Ayahuasca

05/11/2010 - Pays : Pérou - Imprimer ce message

Je marche dans Puerto Maldonado. Une moto semble suspecte. Parce qu'ils sont deux dessus et que le passager, juste après qu'elle m'ait doublée, s'est penché pour parler dans l'oreille du conducteur. Elle fait demi-tour, retourne au bout de la rue et refait demi-tour. Je ne m'en fais pas, je fais confiance, je ne veux pas jouer à la paranoïa.

Elle s'approche par derrière. Elle me frôle. Une main se tend, le passager arrache la casquette de mon crâne.

Plumé.

Je reste interdit, croyant encore à une blague. Peut-être vont-ils faire demi-tour pour me la rendre en riant, me demandant d'où je viens et m'inviter à prendre une Cusqueña Negra.

Non, la moto disparait au prochain croisement. Je tente de courir mais je reviens d'avoir fait mon marché et j'ai 1 sac dans chaque main. C'est fini. Ce n'est plus ma casquette, c'est la sienne.

Je déplie la lame de mon couteau et arpente les rues de la ville en scrutant toutes personnes à moto ou à pied. Si je le vois, ce voleur, je lui fais pisser dans son froc.

Ce qui me désole, c'est que je l'avais senti venir...


Je croise Jamie, ma voisine dans l'espace Kapievi, qui me dit que je ne peux pas sauter à la gorge de quelqu'un avec un couteau par ici, car je me mettrais à dos tout le monde et me prendrais une sacrée branlée. Je range mon canif avec l'envie de brailler :

  • Je crois que tu comprends pas : Je suis émotivement matérialiste et on m'a volé ma casquette !

     

Mais à la place :

  • C'est pas grave, elle avait fait son temps.

     

3 ans et demi sur mon crâne, achetée au Vietnam. Puis ça m'obligera à soigner mes coupes de cheveux.

C'est qu'une casquette, et même si j'aurais préféré qu'il vienne me la racketter en face à face, je mets ma colère de côté pour reprendre ma route jusqu'à ce sympathique lieu de zénitude en dehors de la ville, en pleine jungle, où je loge.

Je me prépare mentalement à une expérience : ce soir, je vais essayer l'ayahuasca, une plante médicinale qui se consomme durant une cérémonie invoquant les puissances supérieures comme Pachamama, la Terre Mère. Elle provoque des hallucinations et permettrait de s'élever de son corps pour un voyage spirituel à l'intérieur de soi et jusqu'à très haut dans le cosmos.

Je résume grossièrement.


19h30, le shaman parle dans un espagnol trop rapide, du mal à tout saisir. Il fait nuit noire, il y a d'autres Péruviens autour de nous, la trouille s'installe. Préférence pour faire ça à l'intérieur de nos habitations, bien plus pratique et sécuritaire. Parce que là, si bien compris, ça va se passer dans la jungle profonde. Le gars continue, dit que si je veux changer de pensées et expulser une vision, je dois souffler très fort avec la bouche. Il raconte qu'il y a 5 points importants, la santé, le travail, l'amour et pas compris les 2 autres.

Ce shaman, il a une tête sympathique mais l'oeil filou. Il n'articule pas, pour dire la vérité. À la fin de son speech, il demande si tout est compris.

Dire oui, alors que non, sauter sans parachute.

Aucune idée de qui sont tous ces gens, connais que 3 depuis quelques heures, les suivre quand même pour je ne sais où afin de boire un jus de liane qui nous fera communiquer avec les cieux. Cette curiosité qui titille et m'accroche fermement au 4*4 alors qu'il s'enfonce dans la jungle par un chemin défoncé.

Dans la benne à l'arrière du pick-up, 2 Péruviens, dont Ernesto, qui raconte à l'autre ce qu'il connaît de l'expérience. Il annonce que vomir fait partie du processus naturel de la cérémonie, mais que certaines personnes vont jusqu'à se vider également par le cul. Je bondis :

- Hein, quoi ! Y'en a qui se chient dessus ?

- Si amigo, répond-il tout sourire. Ça te fait peur ?

- Rayos ! C'est que j'ai un pantalon en lin blanc...

Et on rigole. Ce sera la dernière fois.


20 minutes plus tard, nous arrivons. C'est loin. Si j'en ai marre et que je veux rentrer à pied, ça prendra plus d'une heure. Dans le noir.

Le moment fait flipper.

Les personnes rencontrées avec qui l'Ayahuasca était sujet de discussion étaient intéressés mais craignaient quelque chose. Évidemment, des histoires de vol, de folie et d'arnaque tournent au milieu des on-dits.

Restons sur nos gardes. En dire le moins possible. De toutes façons, l'atmosphère est pesante par son silence. Le rompre paraîtrait innoportun.

Une grand bache de plastique est étendue sur le sol et nous nous asseyons dessus en tailleur, nous sommes une dizaine, la majorité sont Péruviens.

Plusieurs en sont à leur première fois, ça rassure un peu, malgré que j'ai 1000 fois le temps de me demander ce que je fous là.

Le shaman prépare tout son business en invoquant des tas de trucs, on comprends rien mais le silence règne, des gamins qui découvrent. Il n'y a que la lumière de la lune pour éclairer cette clairière au bord du fleuve. Des tas de bruits autour de nous, probablement des bestioles. Un tigre aurait été aperçu dans les environs il y a peu.

Le sourire, parce que même si le moment est inconnu et que par conséquent il effraye, je me sens vraiment au sein d'une expérience unique, vraiment en voyage, dans la découverte. Ça fait tellement longtemps sans cette impression.

Le shaman fume du tabac noir dans une énorme pipe. La fumée pue. Il fait des incantations tout en préparant à l'aide de sa lampe frontale la mixture d'ayahuasca qui a une couleur brune peu apétissante.

Une fois qu'elle est prête, il passe devant chacun des buveurs pour lui souffler de la fumée à la gueule, puis au dessus du crâne. Ça serait pour ouvrir le tunnel.

Il offre une coupe à chacun, pleine d'ayahuasca, qu'il faut se taper cul-sec.

Et chacun attend son tour, le coeur battant.

Il fait sombre, on ne peut distinguer les visages, et ça vaut mieux parce que la boisson est immonde. Un truc tellement plus que dégueulasse qu'il faudrait inventer un mot pour en décrire le goût.

Ensuite, on attend, fumant et buvant de l'eau.


Au bout de 15 minutes, un premier gars se lève et vomit tout ce qu'il a.

Un deuxième le rejoint peu après. Un autre dans la foulée. Les bruits de râles déchirent l'air, alors que le shaman chante.

Ventre gargouille. Ca devrait bientôt être mon tour. Sauf que pas envie de vomir.

30 minutes plus tard, toujours rien.

Ne ressens rien. Serait-il possible esprit trop puissant et ayahuasca fonctionne pas sur moi ?

Qu'est ce tu racontes comme bêtises ? Attends un peu.

Et voici, les premières déformations de la vision, les formes autour sont tels des pixels en noir et blanc, comme une photo avec un vieux appareil numérique.

Aie, un moustique a frôlé ma main.

Non, en réalité, ce sont des sensations étranges qui emplissent doigts. Guitariste, de l'énergie viendra chatouiller tes mains. Salive dans bouche. De plus en plus. État d'ébriété avancée, juste avant la fatale galette.

Ça y est, c'est à moi, doux lever, quelques pas puis retour pour briquet - lumière.

Le trouves pas. Une autre personne se lève et va se vider péniblement en suffoquant. Elle a l'air de souffrir.

Alors que le shaman chante en espagnol quelque chose qui pourrait se traduire comme "Merci docteur Ayahuasca de nous permettre de nettoyer notre corps et de jeter nos impuretées. Jettes les, jettes les !"

M'enfonce dans jungle d'une dizaine de mêtres.

Obéis shaman, me vidant en silence au pied d'un arbre. Souffrance désagréable, mais se termine rapidement. Il faut 2 petites minutes pour ressentir du bien-être dans mon corps.


Et à partir de là, que du bonheur.


Comme un kaléidoscope, des images se forment dans cerveau, devant yeux, me balance doucement au rythme du chant du shaman qui demande la permission de s'élever, qui nous incite à s'élever.

Tout a une sensation différente. La vision, le toucher, le ressenti. Tout est amour au fond. Les pensées valsent, tout n'est qu'amour, conclusion : il faut être d'accord.

Être d'accord avec tout est la clé du bonheur.

Pato, un Colombien sympathique et très zen, sort une poche de billes et entame un rythme. Regarde, souris. C'est beau. Tout semble beau, Amour et Compassion pour tout autour.

Lever, fumer clope. Le ciel, les arbres, un animal qui détale. Pas peur de lui, non, juste lui envoyer de l'amour.

Rigoles, mon copain Harry ! C'est fucké ce qui se passe, mais tellement merveilleux à vivre. On peut s'auto-analyser.

Pourquoi seul depuis plus de 10 minutes dans mon coin alors qu'ils sont tous assis là bas, à se laisser guider par les incantations ?

  • Peut-être.

  • Marginal qui de manière viscérale ne peut se faire à une pensée unique qu'on lui a dicté.

  • Peut-être.

  • Preuve en direct.

  • Peut-être.

  • Préfèrance à s'éloigner et découvrir par soi-même plutôt que d'être guidé.

  • Peut-être.

  • Choisir sa voie seul.

  • Sûrement.

  • Fuir les responsabilitées.

  • ... Ça va, j'fumes juste une clope !

Un gars se vide encore, il émet des râlements bruyants. Il souffre de manière évidente. Compassion, envie de revenir dans le cercle pour lui toucher l'épaule, pour montrer soutien. Mais peur de le déranger. Puis a vomi tout autour de lui et c'est trop noir pour éviter.

Des images de personnes, parler tout seul, discrètement. Elles. Voilà ce que je ressens.

Aimer comme il faut. La jalousie s'en va. Aimer comme il faut c'est comme ça qu'il faut faire, toi apprendre moi ?

Une confiance aveugle. Heureux, juste heureux.


Je retourne m'asseoir.

Une guitare !

Idée repoussée avec un sourire qui signifie "Profites de l'instant".


Pierrina, la maîtresse de maison de Kapieivi, se met à chanter à la gloire d'un Dieu tout en secouant un branchage au dessus de sa tête.

- No hay otros Dios tan grande como tu !

Sceptique. Crois pas en des forces supérieures. Croyance en l'Amour, croyance qu'il faut se donner la main. Croyance au sourire. Croyance en l'Olympique Lyonnais, même si croyance que non judicieux de voir notre humeur dépendre d'une game de football.

Un Dieu au dessus, non. C'est peut-être pour celà que je n'arrive pas à m'élever.

Essayer. Couché sur le sol car les forces manquent après la journée de jeun. Les yeux dans les étoiles, au travers des branches sombres de quelques palmiers, essais d'élevation. Ça ne prend pas.

Alors rester là et laisser les pensées vagabonder dans des espèces d'hallucinations. Cerveau au taquet.

On est bien, copain Harry !

Ressentir avec délectation toutes les parties du corps. Fait penser stage de boudhisme de 10 jours, où du mal à ressentir vague à l'intérieur corps, et là elle y est !

C'est facile, c'est beau !

Il y a un silence. Ça doit faire 1h30 que le Shaman chante, il a besoin d'une pause. Il demande si quelqu'un veut chanter. Personne ne se manifeste.

Couché sur le sol, les yeux grands ouverts, Pierrina :

- Nico, canta....

- No tengo mi guitarra. La proxima vez.

Le shaman émet un petit rire. Décision de retenter l'expérience. C'est tellement bon.


Ressentir la vague

Pourquoi violence ?

Pourquoi jalousie ?

Comment enfance ?

Aides à rappeler.

Aides à soigner.

Aides à élever.


Tout s'arrête en une minute. Je me sens de nouveau normal. En un claquement de doigt, l'effet est parti.

Je devrai attendre que les autres se relèvent pour que nous allions enfin nous coucher.

Ça fatigue l'ayahuasca.

Mais ça vaut le coup de voir ce que c'est :

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L'ingestion d'ayahuasca qui est purgatif et hallucinogène entraîne une sorte d'ébriété, avec des nausées et vomissements. La prise de la plante se fait dans un cadre rituel, de préférence dirigé et contrôlé par un chaman.

La consommation d’ayahuasca est généralement dépeinte par ses utilisateurs comme une expérience positive, mystique, favorisant l’introspection et permettant une compréhension profonde du monde et de soi. Les risques psychiques, mentaux et relationnels liés à l'ingestion de l'hallucinogène sont généralement passés sous silence.

Cet hallucinogène procure des "visions" interprétées comme des phénomènes de clairvoyance et sont souvent considérées par certaines sociétés amazoniennes, comme plus réelles que le monde du quotidien.

Selon les Amérindiens, elles se présentent fréquemment, soit comme des scènes avec des animaux (jaguars, serpents) soit sous forme de paysages ou de villes. De nombreux témoignages font état d'expérience mystique et de transformation des rapports avec le monde, sentiments forts éloignés d’une confusion mentale à l’égard des personnes, de l’espace ou du temps.

Son usage traditionnel lié aux échanges avec les esprits de la surnature, permettrait d'accéder à des fonctions thérapeutiques, mais aussi à celles permettant de se concilier la faveur des esprits.

Selon certaines tribus indigènes, l’ayahuasca leur ouvrirait des portes d’une réalité « plus solide » ou « plus complète » que celle que nous laisse entrevoir nos sens à l’ordinaire, leur permettant de communiquer avec les esprits ou les ancêtres. L’idée centrale du chamanisme est d’établir un contact avec le monde surnaturel à travers les expériences extatiques d’un intermédiaire professionnel, le chamane.

Son usage le plus important est cependant thérapeutique.

Le chamane et le patient absorbent le breuvage et tout deux tombent dans un état de transe pendant lequel le chamane apprend les causes de la maladie et le moyen d’y remédier par l’utilisation des plantes de la forêt. Chez d’autres tribus, seul le chamane consomme la drogue, avant de diagnostiquer son patient.

Les conceptions pour un usage strictement thérapeutique sont le fruit entre la rencontre des conceptions chamaniques et celles des guérisseurs espagnols ayant migré dans le bassin amazonien. « L’ayahuasca est pensée comme une purge qui nettoie le corps, le c½ur et l’esprit ». Cependant, « plusieurs spécialistes indigènes, « affirment qu’il faut de longues années de pratique, jusqu’à 25 ou 30 ans, pour atteindre une vraie maîtrise de l’ayahuasca et pour être à même de l’administrer dans de bonnes conditions.

Les bons ayahuasqueros sont donc rares. Ces spécialistes disent aussi que l’ayahuasca n’a pas que des utilisations positives. Plusieurs « occidentaux ont payé au prix fort leur côtoiement du côté négatif de l’ayahuasca : malaises psychiques et physiques, dépressions aggravées, et même plusieurs suicides », lorsque les séances d'ayahuasca ont mal été administrées.

Les effets apparaissent à partir de 30 minutes et se poursuivent pendant plusieurs heures.

On distingue deux types d'effets : les effets psychotropes centraux et les effets périphériques.

Les premiers sont caractérisés par :

apparition de phosphènes

modifications de la perception, amplifications des perceptions auditives et visuelles

hallucinations, incluant des visions multicolores en mouvement

épisodes de « rêves »

changements de la perception du soi et de la réalité: processus de pensée complexes et état général de prise de conscience

sentiments de vigilance et de stimulation

effets cognitifs non perceptuels : idéations intellectuelles et spirituelles

expériences mystiques

La consommation d'ayahuasca s'accompagne de différents effets périphériques physiologiques:

accélération modérée du rythme cardiaque (5-15 bpm)

augmentation de la fréquence respiratoire

élévation de la pression sanguine (10 mm Hg)

dilatation de la pupille (mydriase)

potentialisation des médicaments sérotoninergiques ;

Chez la plupart des individus, l'ayahuasca cause des:

nausées transitoires

vomissements

Aucun cas de décès suite à l'ingestion d'ayahuasca n'a été documenté ou rapporté dans la littérature ethnographique ou médicale. L'ensemble des études pharmacocinétiques et psychologiques conduites par des chercheurs de différents pays et pratiquées sur des sujets humains ont conclu que l'ayahuasca ne présentait pas de toxicité, ni aiguë, ni à long terme.

L'ayahuasca est de plus reconnue comme non addictive. Dès lors, s'il n’est peut-être pas possible de parler de toxicité de l’ayahuasca à ce jour, il n’est pas non plus possible de passer sous silence l’existence de complications aiguës, de crises descriptibles avec les mots de la psychopathologie.

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Je vais vous raconter le coup de la cigarette.

Jamie, l'Américaine, ne fume pas.

L'ayahuasca donne énormément envie de fumer.

À un moment donné, elle a eu envie de fumer.

Elle a demandé au shaman de lui donner une clope.

Sans ouvrir la bouche.

C'est elle qui me l'a certifié. Et elle ne blaguait pas.


Moi, je me rappelle très bien du moment où le shaman se penche vers elle pour lui offrir un de ses gros barreaux de chaises rempli de tabac brun.

J'avais trouvé ça interpellant, le fait qu'il offre sans rien dire une cigarette à cette fille. Parce qu'il n'avait pas offert de clopes depuis le début, et que dans cette cérémonie silencieuse, il n'y avait aucune raison qu'il lui offre une cigarette seulement à elle, comme ça, d'un coup, ça n'avait pas de bon sens.

L'intrigue fut résolue, tout colle. Ils avaient communiqués par télépathie.

J'attends 5 jours la prochaine scéance. Il n'y a pas grand chose à faire ici, il vaut mieux avoir des occupations.

La scéance est annulée.

Tant pis. Je tires la tronche 4 minutes et part dès le lendemain pour Cusco. Ayahuasca, on fera ça en Bolivie, je peux pas rester trop longtemps ici et sur le papier ça sera moins cher.

Je retrouve de récentes connaissances, nottament au sein d'une situation très délicate au cours d'une soirée qui se terminera avec les pertes d'un briquet BIC (un trésor ici au vu de la qualité des "encendedor"), de 30 pesos et d'une boucle d'oreille.

C'est pas grave, ce sont les meilleures.

 

Et en plus je me sens bien dans ma peau en entrant en Bolivie !

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Par Torpedo
Le 06/11/2010 à 08:47:55
Welcome dans les trips hallucinogènes....Mais abuse pas trop quand même... Les Québécois disent souvent qu'une fois à l'année c'est bien suffisant car ça fuck la tête. Je suis entièrement d'accord avec eux.

En tout cas, c'est le genre d'expérience marquante... Enjoy !

Torp'
Par Nicodeloin
Le 07/11/2010 à 22:53:57
Ce fut marquant et ça a changé beaucoup de choses dans ma vie.
Du moins une seule, mais quelle chose !! :-)

Bises à la famille !


Par The Dude
Le 06/11/2010 à 18:09:37
extrêmement intéressant !
Par Nicodeloin
Le 07/11/2010 à 22:54:34
Boube ?


Par guillaume
Le 07/11/2010 à 19:55:26
Oh pas mal!
Par Nicodeloin
Le 07/11/2010 à 22:56:37
Enrichissant, on aurait du faire ça au Vénezuela... ;-)


Par ben
Le 08/11/2010 à 08:34:04
Ramène moi un peut de ton truc hihihi


joli trip bien vu l'ami


Par olivier
Le 11/11/2010 à 02:32:41
criss méchante histoire , j'ai pas finit je de redonne des news pcqw ma bouffe viens d'arriver! salut a bientôt


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