chauffeur de la navette pour aller en ville, je commence à le connaitre ce bonhomme aux 2 oreilles percées, je fais la connaissance de Jason, un Australien complètement niqué à qui je dépanne 5 dollars et qui me file plein de capotes, je le rouste aux échecs 3 fois de suite en lui faisant à chaque fois le coup du berger, quel bite ce gars, je fume, je déprime, je refume, je vérifie la santé de mon compte en banque, je déprime encore plus, je sympathise avec Jang le coréen, on joue aux échecs, il me prend en photo avec son appareil de professionel. Bref, je m'emmerde. Pour m'occuper, je joue des yeux avec les hotesses de l'air qui passe. Qu'est ce que c'est que ce pays où les filles font les pimbêches? Je monte dans l'avion et m'envole pour Brisbane.

C'est l'histoire d'un mec à Brisbane.

Je me suis fait copain avec Jang. Ce Coréen n'en touche pas une en Anglais mais il a un plan pour du boulot et ne voit aucun inconvénient à ce que je l'accompagne. On s'échange nos numéros et il quitte Brisbane de suite après l'aéroport pendant que je vais en ville me trouver un lit où je pourrais récupérer mes heures. J'arrive au Palace Embassy Backpacker, le lit en dortoir de 8 est à 26 dollars. C'est le moins cher, bien sur que je prends. Ca vaut la peau du cul ici. Le comble c'est que je ne peux prendre possession du lit seulement à 13h. Il est 7h30. Ils se foutent du monde. Le réceptionniste m'indique la salle TV pour me reposer. Quelle blague, elle est blindée de collègiens qui regarde les Simpsons. Je ne sais pas ce que foutent ici tous ces gosses mais je sais que j'en ai déjà ras le cul de Brisbane. Je me barre en ville, trouve un parc et me pose sur un banc pour envoyer des textos à mes potes de Shepparton. Un type bourré revétu d'un T-Shirt de Slayer vient me taper la causette. Il rentre tout juste de la beuverie après-concert de ce groupe de Trash-Métal et empeste le whysky à 10 mêtres. Néammoins, il m'indique au milieu de son charabia l'emplacement de la librairie du Queensland qui offre un accès gratuit à Internet. J'y vais de ce pas, profitant des moelleux sofas et de la connexion rapide. Je rentre, une douche, un frugal repas, et je pars à la visite de Brisbane, mitraillant une ville Australienne semblable à tant d'autres. Il est 20 heures et je suis tellement fatigué que je m'endors dans le brouhaha de la chambre qu'ont squatté une troupe d'Anglais. Le lendemain après midi je vais retrouver à la gare routière un collègue de Shepparton, Joe. Nous sommes samedi et ce soir nous sortirons dans le quartier Fortitude Valley, pas très loin de Chinatown. Après 2 pubs, 6 bières, 11 cigarettes et 4 pas de danses, nous nous retrouvons devant un groupe local qui met un feu du diable. Joe est complètement bourré, il se jette à genoux sur la piste. Ca me fait marrer. Puis je rigole beaucoup moins quand le videur me demande combien de verres j'ai bu. Je suis à l'entrée du pub après être sorti quelques minutes à cause de l'interdiction de fumer à l'intérieur et ce gorille ne veut pas me laisser de nouveau entrer. Je lui dis qu'il fait erreur, je ne suis pas ivre. Je le suis mais il ne peux pas le voir, je gère parfaitement mon langage et mes mouvements. Je le sens douter mais il ne peut revenir sur sa décision sous peine de perdre toute crédibilité devant la vingtaine de personnes faisant la queue, de plus son gros con de boss s'en mêle maintenant, c'est mort. Ce con de boss qui ne me laisse même pas 2 minutes pour aller chercher mon pote à l'intérieur, c'est ahurissant comme ils sont abrutis. C'est exactement la même histoire qu'il m'était arrivé à Shepparton mais le gorille m'avait laissé rentrer en me menaçant de venir me botter le cul si je n'étais pas revenu dans 2 minutes. J'y avais passé plus d'une heure, le polo bleu de Marcus sur les épaules, une casquette jusqu'au yeux et plus de boucles aux oreilles. Cette fois ci je suis obligé d'attendre, prenant mon temps pour maudire la tournure des évènements dans ce pays moisi. Un type qui ramasse tous les mégots qu'il trouve vient me demander 1 dollars, il est jeune et a une grosse chaine en or autour du cou. Je lui dis de me dire bonjour d'abord. C'est un con lui aussi car il insiste. Il ne semble pas vouloir partir avant d'avoir obtenu quelque chose de moi. Je lui dis de me laisser réflechir. Je me recadre la situation: J'ai plus beaucoup de sous, je dois trouver le plus rapidement un boulot, je dors dans un lit à 26 dollars, je suis vraiment blazé d'être ici, il m'est impossible de rentrer dans ce pub où Joe éponge la bière avec son pantalon et tous mes proches me manquent. Une situation merdique, on peut le dire. C'est là que je me dis que c'est le moment idéal pour passer mes nerfs sur un con de voyou. Oh oui, je vais lui casser la gueule. Ca va peut être me remonter le moral. Allez, je le fais. J'ai pas peur. Je l'envoie chier, le provoque. Cette danseuse se barre. J'en arrive à être déçu. C'est dingue, tous mes projets échouent. Mais c'est pas plus mal finalement. Joe sort du pub et nous rentrons à pied, se remémorant nos souvenirs de Community Pickers. J'ai oublié de lui demander s'il avait trouvé le pot de margarine périmé que j'avais caché sous son lit la veille de mon départ. Embrassades à 4h30 du matin au coin de Ann Street et George Street, je ne reverrais surement plus jamais Joe l'Anglais. Du moins pas en Australie, c'est sur. Il part le lendemain matin pour "Fraser Island" et je dois rejoindre lundi Jang dans un bled pas loin de Brisbane. Je passe mon dimanche à déambuler, me bouffant des hot-dogs à 1.50 dollars. Pas très nourissant mais les temps sont durs, le voyage au Vietnam m'a couté quasiment tout ce que j'avais gagné aux poires. Lundi arrive, et je ne pense pas que rejoindre Jang dans son bled perdu soit le meilleur des plans. Malgré l'extrême gentillesse de ce garçon, ça sent le plan foireux et j'ai absolument besoin d'une rentrée d'argent au plus vite. Ce sera mon plan numéro 2. Je me rends sur les coups des 10 heures dans un Backpacker où se trouve une petite agence d'emplois. Le mec me dit que je peux commencer demain dans les pommes, c'est à Stanthorpe, 3 heures de routes seulement. Evidemment, j'accepte tout de suite de me soulager de 35 dollars pour une carte de membre merdique mais nécessaire pour postuler. Je me soulage aussi de 55 dollars de bus. Mais je me soulage surtout d'un gros poids.  Il me reste 153 dollars. Autant dire rien, et autant dire que c'était moins une. Je préviens Jang qu'il peut se mettre son job au cul et le bus de "Crips Coach" démarre à 16h07 pétantes.

C'est l'histoire d'un mec qui a oublié un truc dans le bus de 16h07 pétantes.

J'ai fait la connaissance d'un jeune Allemand et d'un vieux Australien qui se rendent au même endroit que moi, le "Summit Backpacker" de Stanthorpe. Le bus nous dépose juste devant cette auberge en bord de route et nous nous rendons à la réception. La dame a beau n'avoir pas l'air amicale, c'est quand même une quarantenaire qui au plumard doit faire bien plus que l'affaire. Elle m'annonce que c'est 150 dollars. La semaine, hein, qu'il n'y est pas de malentendu. Je lui demande si l'on doit obligatoirement payer de suite. Elle affirme. Je fouille mes poches, mon sac, 10 fois de suite, je le vide, je vide mes autres sacs. Rien. Je me dis que je suis dans la merde.m

C'est l'histoire d'un mec qui a oublié son portefeuille comprenant sa carte de crédit dans le bus Brisbane-Stanthorpe.

Je me dis que je suis dans la merde mais...j'en suis arrivé à un point où ça ne me fait plus rien.


Je me retrouve sans argent et je ne m'en fais même pas.

Tout s'arrange toujours.



Etapes :
Brisbane
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Par maude
Le 05/05/2007 à 10:53:52
Si il faut t'envoyé de l'argent pour ton retour en France,pas de soucis!
Dis toi que c'est peut etre un signe et que la suite ne va pas etre terible,il doit etre temps que tu rentre!
Bon j'espere que tu vas pouvoir recuperer ton portefeuille si c'est possible et que le boulot ne sera pas trop chiant.
Gros bisous courage.

Par papounet
Le 05/05/2007 à 12:13:57
salut fiston,
tu a raison garde le moral.
je suis sur que tu vas trouver une solution.
pour l hotel l aisse ton passeport en caution.
pense à faire oposition pour ta carte.
n abandonne pas, septembre est tout proche.
bisous et donne rapidement des nouvelles.
a+
Par Nicodeloin
Le 14/05/2007 à 14:17:12
Papounet, je t'ai ecouté et je me suis fait baiser!

Oui j'ai fait opposition sur ma carte et maintenant que je l'ai retrouvé je dois attendre l'autre qui n'arrive pas, pas l'air pressée.

Je plaisante je l'ai fait avant que tu le dise.

J'espere que tout roule pour toi. Faudra que tu me file l'adresse du concessionnaire citroen de ST té ou tu bosses...
T'as recu ma carte panè ?

Gros bisous./


Par jay
Le 05/05/2007 à 20:38:32
rapide coucou.
Courage.

Prends soin de toi Kikette.


Par Nicodeloin
Le 14/05/2007 à 14:14:58
Merci mon pote, merci.

Je garde courage, je prends soin de moi, je te retourne la même chose, kékette.

A bientot.


Par guillaume
Le 06/05/2007 à 10:58:15
moi je men fous je l'ai appelé hier je sais tout!!

Par GreG'uevara
Le 07/05/2007 à 20:01:34
Salut mon pote!

Tu devrais, je pense, relativiser un peu vis-à-vis de toutes les couilles qui t'arrivent au gré de ton expédition, alors qu'ici, on va être gouverné par une couille géante pendant (au moins) 5 ans...

Les australiens sont-ils aussi des gros connards de droite? Si ce n'est pas le cas, alors reste là-bas aussi longtemps que tu peux... et garde moi une place sur un arbre en attendant que je te rejoigne pour faire du fruit picking!

Les français aiment s'auto-flageler: Ils aiment la démagogie, la connerie humaine, penser qu'ils seront riche un jour. Ils aiment qu'on leur mente, qu'on leur fasse des promesses en l'air, qu'on les encadre car ils ont peur de jouir de leurs libertés. Ils aiment Johnny, Steevy Boulet, David Douillet, Christian Clavier, Didier Barbelivien, Doc Gynéco...

Les français aiment qu'on les prenne pour des cons, parcequ'ils ont l'impression d'être reconnus à leur juste valeur... et ils ont raison.

Les français aiment Nicolas Sarkozy et tout ce qu'il représente.

Je n'aime pas cette petite merde arrogante qui va nous pourrir la vie pendant cinq interminables années. Ce qu'il représente me fait gerber.

Je voudrais fêter mes 30 ans demain...

Par chris
Le 08/05/2007 à 19:27:01
OH OUI OUI OUI


Par solene ou sosso
Le 09/05/2007 à 12:37:22
Bien dit Greg! On est pas ici pour faire de la politique mais quand meme ca me donne pas envie de rentrer en france tout ca... Tu me diras ici le gouvernement c'est pas joli joli non plus...Monde de merde!
Gros bisous a toi Greg
Gros bisous a toi Nico, j'espere que ca va et arrete de faire durer le suspense...
Par Nicodeloin
Le 14/05/2007 à 14:11:21
Ca y est, c'est fini.

Gros sourires pour toi.


Par Nicodeloin
Le 09/05/2007 à 14:40:49
Salut gregos.

Relativiser sur la France.
C'est fait. Et tu m'aides bien d'ailleurs.

Le Francais est par excellence celui qui va critiquer avant d'avoir vu.
Qui ne veut pas de changement, qui ne veut pas bouger.
Il aime Zidane, aussi.

Bien sur, aucune généralitée.

Respect avant tout, ce n'est pas parce qu'on est de droite qu'on est un connard. Ni parce qu'on est de gauche. C'est un choix.

Les personnes qui ne respectent pas les choix des autres sont nuisibles.

54%.

Majorité.
C'est tout.
Il y a plus de gens qui le voulaient et il y est.

Laisse faire les choses, te casse pas la tête pour des futilitées et prend le temps de vivre.

On verra bien.


Par maude
Le 10/05/2007 à 21:44:37
Salut,je viens d'avoir un appel de christelle.
Tu donne a tout le monde l'envie de voyager ou c'était déjà prevu?
En tout cas ca m'a bien fait plaisir et j'espere que ce qu'elle te transmetra te rejouira autant.
Sinon j'ai un appart sur lyon depuis hier,ca avance...
Tu vois,y a certaines choses qui ont changé ici aussi(......mais moi je ne fume toujours pas).
Il reste 4 mois environ et bien d'autres choses vont encore changés...
Gros bisous

ps:tu seras toujours mon grand frere,ca changera jamais.
Par Nicodeloin
Le 11/05/2007 à 10:01:53
Ca veut dire quoi ca?

Comment ca d'autres choses vont changer?

Si tu te barre je viens te chercher par la peau du cul.*

Putain de clavier francqis;

JE SUIS PAS CONTENT !!!
Je suis meme triste.


Par Crocodile
Le 11/05/2007 à 12:02:27
Salut ma couille de loup moisie !!!

Tu es toujours dans le plan galère toi, mais heureusement tu t'en sort a chaque fois avec le moindre mal!!!

Que dire d'autre... Si j'en ai marre de ce temps pourri qu'il fait ici mais je me dit que les beaux jours arrivent...
Les vetement ce raccourcissent, les hormones femmelles travaillent ce qui les rendent plus docile et moi j'ai toujours les couilles pleines

aller sur ces paroles pleines de sens

je te dit a bientot pour de nouvelles aventures et encore plein de conneries toutes fraiche sorties de mon cerveau

PS: Salut Chris !!
PS2:moi je fume toujours
PS3:J'ai un boxer rouge
PS4:Charlotte va bien
PS5: Mich est sur un cou (reponse cette semaine )

Par chuck norris
Le 20/02/2008 à 20:37:01
journée de merde
dommage que chuck norris n'etait pas la pour te raconté tout se qu'il a fait ça taurai bien fait rire.En tout cas nous on se fend la poire:

Il n´y a pas de réchauffement planétaire. Chuck Norris a parfois un peu froid alors il rapproche le soleil.
Chuck Norris peut faire tomber sa tartine de beurre côté croûte.
Chuck Norris a déjà fait le tour de Carlos (mais qu´une fois par contre, faut pas pousser).


Si Zidane a donné un coup de boule a Materazzi, c´est parce que ce dernier avait insulté Chuck Norris!

Le nuage de Tchernobyl s´est arrêté à la frontière française parce que Chuck Norris y était en vacances.
Danette se lève pour Chuck Norris
Tout ce que le roi Midas touche devient de l´or. Tout ce que Chuck Norris touche devient mort.
À la dernière page du Livre Guinness des Records, il est mentionné que tous les records sont détenus par Chuck Norris, et ceux inscrits dans le livre sont seulement les personnes qui se sont le plus rapprochées de la performance de Chuck Norris.

Quand vous dites "personne n´est parfait", Chuck Norris le prend comme une injure personnelle.
Si la lumière va plus vite que Chuck Norris, c´est qu´elle a peur de lui
Chuck Norris ne vit pas sur Terre, la Terre vit sous Chuck Norris.
Quand un moustique pique Chuck Norris, c´est le moustique qui se gratte
Quand Chuck Norris etait petit, c´etait sa mère qui mangeait ses légumes

Si Chuck Norris fume c'est pour avoir une chance de mourrir.
Les femmes regrettent que Chuck Norris n'en soit pas une : cela aurait changé leurs conditions sur Terre.
Chuck Norris n'envoie pas de Wizz, il se déplace en personne pour secouer ses contacts.
Chuck Norris est contre les radars automatiques : ça l'éblouit lorsqu'il fait du vélo
Avec Chuck Norris les antibiotiques sont automatiques.
Sur MSN Chuck Norris a sa propre police, car c'est Chuck Norris qui fait la loi. Partout.
Le pitbull de Chuck Norris a mis une pancarte devant sa maison avec inscrit dessus "Attention: Chuck Norris"
Chuck Norris ne rate jamais la poubelle
Quand Chuck Norris prie, il ne dit pas "Notre père" mais "Mon fils".
Quand Chuck Norris mange un kinder, il trouve toujours 2 surprises.
Il n'existe pas de sortie de secours pour Chuck Norris. Il n'en a pas besoin.
Pour avoir enfin un adversaire à sa hauteur, Chuck Norris court autour de la table lorsqu'il joue au ping pong...
Le 22 Juin 1986 Diego Armando Maradona a préféré mettre un but de la main pour saluer Chuk Norris présent dans les tribunes, plutôt que de prendre le risque de l'ignorer.
Requiem for a Dream" est la comédie romantique préférée de Chuck Norris.
Chuck Norris fait cuire le poteau-feu en 15 min.
C'est Chuck Norris qui prend la mer, c'est pas la mer qui prend Chuck Norris. Tatatam
Chuck Norris n'a pas besoin des boules de cristal pour faire apparaitre Shenron. De toute façon Chuck Norris n'a pas besoin de Shenron.
Quand Chuck Norris dit qu'il veut manger un Vandamme, il ne parle pas de gâteau
Les trompes-la-mort passent leur vie à tenter le diable, mais aucun n'essaie de tenter Chuck Norris.
Le barrage de Pékin à été conçu pour refroidir le PC de Chuck Norris.

Si Vivement Dimanche est en différé, c'est pour que Michel Drucker puisse regarder Walker Texas Ranger sur TF1.
Chuck Norris a déja schtroumpfé la Schtroumpfette.
Jason Bourne ne se rappelle que d'une chose de son passé : avoir regardé tous les films de Chuck Norris.
Si TF1 continue de diffuser Walker Texas Ranger, c'est parce qu'ils ont peur qu'une déprogrammation fâche Chuck Norris.
Lorsque Chuck Norris fait du stop dans un aéroport, les avions s'arrêtent pour le prendre.
Chuck Norris peut battre l'agent Smith avec les DEUX mains dans le dos.
Chuck Norris connait un plus court chemin que la ligne droite.
Quand Chuck Norris tacle un italien, on sait pourquoi il tombe...
Un Chuck Norris vaut bien plus qu'un deux tu l'auras
Chuck Norris est le seul à savoir pourquoi Luigi remue les pieds quand il saute.
Chuck Norris n'y va pas par 4 chemins: il y va par tous les chemins en même temps.
Lorsque Chuck Norris est né, il a envoyé lui-même les faire-parts.
Le deuxième prénom de Chuck Norris est Chuck Norris.
Avant Chuck Norris, il n'y avait rien.
Après Chuck Norris, il n'y aura plus que Chuck Norris, et un pick up.
Si Chuck Norris n'est pas dans le dictionnaire, c'est parce que tout le monde sait qui il est.
Quand Chuck Norris doit aller aux toilettes pendant le tournage d'un episode de Walker Texas Ranger, TF1 envoi la pub.
Quand Chuck Norris regarde die hard, il se demande pourquoi on a filmé sa journée de détente ce samedi là...
Quand Chuck Norris passe sous une échelle, c'est l'échelle qui est maudite.
Chuck Norris à déjà vu le visage du méchant dans inspecteur gadget.
Chuck Norris n'est jamais embêté par le camion poubelle en allant au travail le matin.
Chuck norris sait ou se trouve Ornicar.
Si John Rambo rentre chez lui à la fin du film , c'est parce qu'il a eu l'autorisation de Chuck Norris.
Chuck Norris peut bronzer la nuit
Chuck Norris a rebouché le trou de la couche d'ozone avec du scotch.
- Terminator: "Sarah Connor ?"
- Chuck Norris: "Et ta soeur ?"
- Terminator: "Je vous prie de bien vouloir accepter toutes mes excuses pour vous avoir dérangé Monsieur Norris..."
Chuck Norris a tué la Bete du Gevaudan avec un ballon en mousse
Lorsque Chuck Norris rentre dans un photomaton, il ressort avec une pizza.
Lorie va vite car Chuck Norris lui court après.
Chuck Norris a inventé le zeppelin en mangeant un malabar
Chuck Norris a établi le record de personnes tuées dans un jeu.... Au Tetris...
Quand Chuck Norris crève un pneu, il prend son pick-up sur son dos et continue a pieds.
le dernier type qui avait un cheveux sur la langue et a prononcé "Fuck Norris" n'a toujours pas donné signe de vie....
Dans une pizzeria, quand Chuck Norris prend une « paysanne », il demande à avoir un minimum d’intimité.
Si Neo défonce les agents à une main à la fin de Matrix, ce n'est pas parce qu'il est l'élu mais parce que l'opérateur a rentré le programme CHUCK NORRIS dans sa mémoire.
You Chuck my wife !?
Quand la nuit tombe, Chuck Norris la ramasse.
Au début, Chuck Norris hésitait entre Walker Texas Ranger et le catch. Il a tout de suite fait son choix quand on lui a dit que le catch c'étaient pas des vrais coups...
La derniere fois que Chuck Norris a rencontré Bamby, il est revenu avec un pied de biche.
Si le Dr House boite , c'est parce qu'il essayait de faire un toucher rectal à Chuck Norris !
Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, sauf Chuck Norris qui rend paraplégique.
Le fer rouille dans l'eau, heureusement il dérouille avec Chuck Norris.
La balle aux prisonniers n'existe pas avec Chuck Norris : Chuck Norris ne fait pas de prisonniers.


Allé tchao a bientot
biz
Par Nicodeloin
Le 21/02/2008 à 01:37:59
Enorme !



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