Au milieu du Monde, l'Équateur.

20/10/2010 - Pays : Equateur - Imprimer ce message

En sortant de Colombie, j'en suis au point que quand je vois un bus, je vomis.

Ce qui me marque à l'arrivée dans la ville frontière côté Colombien, c'est le changement de style chez les gens, ils portent énormément de chapeaux melons et se distinguent clairement par leurs racines Andines.

Il y a ce couple d'Allemands dans le même bus, qui requièrent mon aide à l'arrivée, puisqu'ils ne parlent pas Espagnol. Il est tard, nous passerons la nuit du côté Colombien ensemble, pendant que le gars me détaillera les avantages et inconvénients de voyager en couple.

Aucun problème n'est à déclarer pour cette frontière. De toutes façons, dès que tu es en groupe, tout paraît plus facile.

Je prends un bus pour la capitale de l'Équateur, Quito, tandis qu'eux s'en vont dans une autre direction. Je les recroiserais un mois plus tard, au milieu d'une rue de La Paz, alors que le gars ne va pas me reconnaître tout de suite et penser que si j'arrive sur lui en souriant, mon bonnet sur la tête, c'est pour lui piquer le sac de bouffe qu'il trimballe.

Merci.

QUITO

À l'arrivée sur Quito, il fait nuit noire, et la carte du Lonely Planet n'est pas actualisée, ce qui signifie que je ne descend pas au bon endroit et me retrouve à la deuxième station de bus, très très loin dans le sud, alors que le jeune Équatorien à mes côtés me conseille l'itinéraire suivant :

Demander au chauffeur de me déposer à un carrefour entre plusieurs voies rapides afin que je puisse prendre un minibus pour qu'il m'emmène dans le centre, et de là prendre un taxi jusqu'à mon hôtel, situé dans le quartier Mariscal Sucre.

Parce que selon lui, le métro bus est une galère sans nom et me prendrait une bonne heure.

Selon mon guide, il faut éviter de prendre ce transport en commun la nuit parce que plusieurs agressions ont étés enregistrées.

Et bien j'espère qu'il est pas actualisé non plus sur ce point là parce que j'aime pas l'idée de me retrouver à 9 heures du soir au mileu d'un carrefour de voies rapides, en dehors de la ville, avec toutes mes affaires. Il doit pas se rendre compte de ce qu'il me propose, ce chic type là.

Une heure de galère en métro, au milieu d'un tas de gens qui trébuchent sans arrêt sur mes sacs. Bien évidemment, j'ai hâte d'arriver.

Et j'y arrive, j'ai opté pour l'auberge "El Cafecito". Un lit en dortoir s'il vous plaît, le moins cher bien sûr.

J'ouvre la porte de la chambre contenant 4 pieus, dont l'un du bas est occupé par quelqu'un qui dort, emmitouflé dans ses couvertures, au milieu de l'obscurité. Je sais que c'est un Français, l'ayant lu sur le registre de la réception.

Comme je fais le moins de bruit possible pour ne pas le réveiller, il ne se doute même pas que je suis là, au milieu de la chambre.

Et il lâche un énorme pet.


Je tressaillis.

Qu'est ce que c'est que ça ? C'est quoi cet accueil de peintre ?!


Au trois quart amusé et un peu outré, je fais une petite réflexion.

Lui ne bougera pas d'un poil, j'en conclus alors qu'il est pétenanbule et descend au bar pour commander un plat de spaghetti aux champignons.

J'attends à une table, au milieu de ce bistrot bien rempli, en sirotant la bière que je m'étais promis dans le métro-bus, lorsque je vois entrer ce grand blond qui cherche du feu. Immédiatement, je reconnais sa nationalité : Il a une bonne tête de chez nous.

Je lui tends mon briquet et lui demande :

 - De donde eres ?

 - Euh... Francia. Tu... euh.. hablas english ?

 - Oui, mais j'évite en ce moment.

 - Ah, t'es Français !

Je lui fais signe de s'asseoir. Nous échangeons quelques banalitées sur notre provenance, la durée de notre séjour à Quito et arrive la question fatale :

- Tu crèches dans quel dortoir ?

- Le 2.

- Le 2 !!! C'est donc toi qui m'a accueilli en me pétant à la face !

Il va sourire, de plus en plus, jusqu'à éclater de rire et ne plus pouvoir s'arrêter, essayant de m'expliquer qu'il se pensait seul et que ma réflexion lui a fait prendre conscience du contraire. Il s'est donc retenu de rire pour se lâcher une fois que je fus sorti. Le ton est donné, entre moi et cet homme dont je déguiserais l'identité en CM pour respecter sa demande :

Nous allons très bien nous entendre pour les 4 jours suivants, ne se quittant quasiment pas.

 

Ou presque, car le lendemain dans l'après midi, je le laisse à sa pix-aquarelle de Bob Marley et sors faire la rencontre d'Hélène, une Équatorienne, qui va me proposer de l'accompagner le soir-même pour faire la fête. J'accepte. Sans me doûter une seule seconde de l'intensité que va avoir cette soirée.

Tout d'abord, elle doit passer chez elle se changer. Comme elle habite chez une vieille qui est chiante, je dois attendre dans la rue, sous un arbuste qui ne me protège qu'à peine de la pluie. Donc d'entrée de jeu, j'ai la goutte au nez et ma veste trempée, ça commence bien.

Elle me guide au milieu de Quito jusqu'à l'appartement d'une gringo Américaine. Il est seulement 19h et c'est le gros party. Soirée déguisée, il y a ici moitié d'anglophones, moitié d'Équatoriens et au milieu... un Français.

Qui grimace d'écoeurement en s'enfilant les espèces de gelées vertes alcoolisées dont le frigo est rempli. Je discute avec une Équatorienne qui ne ferait pas tâche dans un défilé de mode :

 - Mais... euh... c'est bizarre, c'est de l'alcool qui se mange, en fait ?

 - Oui. Prends avec tes doigts, c'est plus simple.
 - Ok... Plus simple, plus simple... Une bonne bière avec un décapsuleur ou un Whysky avec 2 cubes, ça c'est simple. C'est un truc typique d'Équateur ?
 - Non non, c'est une recette des États-Unis, ce sont les gringos qui ont préparés ça.
 - Ah, je vois... En tout cas, c'est le genre de soirées où vaut mieux arriver le premier, parce que serrer toutes ces mains collantes de bouillie verte, merci bien.

 - Ouais, super. Très drôle.

 - ... Bon, j'vais pisser.

La soirée bat son plein, les filles dansent, les mecs font les beaux, et tous ingurgitent de l'alcool, parce que c'est comme ça qu'on s'amuse, que l'on soit au milieu du monde ou sur les côtés.

Soudain, l'un des colloc de la gringo rentre à l'appartement. Il est Équatorien et visiblement pas content. Il va se plaindre de n'avoir pas été prévenu et au bout d'une demi-heure de caca nerveux, va obtenir gain de cause et l'on se retrouve tous à la rue. Heureusement, la pluie a cessée.

Achat d'alcool et déplacement chez un autre gringo qui habite un appartement somptueux au milieu des beaux quartiers. Une très bonne amie d'Hélène a rejoint la vingtaine de personnes que nous sommes. Perso, je n'aime pas trop être dans une ambience anglophone en Amérique Latine. C'est emmerdant de devoir communiquer dans leur Anglais. Alors des fois, je fais comme si je ne le parlais pas et continue en espagnol, ben merde quoi, sortez vous les doigts du cul comme on l'a tous fait tant de fois.

Hélène et sa pote veulent partir, je les accompagne. Direction un quartier populaire de Quito pour une fête de village qui apparement vaut le détour. Elles me disent que le coin n'est pas des plus fréquentable en temps normal, mais que nous ne risquons rien au milieu de la forte affluence.

Cette fête, c'est en fait une orgie.

Le quartier de Guápulo ressemble à un petit village bâti sur une pente, sa place et ses alentours sont remplis de monde, il est impossible de faire 3 pas sans marcher sur le pied de quelqu'un. Il y a une estrade avec un orchestre de cuivres qui interprètent des tubes locaux, et la foule dansent, totalement unie.

Une foule qui devient hystérique quand entrent en scène des sortes d'échafauds en bois que trimballent quelques hommes en se frayant un passage dans la meute.

Ces échafauds possèdent plusieurs systèmes de feux d'artifices qui balancent des gerbes d'étincelles brûlantes partout autour, donc forcément sur les gens.

Certains jeunes se chahutent pour voir qui tiendra le plus longtemps sous la dangereuse et chaude pluie. D'autres s'écartent en rigolant, saoùls de siroter cette boisson chaude et jaunâtre dont je ne sais plus le nom mais qui bat des records de ventes ce soir là.

Enfin, la plupart des gens forment une immense ronde, en son milieu le plus puissant des échafaud, et tournent autour en dansant au gré de la musique.

L'atmosphère est juste jouissive. Les gens rient, se poussent, tombent au milieu du passage, se relèvent et attrapent le bras de quelqu'un qui va leur faire un sourire et "Dale !!! Bois donc une rasade de ma vinasse !"

La pyrotechnie me brûle le crâne de temps à autre et je regrette amèrement de ne pas avoir emmené mon appareil photo, malgré que je puisses profiter amplement de l'instant, les mains libres au milieu des Équatoriens qui tournent encore et encore, criant leurs bonheurs, riant leurs malheurs, buvant leurs liqueurs.


Hélène est spécialement amatrice d'alcool. Lorsqu'elle attrape ma main pour m'emmener jumper au milieu des gerbes de feux, je m'aperçois qu'une lueur brille au milieu de ses yeux : Celle de l'ivresse avancée. Son attitude le confirme, elle m'arrache ma cigarette de la bouche et la bouteille des mains.

Je lui suggère d'arrêter sous peine d'être trop bourrée. Elle m'ignore. Elle EST déjà trop bourrée.

Il est minuit et demi.

Sa copine partira au bras d'un grand blond avec des dreds, je me ferais cramer 2 épaisseurs de tissus par une braise immortelle et la fête continuera de battre son plein, au milieu du monde.

Fin de soirée, 3 heures du matin :

Il y a moins de foule, les gens partent petit à petit, beaucoup d'embrassades autour de nous. Elle est saoûle, à terre, ne peut quasi plus tenir debout. Je suis à ses côté pour la soutenir, et elle, et elle, et elle... elle m'embrasse.

Enfin, plus précisement elle pointe la bouche et ne bouge plus par la suite.

Ça ressemble à fuckin' rien, au milieu comme sur le côtés.


Il y a exactement 60 minutes, je lui ai dis pour la première fois qu'il valait mieux qu'on s'en aille parce que sinon, demain matin, elle ne pourra pas se lever. Parce que la demoiselle travaille le dimanche.

Ça fait 30 minutes que j'essaye de lui faire décoller son cul du milieu de ce trottoir pas vraiment vierge de tessons de bouteilles.

Ça fait 15 minutes que je fais de la psychologie avec elle pour lui faire comprendre la situation par A+B et conclure par C qu'il faut juste essayer de se lever. Juste essayer. Au fond, ou au milieu, qu'est-ce qu'elle a à perdre ?


Et moi, d'abord, pourquoi je me fais chier ?

Parce que je suis arrivé avec elle, je l'ai remercié pendant la soirée en lui disant que c'était la meilleure fête publique de mon voyage, alors je me sens redevable et responsable. Surtout que je suis on ne peut plus sobre.

Petit à petit, beaucoup moins de personnes agées sont dans les environs, de plus en plus de bandes de jeunes regroupés par endroit... les lieux se vident. Il faut y aller, ça se sent. Quand tu es sur place, tu le sens comme une évidence, qu'il faut se barrer.

Elle n'arrive pas à marcher et je ne peux pas la foutre sur mes épaules pour la transporter parce que je vais passer pour le touriste qui s'en va violer une locale

+

De toute façon elle veut à peine que je l'aide

=

Girl indépendance, on n'a pas besoin d'un gars, sauf pour qu'il nous donne sa bouche.


Je suis au milieu du monde, dans le pays au milieu du monde, avec cette fille du milieu du monde que je ne connais pas plus que ça, et le monde nous regarde...


Le monde nous regarde, je la porte à moitié en l'assurant qu'elle est aussi légère qu'une plume, et nous avançons.

Elle fait des multiples stops, commence à vouloir retourner s'asseoir, je l'en empêche, la pousse à continuer, regrette vraiment de ne pas la connaître plus pour lui mettre un bon coup de pression comme je mettrais à un pote dans cet état.

Puis bon, je préfère éviter de me faire remarquer, j'ai de plus en plus l'impression que ça se vide de familles car il n'y a plus un seul enfant dans les environs, ni touristes d'ailleurs.

Il y a quelques policiers qui écoutent sans rien dire les cris d'une bande de jeunes, dans la rue derrière. Des bouteilles se brisent au sol.

 - C'est pas grave, ce bruit là, c'est juste qu'il y a des gens ils sont méchants et quand ils ont bus, et bien ça ressort et ils veulent se battre. Mais nous on peut les éviter si on se dépèche. Hein, tu as pas vraiment envie qu'on reste ici, toi même tu m'as dit que ça craignait en temps normal alors maintenant que l'affluence est partie, nous on devrait faire de même !

Enfin, je l'ai trainée jusqu'à un endroit plus calme, une sorte de petite rue un peu cul-de-sac, en n'étant pas sûr de trouver un taxi facilement, selon les renseignements qu'on m'a donné.

Soudain, d'un coup, tout de suite, comme par magie, un ange arrive. Sa couleur est blanche, sa plaque d'immatriculation : XBP – 725 et je lui ouvre la porte en bénissant la chance du timing.

Problème, elle ne peut à peine parler et bredouille son adresse que je suis incapable de donner au chauffeur. Qui ne comprend rien. Moi non plus. Appliques-toi, s'te plaît, ma gentillesse a des limites.

 - OK, dis je au chauffeur, tu vois où est le centre commercial MAXI-je sais pas quoi ? Ouais ? C'est dans cette rue, comme 3 blocks avant. Tu iras doucement et je reconnaitrais sa baraque, l'entrée est une énorme porte dans un haut mur. Et après on ira au Cafecito, je rentre et pète à la gueule de CM.

Le taxi fait un long demi-tour, s'engage dans la mauvaise voie, revient et va pour prendre la bonne route, à mon grand soulagement. Soudain, elle dit quelque chose et essaye d'ouvrir la porte. J'alerte le taxi :

 - Para !

Il s'arrête, elle sort de la voiture avec une probable envie de vomir. Merde, on va jamais pouvoir partir. Sauf que, au lieu de se vider à 2 mètres, elle part au loin et tourne au coin de la rue.

Au milieu de la banquette arrière, je présente mes excuses au chauffeur en lui promettant qu'elle va vite revenir.

Mais comme elle ne revient pas après quelques minutes, je lui annonce que je vais la chercher. Lui réplique qu'il n'a pas que ça à foutre et qu'il est en train de perdre de l'argent avec tous les gens qui ont besoin de lui aux alentours.

Je ne peux que m'incliner, totalement d'accord avec sa décision de se barrer, mais je le maudis d'avoir perdu du temps, parce qu'on pourrait être engagé sur une voie rapide, elle aurait gerbé dans le coffre mais au moins on n'aurait pas perdu le seul taxi des environs..

Je le regarde s'éloigner et vais la chercher.

Je remonte une petite rue et remarque que deux grosses brutes sont en train de se mettre des coups de poings en se tirant par les cheveux. Chouette. Je contourne l'attroupement sous les yeux d'un gars qui n'a pas l'air d'aimer mes boucles d'oreilles, je fais quelques mêtres et la voit au loin, dans l'abrupte montée pavée où cheminent quelques derniers fêtards.

Je la reconnais à son manteau violet, la chipie, et je comprends tout de suite qu'elle est juste partie de son côté, la raclure.

J'hallucine.

En tout cas, vu son avance, j'ai la preuve que si elle veut, elle peut être rapide. Mais elle est trop saoule pour que je la laisse au milieu de ce quartier, alors je pars à sa poursuite.

Ouh, c'est palpitant, ouh, ça va chier pour elle.


Je la rattrape, totalement essouflé, et lui demande en anglais ce qu'elle fout et pourquoi, pinche tonta, tu t'es barrée du taxi ?

Elle, totalement crâmé du cerveau, s'asseoit et ne répond que des bribes de phrases pendant que je lui fais la morale.

Je lui dis qu'on va continuer dans cette direction et qu'il faut qu'elle se lève, elle dit non, je veux plus bouger. Elle essaye de m'embrasser, elle n'a pas vomi mais je la repousse quand même.

Je lui dis que je vais me casser et que si elle veut pas venir, je la laisses là.

Je compte jusqu'à 3 pour qu'elle se lève, et au bout du décompte j'aimerais juste lui verser une baignoire entière d'eau à 1 degré sur sa face. Je tente de la lever.

Elle daigne enfin bouger son cul sous mes encouragements. Au bout de 30 mètres d'escalier, en plein dans un virage, elle me dit qu'elle doit pisser. Et commence à défaire son pantalon. Je lui dis :

  - Mais qu'est ce que tu fais ? Pisses pas en plein milieu du chemin, y'a des gens à 10 mètres derrière nous !!

Elle cherche du regard un endroit plus adéquat, pendant que je l'incites à se retenir un peu. Et d'un coup, son regard change. Je distingue le bruit d'un liquide sur de la roche. Je baisse les yeux.

Au travers de ses 2 mains réunies sur son entrejambe, un solide filet d'urine jaillit et vient frapper le sol ou couler le long de ses cuisses.

Alors là, c'est sûr, elle a laissée passé sa chance. Je reste gentil, calme, logique :


 - Je te préviens tout de suite, je ne vais pas me moquer de toi. Tu n'as pas à t'en faire, ça arrive à tout le monde. Moi perso jamais, mais c'est parce que je préfère pisser sur les voitures de mes amis quand je suis dans ton état.
 - C'est mal, très mal... me dit-elle en Français.
 - Oui, je t'avoue que ça me ferait chier aussi de me pisser dessus, mais je comprends et puis je vais te dire, je m'en fiche Tu porterais mon pantalon je ferais un peu la gueule, certes, mais là je te jures faut que tu fasses comme s'il s'était rien passé et on continue à avancer, hein, faut pas oublier, objectif taxi, hein, on continue... Une fois que tu as terminé, du moins.

La chute d'urine s'éteind et la demoiselle affiche un visage gêné :

     

 - J'veux m'asseoir.
 - Non, non non ! Attends, non relève toi, non, prends ça positif, t'as plus la vessie pleine, t'es moins lourde et donc tu marches plus vite, je te jures tu peux marcher plus vite...
 - C'est mal, souffle t'elle en cachant sa tête.
 - Franchement, je suis le seul à t'avoir vu, et je m'en fous. Enfin, je m'en fous, je compatis bien entendu, ça m'emmerde un peu pour toi, au sens figuré bien sûr, parce que sinon c'est clair que le taxi il fera 50 mètres avant de nous prier de descendre... D'ailleurs pour info, l'odeur commence à s'évaporer, je crois qu'on peut y aller.
 - I´m all wet.
 - C'est normal. Et tu sais quoi, le mieux pour se sécher est la friction du pantalon entre les 2 cuisses.

Elle restera au milieu du chemin, génant tous les passants qui la bousculent un peu.

Une troupe de jeunes aux visages fermés et à l'attitude provocante nous dépassent. Eux, ce sont des cherche-merdes, il faut les éviter.

Puis, soulagement, une collègue à elle montant avec ses amis va la reconnaître et lui demander si elle va bien.

J'explique la situation et que je commence à en avoir ras le cul. Sa pote s'agenouille devant elle.

Ils essayent de la convaincre de bouger. Nottament un gars qui lui dit que c'est pas un quartier où on peut se permettre de rester assis par terre à 4 heures du matin.

Je suis à deux doigt de prévenir la fille de ce qui me fait néanmoins sourire :

 - C'est sympa de venir prendre le relais, par contre fais gaffe, tu mets la main sur son jean et il est full de pisse.

Je ne le fais pas pour ne pas trahir Hélène, au milieu de ses connaissances.


Elle se lève, marche un peu, puis traîne la patte, sa pote l'aide, nous autres les gars commençons à prendre de l'avance, on discute rapidement, alors que du sang frais souille la chaussée. La bagarre a eu lieu il y a moins de 20 minutes, selon le gars aux cheveux longs, celui que je sens le mieux. Les autres, moins, ils sont saoûls et pas bavard avec moi. Néanmoins, je sais qu'ils ont une voiture et je vais me démerder pour qu'ils me ramènent.

Hélène s'asseoit sur le trottoir, nous patientons, quelques gens bourrés passent, se reconnaissent, se saluent bien fort, demandent des cigarettes, jettent leurs canettes de bière au sol. Le tout dans une atmosphère pesante.

Hélène s'en va en courant tout croche, elle part dans une autre direction. Sa pote la suit. Nous les voyons discuter au milieu du halo d'un lampadaire pendant 5 longues minutes, alors que le groupe que je nommerais PCM, les Possibles Cherche-Merdes, sont assis non loin de nous.

Ils échangent des phrases un peu rudes avec des autres gars, provoquant une pointe de tension dans la rue.

Je suis finalement bien content de ne pas avoir pris mon appareil.

Allez, j'en ai marre, je veux y aller, ce n'est plus de mon ressort, j'ai fais mon taff, ma Bonne Action dans ce pays, je veux aller me coucher.

Mais pour ça, il faut qu'elle revienne, pour que tous nous puissons continuer.

Elle revient presque, nous repartons, puis elle se ravise et repart de l'autre côté sous l'indignation générale. La décision est rapidement prise :

     

 - Vamos. Que peña para ella pero no somos sus padres y no quiere seguirnos.
 - Si, vamos.

Nous la laissons s'en aller dans ce quartier réputé dangereux. C'est la dernière fois que je la verrais. J'ai tout tenté, je n'ai plus le goût. Tant pis pour elle. Alors bien sûr, elle court le risque de tomber sur des gars saouls qui vont lui faire toutes sortes de misères possibles. Et ça fait chier.

Mais nous voulons partir. Puis au fond, je la connais depuis moins de 12 heures. Que te vayas bien...


Nous remontons jusqu'à la route, je me sens un peu moins légitime au milieu d'eux autres mais il vaut mieux ne pas être tout seul, ici et maintenant. Ils vont d'ailleurs stopper d'eux mêmes quelques minutes pour laisser de l'avance aux PCM, puis reprendre le chemin jusqu'à la route en goudron, avec des voitures qui peuvent rouler, génial, on va se casser.

 - J'habite dans gringo land, précise-je.

 - Ah mais c'est pas notre route. Faudrait que tu prennes un taxi avec lui, il va par là-bas. Il va t'aider, t'inquiètes pas. Hein, mec, tu vas l'aider ?

Lui, il fait un vieux sourire en faisant le beau :

 - Ouais, ça presse pas non plus, on a le temps de boire une bière ou deux.

Je répond rien. Un type arrive vers nous et gueule, il est saoûl mais ils ont l'air de le connaître.

Putain, il est 4 heures et demi, le coin pue du cul et je veux qu'une chose, rentrer.

Ils discutent de choses et d'autres, je comprend pas tout, je suis comme un con au milieu des gens du milieu du monde, je connais pas le quartier, n'ai aucune idée de quelle direction prendre, totalement dépendant du milieu dans lequel je suis.

Je n'aime pas.

Ils ont pas l'air de se décider sur la question "qui va ramener qui ?" lorsque j'entends un bruit de moteur. De l'autre côté du carrefour, un taxi passe.

Je fais un bond de 3 mètres, porte deux doigts à la bouche et siffle le plus fort possible. Le taxi s'arrête, je me retourne vers les autres, signes de la main et amabilités, je cours dans le taxi, monte dedans, annonce mon hôtel. Puis je regarde le chauffeur et sa tête ne me reviens pas du tout :

     

 - Euh... cuanto vale ?

 - Cuatros dolares.

 - Dale.

Alors qu'il remonte la rue, nous passons devant quelques membres du PCM qui mettent des droites à un type plutôt typé touriste, dont la copine essaye de se mettre au milieu. Et je paye 4 dollars pour un tout petit trajet, mais j'arrive sain et sauf dans mon lit, même s'il faut que j'escalade le portail de l'hôtel vu que le veilleur de nuit dort profondément...

 - Hé ben, souffle CM en mastiquant son morceau de poulet, ça c'est de l'histoire ! Et tu sais pas ce qu'elle est devenue ?
 - Non, mais je lui enverrais un mail et elle répondra que selon le peu qu'elle se souviendra de son retour chez elle, ça c'est bien passé.
 - Je t'ai raconté la fois où des merdeux du lycée où j'enseigne m'ont traités de "fils de pute" ?
 - Non, mais j'ai hâte.

CM est professeur de Français mais également un artiste peintre, plutôt Braque, genre grain de riz...

Non, sans déconner, il a vraiment du talent et a innové, selon lui car je n'ai pas pris le temps de vérifier, une technique de peinture à base de grain de riz vernis. Selon l'angle où l'on regarde la toile, on ne voit rien. Si l'on se déplace, on aperçoit alors le visage du personnage public.

Je lui ai tout se suite dit qu'il devrait faire breveter ça, s'il est le premier à avoir eu l'idée. Comme il ne voyait pas vraiment l'intérêt, j'ai insisté jusqu'à ce qu'il me fasse comprendre que mes photos sont balancées sur le net sans signature. La chose est maintenant rectifiée.

Anyway, CM me dit au revoir un matin pluvieux, puisque je pars, et c'est un peu triste. Le temps passé ensemble à converser au milieu d'une multitude de sujets divers et variés fut vraiment chouette, alors au plaisir de se recroiser, CM, avec ou sans liste...


CUENCA


Je quitte Quito, au milieu du matin et vais prendre un bus pour Cuenca, une petite ville à 8 heures de route au sud.

Un bus blindé. Sofia s'asseoit à côté de moi.

Elle est fine de taille, ce qui m'arrange niveau confort.

Elle sourit beaucoup, ce qui m'agrémente le voyage.

Elle se fout de la gueule des 3 films de Steven Seagal que les télés de l'autobus diffusent, ce qui nous fait un point commun.


Elle est étudiante en cuisine à Cuenca et doit se trouver un appartement pour l'année scolaire. En attendant, elle logera à La cigale, une auberge de voyageurs dont le propriétaire est un Français.

Je la suis. Et dès l'arrivée, l'album "En Public" de Noir Désir est diffusée dans la réception au rez de chaussée. Bon choix.

Nous nous retrouvons dans un dortoir avec salle de bains privée, et ne sommes que deux. Bon choix.


Cette petite ville est superbe, on pourrait y rester longtemps, mais je n'y ferais que 2 nuits.

Néanmoins, le temps a bien été mis à profit par les visites de plusieurs musées.


Le musée de la médecine. Je fus le seul visiteur pendant 45 minutes.

Le musée de l'art culturel Aborigène sud-Américain. "Abya Yala" qui signifie en espagnol "Tierra en Florecimiento, Tierra en Crecimiento", est le nom que les indigènes Kuna avaient donné au continent Sud-Américain, bien avant l'arrivée des Conquistadors.

Et enfin el Muséo del Banco Central "Pumapungo".


Là bas, j'ai lu sur les Shuars, péjorativement appelé Jivaros. Les Indiens qui réduisent les têtes.


Qui sont-ils ?

Peuple amérindien que les premiers envahisseurs espagnols nomment Jivaros (Xibaros), terme dont la signification est sauvage ou barbare. Leurs territoires sont actuellement coupés en deux, depuis la guerre de 1941, par la frontière entre l'Équateur et le Pérou.

La réputation ancienne de guerriers farouches et redoutés, jaloux de leur indépendance est attestée par l’empire Inca ainsi que les Espagnols, attirés dès 1550 vers les terres orientales par la rumeur d'abondants gisements d’or.

Les « Xibaros » réussissent avant la fin du siècle à les repousser en masse, mais les Espagnols découvrent la pratique shamanique des « têtes réduites » (tsantzas) qui ont produit l’image caricaturale qui a encore cours aujourd’hui du sauvage jivaro coupeur de têtes.

Comment vivent-ils ?

La chasse, la pêche et la cueillette, sont dévolues aux hommes, les femmes se chargent de la culture du jardin, plantes potagères et médicinales, et de l’élevage. En dehors de cette séparation des rôles, pas de division du travail ni de rapports hiérarchiques. La réciprocité est au centre de la vie sociale : réciprocité entre familles, entre clan, entre les hommes et la nature. Si une famille manque de nourriture, elle sera aidée par une autre.

La maladie est perçue comme un déséquilibre entre l’homme et la nature dont il fait partie. Elle peut survenir lorsque les actions de l’individu sont en désaccord avec lui-même, les autres ou le monde. L’acte de guérison est donc de rétablir l’équilibre avec entre autres l’aide des plantes (dont l’Ayahuasca, boisson hallucinogène) dont le rôle n’est pas comme dans la médecine occidentale d’avoir une action chimique sur la maladie, mais de refaire le lien entre l’homme et l’environnement.

Les têtes réduites ?

La coutume des Tsantzas, têtes réduites, est sans doute celle qui a le plus marqué l'imagination des occidentaux et le plus contribué à la réputation des jivaros.

Les conflits sont fréquents entre les différents groupes ou tribus et sont équivalent à des cycles de « vendetta » sans fin. Ramenées comme trophées, les têtes des ennemis tués étaient transformées au cours d’un rituel long et complexe destiné à incorporer la force de l’âme de la victime et à obtenir une protection contre la vengeance du camp adverse.

Elle servait ensuite pendue au cou de son propriétaire dans une cérémonie destinée à montrer aux ancêtres que la vengeance avait bien été accomplie.

Leur évolution ?

Dès le début du XXe siècle, des collectionneurs et amateurs de curiosités occidentaux cherchèrent à se procurer des tsantzas. Cette demande ainsi que l’apparition d’armes à feu changea dangereusement les habitudes des indiens qui se mirent à produire des trophées uniquement destinés au troc.

Dans les années soixante, les autorités équatoriennes et péruviennes interdirent cette pratique. Depuis, des trafics de tsantzas d’imitation ont été constatés, fabriquées avec de la peau de chèvres ou de singes ou soit avec des corps humains par des taxidermistes à partir de cadavres récupérés dans des morgues.

Au début du XXe siècle, les Shuars de l'Équateur doivent céder peu à peu du terrain face à une nouvelle colonisation soutenue tant par l'Etat équatorien que par les municipalités andines.

Les richesses du sous-sol et le besoin de terres cultivables attirent de plus en plus de monde.

Pour justifier leurs exactions sur la population, les colons réinventent le mythe du « Jivaro sauvage et sanguinaire ».

Dans le même temps, les missions religieuses s'emploient à nouveau avec énergie à sédentariser et regrouper les Indiens, et à leur inculquer les principes de la civilisation en raflant leurs enfants pour les scolariser dans leurs internats, ce qui eut pour effet de créer une coupure culturelle entre les générations.

Les conflits entre l'Équateur et le Pérou, qui finit par annexer une part importante de l’Amazonie équatorienne, détruisirent et chassèrent de nombreuses communautés indiennes et en séparèrent d’autres par des frontières gardées.

Et maintenant ?

En 1986, toutes les organisations indigènes se sont fédérées pour fonder la Confédération des Nationalités Indigènes de l’Équateur qui, en 1990 a organisé la plus grande manifestation que l’Équateur ait connue, pour exiger la reconnaissance des langues et des cultures autochtones.

En juin 1999, le mouvement des autochtones pour la reconnaissance de leurs droits sur la terre paralysa la vie du pays par une grève pacifique. Malgré l’opposition de l’armée et de la plupart des partis politiques, le président Borja accorda à la confédération des Shuars la propriété de 11 000 km² en Amazonie.

La lutte pour la reconnaissance des droits de peuples autochtones est loin d’être terminée. La répression violente est souvent la réponse aux manifestations et le partage des richesses est loin d’être une réalité.

Les peuples d’Amazonie ont aussi à combattre les multinationales qui se disputent les richesses de leur sous-sol, particulièrement les compagnies minières et pétrolières.


Quels conclusions vous en tirez ?


Qu'il faut que j'y aille, ouais. Je suis serré niveau timing. Je quitte Cuenca.

J'arrive in extrémis à la station de bus, le mien est en train de partir, un gars prend mon gros sac et court après. Ouf, je peux embarquer. Direction Huatilla, une ville à la frontalière. Je vais essayer de passer au Pérou dans la journée.

Mais pour ça, il faut se farcir une frontière, et ce sont pas les plus gracieux moments d'un voyage.


HUATILLA


Un passage de frontière où j'ai bien cru que ça allait partir en bagarre, genre dans un taxi avec 2 types et 4 poules, plus toutes mes bagages. Les mecs m'ont annoncés un prix pour m'emmener à la frontière puis puis me la font à l'envers, en rectifiant que le prix ne comprenait que l'aller au premier poste frontière, et que si je veux rejoindre la ville de Tumbes, qui serait selon eux bien plus loin, il faut que je paye plus. Il m'emmène je ne sais pas où, on passe par des rues pourraves pendant qu'on négocie assez durement, ils font les gros connards, quoi, du genre que tu as juste envie de leur mettre des claques.

Je gueule, on s'embrouille, le ton monte rapidement, ils commenecent à perdre patience. Puis je calme le jeu parce que je sais pas pantoute où je suis rendu et en plus ils sont 2.

Au deuxième poste frontière, un flic vient nous voir et me demande tout simplement 5 dollars pour qu'il puisse s'acheter une bière, en vue de satisfaire sa soif. Je lui dis que je bois pas d'alcool, alors je n'ai pas envie d'en acheter. Il insiste, je lui dis que j'ai rien et m'en vais faire tamponner mon passeport.

J'entre au Pérou le 8 septembre, après avoir répondu à une dizaine de questions du douanier zélé.

Nous repartons, je n'ai pas croisé un seul touriste durant toute cette journée, je suis l'attraction, qui bluffe être à l'aise mais qui ne serait même pas ettonné de se faire attaquer, à n'importe quel moment.

Au final, je négocie le prix calmement, sans rien vouloir lâcher, mais les mecs s'enervent et jurent. Dès le début j'avais remarqué la machette sur le tableau de bord.

Du coup, j'ai un couteau dans la main, à l'arriere du vehicule, au milieu du désagréable, dans une voiture qui n'a finalement rien d'un taxi, car aucune plaque ou licence.


Vraiment débile sur ce coup là je fus, même si le deal paraissait bon et safe lors de la proposition.

Ils veulent 100 soles, genre 33 piasses. Je négocie à 70 avec un paquet de clopes, vu que j'en ai plus.

Je leur dis que je veux des Marlboro, juste parce que c'est les plus chers, comme je sais qu'ils m'arnaquent allégrement.

Ils me disent qu'il n'y en a pas, je gueule qu'ils doivent pas me prendre pour un con, c'est ce qui se vend le plus, y'en a de partout, puta madre de radins.

Le plus petit va voir ce qu'il peut trouver et revient avec des Hamilton, un paquet de 10, les pires clopes dégueulasses du monde. Je pète un câble, que les femmes m'excusent mais :


 - Qu'est ce que tu veux que je foute de ces clopes de gonzesses, crisse !? Retournes-y, je m'en branle, tu me files un paquet de 20 et de la bonne, sacrament !


Question : Comment peut-on, lorsque l'on voyege au milieu de crosseurs, avoir de l'amour et de la compassion ?

Ce sont 2 valeurs qui se doivent d'êtres partagées, sinon le désequilibre est profond.


Il y est retourné, est revenu avec des Belmont, des clopes correctes que j'achète parfois, et nous nous séparons, sur un trottoir de Tumbès, de manière peu cordiale puisque je les insulte de "fils de putes" en francais, avant de tourner les talons et de les entendre jurer en espagnol.

Je lirais 3 jours plus tard, au milieu du Lonely Planet de celui qui vole de Montréal à Lima le 10 septembre, que cette frontière est réputée comme la pire d'Amérique Latine ou d'Amérique du sud, je sais plus.

Je sais plus et je m'en fous.

Parce que le Québecois qui arrive c'est Renaud, et j'ai hâte, parce que ça va être génial.  

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Par ben
Le 21/10/2010 à 12:19:08
Yop la couille

Comme d'hab encore des embrouilles et des histoire a la mort moi le noeuds mais c'est kiffant de lire tes récits aller continue bien


a+ dans le taxi ce coup ci
Par Nicodeloin
Le 21/10/2010 à 15:35:46
Yop le loup !

Je fais pas expres je te jures...

A plus dans ta villa qui a du bien avancer, non ?

Par ben
Le 21/10/2010 à 15:43:04
je vais bientot mettre le placo



Par Olive
Le 21/10/2010 à 18:16:17
Je retrouve des noms que je connais, Quito, Cuenca...Profites bien
A+
Olive
Par Nicodeloin
Le 21/10/2010 à 23:01:13
Merci bras droit.
Hâte de te revoir pour des drinkings games du genre :
Qu'est ce qui est indestructible et pyramidal ?


Bon courage pour le retour en Bresse...


Par maude
Le 21/10/2010 à 21:39:20
Toujours autant d'embrouilles!!
Tant que tu fais preuve de prudence.
Apparament tu as refait des tresses,j'aime moins bien...
Sinon ca a l'air sympas la peinture aux riz de CM!j'y jeterais bien un oeil si ca devient public a l'avenir.
Bonne route et vivement que tu retourne au Canada c'est plus tranquil qu'en même!
Gros bisous mon Ninou
Par Nicodeloin
Le 21/10/2010 à 23:23:47
Bonjour ma petite soeur !
Les tresses sont un lointain souvenir.
Je vais voir a retrouver un lien des oeuvres de CM...

Canada rien n'est sur, soeurette.
Rien n'est sur.
Mais la suite sera de toute façon un pays occidental, donc forcement plus securitaire...

Je te fais de grosses bises, ainsi qu'à Cyril et Léa.
Par maman
Le 22/10/2010 à 21:13:28
pourquoi rien n est sur pour le canada?



Par guillaume
Le 07/11/2010 à 19:21:49
Je suis a la bourre j'arrive plus a te suivre!
Par Nicodeloin
Le 07/11/2010 à 22:51:12
C'est que j'active, frerot !



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