Buenos Aires : Conclusion

14/12/2011 - Pays : Argentine - Imprimer ce message

"Les femmes en Argentine devraient être élevées comme les truies. À la chataîgne et au gland."

Je ne cautionne pas l'idée et reste abassourdi devant cette joke. Bien bonne.

 

Me voici à Buenos Aires pour la conclusion de ce voyage qui aura duré 8 mois. Je suis en compagnie de Duygu et Bengu, 2 soeurs jumelles ayant grandi à Istanbul.

Une sympathie sans bornes, ces demoiselles là. L'une des plus belles vraies rencontres de ce voyage.


Sizin için özel ilgi

Sefer kaçırdı.

Ama eğlenceli oldu!


Quand tu te sens seul et triste, c'est que les gens ont comptés.

On a tout fait : La fête, la philo, la musique, la photo, la culture, la marche, les spectacles, la tendresse, l'action.


Argentine, contrée d'immigration.

Son nom Argentine vient de «argent».

Sur 42 millions d'habitants, 98% de la population argentine est d'origine européenne. Premier temps exclusivement issue des immigrations espagnoles.

1870-1950 : d'Italie, d'Espagne ou de France (Basques surtout), le reste venant d'Allemagne, de Suisse, du Royaume-Uni, de Yougoslavie, de Turquie et d'Europe de l'Est.

70 % des Argentins seraient d'origine espagnole ou italienne.

Les Amérindiens ne représentent pas plus que 0,5 % de la population.



C'est aux côtés de Mariela, croisée au Guatemala et au Costa Rica, que le Tango de rue se regarde.

En fait, Buenos Aires est tout sauf l'Amérique du sud. Il y a une forte similitude européenne.


À 1 heure de bus se trouve une ville dont le nom se traduit : Le pognon.

La Plata, los dineros que se van todos poco a poco.


Hernan.

Argentin.

Vient de La Plata.

Habite La Plata.

Necessita plata.

Hernan, sur les plages du Vénezuela en même temps que nous.

Avec Guillaumette.

Des Mails.

Puis :

  • ¡¿ Ay Locoooo, como andas che ?!

     

Il est fan de Maradona.

Batteur.

Colocataire guitariste.

Fumeur.

Una Argentina.

Le chien Napo.

Des posters de Hendrix, Rolling Stones.

Une belle place.

Il fait beau, il fait chaud, il fait bon chiller dans la cour intérieure.

Puis sortir faire des rencontres inoubliables.


La Plata - Argentine


Aujourd'hui, j'ai rencontré l'ami d'un ami argentin.
Il me demande d'où je viens.
Son visage s'éclaire après ma réponse.
Je lui demande s'il connaît et répond : La ville, non. Mais le club, oui.
Il parle de Juninho Pernambucano.

Cet argentin raconte qu'il est le meilleur tireur de coup francs de tous les temps.
Il parle des effets du ballon avec des étoiles dans le yeux.

Pour finir, il me fout une claque. Lorsqu'il assure à son pote que Juninho sur coup de pied arrêtés, c'est meilleur que Maradona.
Bon, quand on connaît l'Argentine et qu'on voit comment Maradona est un Dieu, ça fout une claque d'entendre ça, même si je suis amplement d'accord.

Pour finir, il me demande s'il est bien aimé à Lyon.
Je lui répond que l'Argentine a Maradona (puis bientôt Messi), et que Lyon a Juninho.
Avec beaucoup d'émotion, je lui révèle que chez moi, ce mec là est un Dieu.

Je dévie le sujet sur le Clasico du jour, gagné 5-0 par l'une des meilleures équipes au monde, et lui me fait comprendre qu'il s'en fout et continue sur Juninho.

Merci à toi, Nico. Merci à toi.
Tu m'as fais vibrer de plaisir.

Juninho



Pour le dernier soir, on sort. Où ? Tu verras. Ah bon. C'est cool. Oui, c'est cool chez vous. Oui, j'aime votre ville structurée en un parfait quadrillage. Ah... et toi tu fais quoi dans la vie ? Immobilier ?


Investir dans l'immobilier, j'aime moyen. Faire une job qui consiste à augmenter le prix du besoin le plus vital des gens : Avoir un toit.

Les tenir à la gorge, comme la grosse barbe que son ami porte.

Esteban.


Il embrasse ses amis un par un de 2 bises sur les joues. Même moi.


Sa barbe gratte et je pense en avoir avalé quelques poils. Le gros barbu fait deux fois ma taille, l'accueil est impeccable même s'ils me parlent tous comme si j'étais du quartier et que leur argot m'est connu.


C'est ça qui peut se produire lorsque :

Suivre quelqu'un qu'on a rencontré quelque part, il y a un certain temps. Le laisser guider.

Suivre. Faire confiance. Dire "oui, ça me tente", même face à l'inconnu, malgré un pincement au coeur ou l'envie d'enquêter sur le genre de personne avec qui nous allons intérargir.

Juste y aller. Pour voir. Sans se demander comment s'habiller ou se comporter.


L'impression d'être ailleurs.


Ne pas saisir toutes les subtilitées d'une discussion animée entre une demi-douzaines de jeunes autour d'une table dans un bar. La Plata. La bière est bonne. La serveuse tout autant.


Et au dessus du comptoir, un drapeau blanc et ciel portant l'effigie de Diego.


MARADONA


C'est ici que j'ai vraiment découvert Maradona.

Footbaleur ultra-populaire, considéré comme un Dieu et reconnu par ses pairs comme un talent d'exception.

Maradona, c'est un grand du football, il est inutile d'essayer de le contester, il n'y a qu'à approuver tout en revisionnant pour la 145ème fois ses 2 légendaires buts contre l'Angleterre en 86.


Mais ce que l'on m'a montré ici, dans son pays, c'est le Maradona des débuts, avant ses frasques extra-sportives, dans son club de Boca Junior.

Quelle claque.

Confiance + Culot + Réussite = El Pibe de Oro, Grande Diego.



Buenos Aires.


Quelques dates sur la 2eme capitale d'Amérique du Sud, après Sao Paulo.


1580 : Fondation.


Juin 1806 : Britanniques Colons prennent Buenos Aires.

Par la suite, Jacques de Liniers, marin français, organise une armée à destination de Buenos Aires. En chemin des milliers de volontaires enthousiastes se joignirent aux troupes. Une bataille de rue s'engagea et les Britanniques durent capituler.

En 1807 les Britanniques revinrent envahir le pays, mais cette fois officiellement et avec une puissante armée de 11.000 soldats sous les ordres du général John Whitelocke. Ils débarquèrent à Buenos Aires , confiants dans leur suprématie militaire. Mais très vite ils se heurtèrent à une résistance acharnée des habitants qui les arrosaient d'eau et d'huile bouillante et les mirent finalement en déroute. Le général John Whitelocke fut acculé à la capitulation générale, et le Royaume-Uni subit là une défaite particulièrement humiliante.

Les Invasions Anglaises ont démontré la capacité du peuple à l'autodéfense, grâce à des milices civiles, et révélé que les Argentins étaient désormais en mesure de déterminer seuls leur propre destin.



1946 – 1955 : La doctrine de Perón, le «justicialisme», allie la répression, le populisme, l’attachement au catholicisme, le réformisme, le neutralisme et le nationalisme. ,


décembre 2004 la Déclaration de Cuzco visant à la réunion du Mercosur, de la Communauté andine et du Chili, de la Guyana et du Suriname en une seule communauté supranationale, la Communauté sud-américaine des nations (CSN), sur le modèle de l'Union européenne. Cela est devenu UNASUR (Union des Nations sud-américaines) lors du premier sommet énergétique sud-américain organisé au Venezuela à la mi-avril 2007.

Outre une communauté économique, le projet inclut à terme :

  • une monnaie commune;

  • une citoyenneté et un passeport commun;

  • un parlement commun.

     

Ce projet a pris naissance dans un contexte d'opposition au ZLEA, «Initiatives pour les Amériques», lancé par George Bush en 1990 puis concrétisé en 1994 au Sommet des Amériques, et donc dans un contexte d'opposition à l'ingérence nord-américaine dans les affaires politiques et économiques sud-américaines.

En 2005, la ville de Mar del Plata a accueilli le quatrième sommet des Amériques, marqué par de nombreuses protestations anti-US. Si bien que l'année suivante, elle mit sa priorité dans les initiatives régionales telles que le Mercosur ou la Banque du Sud après une décennie de partenariat avec les États-Unis.




Il ne me reste plus d'argent.

J'ai un aller simple pour Montréal.


Je profite des derniers instants de ce voyage, en sirotant un maté, une infusion traditionnelle issu de la culture des indiens Guaranis consommée en Argentine. Ici, il est fréquent de voir des personnes boire le maté dans la rue. Une boisson stimulante, aux effets semblables à ceux du café ou du thé et au goût fort et amer.



Pour le savourer les Gaúchos s'organisent en cercle où il passe de main en main selon un rituel très précis qui invite par exemple les participants à faire circuler la calebasse dans le sens anti-horaire afin de faire passer le temps moins vite. Cette boisson traditionnelle symbolise par ses rites de consommation la fraternité et l'hospitalité des Gaúchos.



Et l'on mange, bien entendu. Gracias Hernan, gracias por todo. Nos vemos.

On mange du asado, une grillade de viande (blanche ou rouge) ou des choripanes (sandwiches avec une saucisse). L’asado est presque le «plat national» de l’Argentine.


Si je termine par une note de cuisine, c'est parce que je m'en vais rejoindre une excellente cuisinière dans le cocon blanc de MTL.



Et même si je suis triste que la fin sonne après 8 mois de Liberté, je souris de retrouver le froid Québecois.

Et même si un cellulaire remplira à nouveau mes poches alors que je m'en passais très bien, ce sont des amis que je vais appeler.

Et même si je dois tâcher de faire des "Wow Westin", c'est du $ que je vais amasser.



Pour mieux repartir, oh que oui.

Parce que cette vie là est la meilleure, selon moi.


Résumons en 3 mots la période entre ces 2 longs courriers m'envoyant à Mexico City puis à Montréal.


-Liberté

-Féminité

-Sécurité


Je suis prêt, je m'en vais. Le choc sera terrible, de 30 à -5 degrés.

Mais pour saluer mon retour, MTL se pare d'une magnifique robe blanche qui lui donne toute sa magique beautée. Et quand la fonction aléatoire d'un lecteur de musique me lance le live de "Je suis parti" – Jean Leloup – alors que je suis en plein savourement musical sur le Boulevard Saint-Laurent, je lève les yeux au ciel, embué de flocons, en souriant :

- Mets-en que dieu existe.



http://youtu.be/SHfPLHPxL98
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Syndication :

Par olivenvadrouille
Le 14/12/2011 à 20:30:44
"Pour mieux repartir, oh que oui.
Parce que cette vie là est la meilleure, selon moi" : que je suis d'accord avec toi, cher patron américain...
A bientôt ici ou ailleurs...
Par Nicodeloin
Le 15/12/2011 à 07:58:02
Ailleurs.
Bengaluru.


Par sylvain leal
Le 15/12/2011 à 02:57:02
Moi ça me fait bien chier de te voir a chaque jour depuis le xx xx xxxx ta place n'est pas parmi les sédentaires nord-américains tu es un troubadour exceptionnel et j'ai hâte que tu te casse pour te revoir seulement dans xx ans si la météo le permet, car elle n'est pas toujours clémente avec les papillons!
Par Nicodeloin
Le 15/12/2011 à 08:00:11
Mais les escargots ils aiment la pluie donc c'est pas ça qui fucke la patente...
Merci.


Par Visto
Le 15/12/2011 à 14:09:07
Ola perorus !
Depuis le temps, je ne pensait même plus recevoir un mail de kikooboo, mais + c'est long, et + ça fait un p***** de bien!
Toujours à sillonner le monde, à profiter de la vie, à partager ta bonne humeur et à prêcher qui est le maestro des coups-francs au pays de Diego... Imdomptable Matrique !!!
Heureusement que t'as payé ta vidéo sur youtube, sinon je t'aurais maudit de ne pas partager l'évolution de ta tronche...

Tchusss
Par Nicodeloin
Le 16/12/2011 à 18:35:50
Ta fidélité mérite plus que des remerciements, mon brave.

On se voit cet été.


Par Torpedo
Le 16/12/2011 à 17:39:21
T'as vraiment tout fait avec ces deux frangines ?.... :)

Torp'

PS : Bonnes fêtes de fin d'année à Montréal !
Par Nicodeloin
Le 16/12/2011 à 18:37:20
:)
:)
:)
:)
:p

Non.

Bonnes fêtes à toi, Isa et les 2 gones!


Par Greg
Le 16/12/2011 à 22:27:35
Salut!
ça fait plaisir de retrouver Nicoldeloin!
Je vois que les coups francs de Juninho ont fait le tour de la planète. ça fait plaisir qu'un joueur de l'OL soit reconnu comme le meilleur tireur de l'histoire dans un pays où les joueurs de foot n'ont pas vraiment les pieds carrés!
Super ton diaporama, où j'ai pu apercevoir ma sale trogne... ;-)
Gros bisous
Par Nicodeloin
Le 20/12/2011 à 16:00:30
En mai, fais ce qu-il te plait !
Merci Greg, bisous !


Par michdesroutes
Le 20/12/2011 à 10:42:42
Lascard,

bien joué

bisous
Par Nicodeloin
Le 20/12/2011 à 16:01:18
Accordeon ?


Par une Marguerite qu'a un diamant sur la narine
Le 26/12/2011 à 13:45:19
*Un air de Saez*

« Sur mon tricycle en roues arrières,
j'me barre de l'autre côté d'la Terre,
Aller m'fumer une cigarette,
est-ce que t'aurais des allumettes ?

Je vais la nuit quand il est tard au gré des fantômes et des nues,
je demande aux gens dans la rue,
je demande si on t'a pas vu

J’demande aux rois de la nuit, ils m'disent tous que toi t'es parti, dans les bras d'une apocalypse,
qu'tu t'es tracé comme une éclipse

J'me fais du saut à l'élastique, j'me fais du saut en parachute pour demander aux goélands s'ils ont vu passer le printemps
Ils m'disent que t'es en AMERIQUE, que toi tu t'es barré comme ça, que t'as pris l'train d'une autre ville alors …

Sur mon tricycle en roues arrières, j'voudrais bien aller voir la mer.
Mais dis-moi toi est-ce que tu sais,
est-ce qu'on va tous au paradis ? »

Ces mots me font penser à ceux, comme toi, qui déambulent dans le monde à leur gré.

T'es peut-être pas le seul à parcourir le monde ...
mais les autres aventuriers font pas des diapos aussi bien que les tiens !

Par Jérémy
Le 23/01/2012 à 15:54:59
Hey Nico, je n'avais pas vu la conclusion de ce voyage. Superbe diapo en tous cas, continue de voyager, de parcourir la terre entière et de t'en imbiber.
A bientôt, j'espère, un jour. :)


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