Bolivie : Une feuille de coca et un jus de liane, por favor !

13/11/2010 - Pays : Bolivie - Imprimer ce message

La Paz, traduction de "La Paix" en espagnol.

Ce qui me choque et m'a immédiatement choqué, c'est que les gens... marchent doucement.

L'altitude, le manque d'oxygène.

Mais ils sont lents, marcher sur un trottoir, c'est en fait zigzaguer entre la foule.

La Paz, la capitale la plus haute du monde, en Bolivie, dans le pays le moins cher d'Amérique Latine. Mais il n'empèche pas que l'argent part aussi vite qu'ailleurs.

Bolivie, premier producteur de cocaïne au monde. Une culture basée sur la feuille de coca, une économie basée sur la feuille de coca. Surtout avant mais toujours autant.

Le président, Evo Moralès, serait un leader des narco-trafiquant, selon un chauffeur de taxi très cultivé avec qui j'ai parlé.

La Paz, le musée de la coca, à ne pas manquer.

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La feuille de coca est utilisée, de manière empirique, de très longue date par les Indiens des Andes qui mâchent les feuilles de coca ou les consomment en infusion pour les aider à résister à la fatigue et à l'altitude.

Aux alentours de 1800, des Européens ramènent des feuilles et les travaillent en laboratoires.

Ils en sortent la cocaïne, qui sera largement employée en ophtalmologie car pratiquement le seul anesthésique local dont disposent les chirurgiens.

Sigmund Freud fait quelques expériences sur ses effets et en conseille l'utilisation notamment comme aphrodisiaque, comme traitement des troubles gastriques, du mal de mer, de la neurasthénie ou comme traitement des addictions à l'opium, à la morphine et à l'alcool dans deux articles en juillet 1884 et mars 1885, avant de la proscrire en 1887 dans l'article « Cocaïnomanie et cocaïnophobie ».

Il l'a notamment prescrite pour essayer de soigner l'un de ses amis médecins, Ernst von Fleischl, de sa morphinomanie. Non seulement Fleischl continuera à prendre de la morphine, mais il développera une telle dépendance à la cocaïne qu'il sera contacté par le laboratoire Merck qui « avait remarqué son importante consommation de cocaïne et voulait apprendre ce qu'il savait au sujet de la valeur thérapeutique de ce remède ».

Fleischl devait mourir six ans plus tard morphinomane et cocaïnomane. Freud restera comme le premier cocaïnomane de l'histoire.

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La Paz, une rue vide, sombre, 1h du matin.

Erika, ma pote Argentine, annonce que c'est ici. Le chauffeur de taxi stoppe, nous descendons.

Un homme apparaît de derrière un mur. Elle le connaît, il demande mon passeport.

Je le lui montre, il sort son télephone, compose un numéro et annonce 2 personnes. Il nous dit d'attendre devant une porte, tout en restant au télephone. Il surveille les alentours.

Un bruit de serrure.

La grosse porte blindée s'ouvre, une tête surgit, lance quelques coups d'oeil puis nous fait signe de rentrer prestement.

Baoum.

La porte est refermée.

Nous avançons dans un petit sas, une deuxième porte à passer. Une troisième, où nous attend un des propriétaires des lieux.

Salutations, prenez place.

Une petite salle, un grand écran, de la musique, un bar, plein de sofas, des tables basses.

Bienvenue au bar clandestin de La Paz, le Ruta 36.


Ici, seuls les gringos entrent. Car tout Bolivien pourrait être un policier en civil et ce qui se consomme à l'intérieur est illégal.

À toutes les tables, des garçons, des filles, qui boivent, parlent, sourient, et par moment se mettent une paille dans la narine pour sniffer de la poudre blanche.

Tu en veux aussi ?

Simple, tu vas commander au bar. Ça coute 100 bolivianos le sachet, soit 11 euros.

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C'est l'ophtalmologue Carl Koller, qui a essayé la cocaïne sur le conseil de Freud, et le physiologiste Leopold Königstein qui appliquent les observations déjà faites sur le produit et pratiquent avec succès une anesthésie locale en chirurgie humaine. Ils présentent leurs travaux à la Société des médecins de Vienne, le 17 octobre 1884 dans un contexte où l'anesthésie locale est inconnue, la cocaïne est alors présentée comme « miraculeuse ».

Dans la fin des années 1800, elle devient populaire et s'incorpore dans les cigares, cigarettes, chewing-gum et dans les boissons.

Dès 1870, on voit apparaître la consommation populaire de vin dans lequel sont infusées préalablement des feuilles de coca. En 1871, le marché est dominé par une marque restée célèbre : le vin Mariani, du nom du pharmacien Angelo Mariani qui eut l'idée de commercialiser ce vin associé à un médecin, Charles Fauvel, ce qui lui confère une légitimité médicale (ce qui autorise l'émission d'un brevet). De nombreuses personnalités des arts, de la littérature et de la politique apportent leur appui au vin Mariani. Citons les plus prestigieuses : Thomas Edison, Jules Verne, Émile Zola, le prince de Galles, monseigneur Louis Duchesne et même le pape Léon XIII, qui ne quittait pas sa fiole.

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S'en foutre plein le nez, pour essayer. À toi, à moi, à toi, à moi, à moi, à toi, à moi, à toi, à moi, à toi, à toi, à moi, à toi, à moi, à toi, à toi, non merci je découvre j'y vais molo, à toi, à toi.

Hé, tu devrais y aller doucement, j'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose...

On danse. Évidemment, parce que ça te files du pep's, alors tu n'es pas fatigué et tu bouges jusqu'au bout de la nuit. Tu seras surpris de voir que le soleil est déjà levé quand tu sors.

Et ça fait parler... Ça te décoincerait un autiste.

Tu vas adresser la parole à n'importe qui et tout le monde vient te voir. Ambiance sympa, festive, un type danse comme une furie la tête dans les enceintes et j'emmerde le DJ à lui demander du rock sans arrêt.

Aller se coucher à 7 h du matin et ne pas réussir à dormir à cause des effets, alors que des restes de cristaux te tombe du nez.

Je n'aime pas beaucoup cette drogue. Elle est très addictive, alors mieux vaut l'éviter.

Puis l'effet n'est pas plus plaisant que ça, au final.

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Quant au Coca-Cola, il est créé à l'origine (en 1886) pour satisfaire la demande du marché américain pour une boisson populaire à base de cocaïne, mais ne donnant pas prise aux critiques des ligues de tempérance qui s'insurgent contre les produits Mariani.

En 1906, la proportion de cocaïne fut considérablement réduite mais la cocaïne persista dans la composition de la boisson jusqu'en 1929.

En 1914, les états américains ont réglementé l'usage et la distribution de cocaïne par l'adoption du "Harrison Act", ce afin de réduire la criminalité pour en interdire peu à peu l'usage.

Dès le début des années 1960, la consommation redevient préoccupante pour exploser à la fin années 1970 faisant la fortune des cartels.

Plusieurs conventions se tiennent sous l'égide de l'ONU afin de la combattre. Ces conventions prohibent la production, le commerce, la détention et l'usage des drogues (excepté à des fins médicales) et ont directement influencé les législations des pays signataires. La convention unique sur les stupéfiants de 1961 porte principalement sur la coca, l'opium, le cannabis et leurs dérivés. La cocaïne sera progressivement interdite dans la plupart des pays à mesure qu'ils adaptent leur législation propre et classée comme stupéfiant.

Dans les pays occidentaux, durant une bonne partie des années 1980 et 1990, la cocaïne est associée aux classes aisées, notamment aux milieux, de la politique, du cinéma et de la chanson qui la consomment dans un but de dopage. Mais l'augmentation exponentielle de sa production – malgré les différentes campagnes mondiales de lutte contre cette drogue – contribue à faire chuter les prix de revente à la dose et la cocaïne est consommée dans tous les milieux depuis le début des années 2000.

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Ca se trouverait de partout, selon les nombreux consommateurs que je rencontrerais par ici.

J'en ai déjà cotoyé des gros, de consommateurs. Un bon pote en est un et m'a un jour dit : Je te conseille de jamais essayer parce que c'est tellement bon que tu ne pourras plus t'en passer.

J'ai pas trouvé ça tellement bon. Regardons les effets négatifs :

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L'usage de la cocaïne provoque :

– la sensation d'avoir la gorge gonflée ;

– une forte euphorie ;

– un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) qui provoque une désinhibition ;

– une indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim.

Ces effets vont laisser place ensuite à ce qu'il est commun d'appeler « descente » ou craving : un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs tels que antidépresseurs, anxiolytiques, calmants divers.

Effets à court terme :

Augmentation du rythme cardiaque (tachycardie), voire troubles du rythme cardiaque; Augmentation de la pression sanguine (hypertension) et de la respiration;

Hyperthermie ; crampes, tremblements, spasmes, épilepsie;

Saignements de nez, anosmie durant 48 heures en cas de prise par voie nasale.

La levée des nhibitions peut provoquer une perte de jugements entraînant parfois des actes inconsidérés, tels que la violence, des comportements très agressifs.

Effets à long terme :

Consommée de façon régulière, la cocaïne peut provoquer :

La nécrose des parois nasales chez les usagers prisant régulièrement la cocaïne;

Des troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des accidents cardiaques;

Des troubles de l'humeur : irritabilité, paranoïa, attaque de panique, dépression;

Des troubles du système nerveux : panique, sentiments de persécution, actes violents crises de paranoïa et hallucinations.

Une augmentation de l'activité psychique : des insomnies, des amnésies, des difficultés de concentration, tics nerveux, etc.

Une dépendance psychique rapide et forte. On estime que 20% des usagers deviennent dépendants. La dépendance à la cocaïne est parfois réversible mais même après un arrêt complet de consommation, il faut attendre de 12 à 18 mois sans rechute pour être considéré comme « guéri ».

La tolérance ne concerne que certains des effets notamment l'euphorie et est fortement liée aux sensibilités individuelles.

La consommation « en rail » favorise les transmissions virales (hépatite B, hépatite C et sida).

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Non, vraiment, je déconseille.

Allons plutôt dans la jungle Bolivienne pour refaire une scéance d'ayahuasca. Comme promis.


Plus de bus, route fermée par une grève.L'avion coute bien plus cher mais prend 19 heures de moins. L'atterissage est folklorique. Alors qu'une Allemande a une crise de rire provoquée par l'angoisse et qu'une vieille Bolivienne se signe sans arrêt, l'avion tangue dangereusement avant d'atterir. Pfiou, une bonne frayeur.

Je me lies d'amitié avec cette allemande que j'avais aidé dans l'aéroport, ainsi qu'avec une Irlandaise qui va laisser ces quelques lignes en Gaëlic :

Go raibh tú daibhir i mí-áidh

Agus saibhir i mbeannachtaí

Go mall ag déanamh namhaid, go luath a déanamh carad,

Ach saibhir nó daibhir, go mall nó go luath,

Nach raibh ach áthas agat

Ón lá seo amach.


Une agence propose des scéances d'Ayahuasca. Ce soir, il y aura 2 personnes, mais je peux pas pour ce soir, il y a un jeun minimum à respecter : Un jour sans viande et 2 sans sexe.

J'espères qu'il y aura des gens demain, car je veux pas le faire seul.

Bien entendu, ça se passera comme ça. Même que le shaman est à la bourre. Je le suis, on prend une petite barque pour traverser le fleuve, ensuite une moto puis finalement, s'enfoncer d'une demi-heure dans la jungle en marchant, pendant que le shaman me recence les bestioles qui peuvent potentiellement s'en prendre à moi durant la nuit.

Nous arrivons dans un hangar sans mur tellement dégueulasse que le seul endroit où j'ose poser mon sac est un clou sur un pilier.

Le mec me parle sans arrêt de ses problèmes d'argent.

  • Hé, je suis en pleine introspection, je suis pas ouvert aux autres et t'es sensé le savoir.

Il a 10 ans d'Ayahuasca derrière lui, qu'il dit. Il ne chantera pourtant pas. Il attend sans rien dire, fumant cigarettes sur cigarettes, sans en avoir pris.

Moi je suis couché à même le sol, le corps sans force aucune, le cerveau bouillonant.

C'est pas du sérieux cette scéance là.

La couleur du breuvage était différente de la première fois, mais ce fut aussi dégueulasse que la première fois.

J'ai mis 30 minutes à finir mon verre. J'étais déjà parti quand je lui ai rendu la tasse.

Une horreur ce goût, t'as intérêt de savoir faire des culs-secs parce que si tu le dégustes, tu gerbes.

Et justement, je n'ai pas gerbé de toute la scéance. Par contre, une faiblesse corporelle impressionante. Des points lumineux se transformant en hallucinations légères apparaissaient dès que je bouge un poil.

Les premières rafales d'une tempète se lèvent et envoient voler le hamac dans lequel je vais passer la nuit. Il se met à pleuvoir des cordes. Obligé de me lever. Je tiens pas debout, j'ai l'impression que je vais m'effondrer. Je vois de l'amour partout mais merde... je paye un toit et un lit pour pouvoir laisser mes affaires et pourtant je vais dormir au milieu d'une plantation de bananiers, en compagnie d'un type qui a des problèmes financiers et qui me suggères fortement de dormir dans la tente, avec lui.

La nuit porte conseil, je crois que j'ai beaucoup appris cette nuitée là, dans mon hamac bercé par le vent.

Énorme merci, doc Ayahuasca.

Visiteurs de l'amazonie, ne passez pas à côté de cette plante.

Malgré que :

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Un tourisme lié à l’ayahuasca s’est grandement développé ces 50 dernières années. Il est évident que l’intérêt du public pour cet hallucinogène émerge dans les années 60, au moment où l’utilisation de substances psychédéliques augmente considérablement dans les sociétés occidentales.

Avec un intérêt grandissant des traditions indigènes non-occidentales, on assiste rapidement au développement d’un tourisme en Amazonie recherchant ce type d’expériences, qui de plus en plus deviennent sans grand rapport avec la réalité profonde du terrain et la véritable pratique socio-culturelle locale. Actuellement le développement croissant de l’information par internet, a permis l’essor de tour-opérateurs ou d’agences de voyages qui organisent des visites de communautés indigènes incluant dans le voyage des pseudo-expériences de chamanisme avec consommation fast-food d'ayahuasca.

Ce fut ça.

Pour terminer, un paragraphe sur l'utilisation de l'ayahuasca dans le traitement des toxicomanies.

Certains principes actifs contenus dans le breuvage sembleraient apporter des effets positifs dans les traitements de la maladie de Parkinson et d’autres pathologies neurodégénératives, ainsi que dans les traitements de troubles psychiatriques et de la dépression.

Très récemment, après de nombreuses années de stagnation suite à un moratoire mondial sur la recherche des agents hallucinogènes et à une réticence de financement alloué à ces domaines de recherche, de nombreux pays ont révisé leur position et commencent à approuver l’expérimentation des effets physiologiques et thérapeutiques des hallucinogènes sur des sujets humains.

Ces études ne sont évidemment qu’un début dans cette approche thérapeutique et ne sont qu’au stade théorique et expérimental, mais déboucheront peut-être un jour sur la découverte de nouveaux traitements et médicaments.

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Franck est ce qu'on pourrait appeler un aventurier Néerlandais. Du moins, il part seul une fois par an passer plusieurs semaines à faire des safaris ou des treks dans la jungle. Nous allons manger ensemble, j'écoutes avec délectation ce tout frais quarantenaire me raconter ses faces à faces avec des sangliers sauvages en Amazonie ou ses passages de frontières en Afrique, sur lui braqué les kalachnikoffs d'enfants-soldats.

Puis je m'en vais, parce que la jungle, c'est calme et indigènes, mais aussi moustiques et torride chaleur.

Retour à 3000 mêtres d'altitude, de la neige tombera sur les hauteurs de La Paz alors que je me rends dans la "Zona Sur", le quartier riche de la ville, ressemblant un peu à un joli coin d'Amérique du Nord.

Une Américaine, une Australienne, un Québecois, un Français, tous saouls.

Une boîte de nuit, un Bolivien qui l'est 3 fois plus. Il n'arrête pas de me prendre dans ses bras et veut à tout prix me donner son pull.

  • Non, j'ai pas de place dans mon sac, si tu me le donnes je vais le laisser à l'hôtel. Et moi j'ai rien à te donner en retour. Boludo.

Le temps commence à être compté : Je dois me dépécher de rallier Buenos Aires. En route pour le sud de la Bolivie, prendre un train pour Uyuni et voyager pour la vie !

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Par Torpedo
Le 14/11/2010 à 19:46:49
Content que cela ne te plaise pas plus que cela. Certains se sont perdus en cours de route...Continue la tienne...Y'a encore pleins de belles choses à découvrir, loin de toute cette merde :)

Torp'
Par Nicodeloin
Le 14/11/2010 à 23:38:24
J'approuves la conclusion...

Tio'


Par Olivendrouille
Le 14/11/2010 à 21:25:08
Coco, sexo et altiplano !!!

Et arrêtes un peu de te défoncer la gueule :)
Reviens aux petits plaisirs simples de la vie quotidienne, tellement plus riches et salvateurs...

Prends soin de toi mon Gringo !

Par Nicodeloin
Le 14/11/2010 à 23:39:49
Promis !


Par ben
Le 15/11/2010 à 09:08:53
tu essayeras vraiment tout l'ami


tu as raison avec modération car il n'y a que comme ca que l'on peut se faire son propre jugement


a la prochaine
Par Nicodeloin
Le 15/11/2010 à 19:20:29
Pas trop perdu dans la nouvelle structure ?
Par ben
Le 16/11/2010 à 07:13:45
ca va

cela reste assez pratique

c'est encore toi qui a tout changé hihih



Par Gregorinho
Le 28/11/2010 à 01:00:25
Combien de séances d'ayahuasca avant que tu deviennes toi-même Shaman?

Bonne route au pays du Che!
Par Nicodeloin
Le 28/11/2010 à 01:31:22
:-)

200.
300.

Y'a du chemin à faire pour se rendre là...

Tu veux le faire avec moi ?

En tout cas, j'ai manqué de faire la route du Che. Mais bon, si c'est aussi commercial que son effigie, pas de regrets...
Par Gregorinho
Le 28/11/2010 à 18:04:18
C'est sûr que ça me dirait bien le trip shamanique (bien plus que la coco!)... et d'autant plus avec toi!

L'image du Che est certes devenue un objet mercantile, mais son histoire et ses idées restent pour moi authentiques, même si elles sont trop peu connues! La plupart de ceux qui arborent un T-shirt à son effigie ne connaissent que l'icône mais pas le personnage.

A plus amigo!




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