3 Nationalités en voyage - Acte 2

14/08/2010 - Pays : Nicaragua - Imprimer ce message

 - Oh, ce fut horrible, annonce la fille.

 - Ah bon ?

 - Oui, comme je lui ai dis que je voulais rentrer, il m'a accompagné en me disant qu'il allait appeler un taxi pour moi. Ce qu'il fit, sauf qu'il monta dans le taxi avec moi en disant que lui aussi allait en ville. Le taxi roulait et je me suis un peu endormie...

 - Oh yeah ? (Pigeonne. Jamais de la vie tu dors dans une situation comme ça.) 

 - Oui, mon dieu j'étais tellement fatigué. Quand à un moment j'ai ouvert les yeux, la voiture roulait dans le noir, il n'y avait plus de lumières autour, nous étions en dehors de la ville.

 - Tabarnak !

 - Euh...oui, peut-être, je ne sais pas... En tout cas, le taxi s'est arrêté, j'ai été forcé à descendre par le gars, le taxi est parti et... le gars a essayé de me prendre sur place.

 - Mince. Et il a réussi ?

 - Euh...pas vraiment... on s'est beaucoup bagarré et j'ai réussi à m'enfuir. J'ai rejoins un autre taxi et je suis rentré à l'hôtel.

 - Mais pourquoi t'es pas resté avec moi, bordel ?! J'aurais empêché tout ça !

 - Je ne sais pas... mais en tout cas merci !

 

À la fin de l'histoire, alors qu'elle prend le Français dans ses bras en lui disant qu'elle va lui offrir une bière pour avoir été tant un "ange", ce dernier a juste envie de lui répondre :

 - Tu t'en sors bien au vu de ton attitude. Mais quelle idée d'aller trémousser du cul au milieu des locaux sans aucune réflexion antérieure ? T'as rien compris aux règles à respecter : Quand tu es une occidentale dans un pays de ce genre là, tu la joues profil bas et tu restes sage. Qu'est ce qui te passe dans la tête ? Tu t'es cru belle ou quoi ?! Oublie pas que par ici ils rêvent d'occident, de fric et de posséder une blanche. C'est leurs motivations. Tu crois quoi ? T'es une femme, une cible, une chose, un bout de viande, tu ne représentes que fantasme et argent pour une population qui a surtout l'habitude de te voir habillé comme une pute à la TV dans des clips de musique merdique, cheveux blonds au vent, cuisses ouvertes et bouche cousue.

Retour à l'hôtel rejoindre les 2 autres nationalités qui sont déjà au lit.

L'Irlandais est en train de chercher le sommeil, sachant que demain il faudra se lever relativement tôt car c'est jour de déplacement. Il entend la respiration de l'Israélien endormi, depuis son lit voisin, et le Français qui pianote sur son ordi pour accoucher d'un fuckin'pavé trop long, comme d'habitude. C'est aux alentours de 00:30 que des bruits de bousculades vont attirer son attention. Ça vient de la rue et ça s'amplifie. Il y a des galopades, des cris, des bruits de chocs, des pleurs de filles. L'Israélien se réveille en sursaut, se demandant s'il rêve. Le Français saute de son lit et s'en va voir dans la rue ce qu'il se passe.

Sur le pas de la porte de l'hôtel se tient un homme avec un bâton bien gros et solide dont l'extrémité est recouverte de fils barbelés.

Il va se figer puis va reconnaître que c'est le veilleur de nuit de l'auberge, venu juste jeter un ½il au cas où.

Il y a dans la rue des jeunes hommes qui courent un peu de partout au milieu des cris. Le gros de l'action est passé. La plupart retroussent chemin en courant et hurlant des insultes en anglais et espagnols. L'un des jeunes donne un gros coup de pied dans une poubelle qui viendra déverser son contenu sur le trottoir, en gueulant :

 - Somos de la calle !!!

Ils sont de la rue et viennent de mettre une torgnole à un gars, qui est inconscient, emmené péniblement par l'un de ses amis lui aussi blessé, qui le transporte en le tenant par dessous les aisselles, alors que ses pieds traînent au sol et que sa tête dodeline. Mort, ça ferait pareil.

L'Israélien et l'Irlandais sont restés au lit, témoins auditifs du grand bazar. Le Français en rencontre un autre, Samir, un photographe originaire de la Mulatière, banlieue Lyonnaise. Il est lui aussi venu en curieux assister à la scène et les deux vont sympathiser. En plus de lui décrire les jeunes faiseurs de troubles des cités Françaises comme des animaux, Samir a une histoire effrayante à lui raconter.

On l'écoute :

"J'étais en boîte de nuit, au Mexique.

Relativement éméché.

À 2 heures du matin, je fais l'amour dans les toilettes avec une Mexicaine que je viens de rencontrer.

Un videur nous trouve, interrompt le coït et nous fout tous les deux à la porte de l'établissement.

On se retrouve dans la rue. Nous hélons un taxi.

Je demande à la fille où est ce qu'elle habite, elle ne sait plus. Trop d'alcool.

Je lui dis que je la ramène chez moi. Elle est d'accord.

Nous montons dans le taxi. Il y a deux hommes à l'avant, le chauffeur et un ami sur le siège passager.

Ils me disent qu'ils la connaissent et qu'ils peuvent la ramener chez elle.

Je réponds que non, c'est bon, on va tout les deux chez moi, je donne l'adresse.

Le chauffeur répond que c'est comme je veux. Et qu'il doit d'abord poser son ami chez lui avant de nous conduire.

Je lui dis ok, ce qui fut une grosse erreur.

Le taxi fait droite, gauche, gauche, tout droit, gauche, droite, s'arrête dans une ruelle sombre et je me retrouve avec une sorte de pic à glace pointé en direction de mon ventre.

Les deux gars m'invitent à quitter le véhicule.

Je n'ai pas le choix. Je regarde la fille qui est à moitié endormie et sors de la bagnole.

Le taxi démarre et disparait.

J'ai noté la plaque d'immatriculation, je rejoins en courant une artère éclairée, et là, devant une station-service, il y a une patrouille de flics.

Quelle chance.

Je leur annonce l'histoire, les pressant pour prendre en chasse la voiture, alors que je répète inlassablement les numéros de la plaque d'immatriculation.

Ils ne prennent même pas la peine de noter quoique ce soit, ils me disent qu'ils s'en occupent et que je peux rentrer chez moi.

J'insiste. Ils ont vraiment l'air de n’en avoir rien à foutre. Je leur dis que je vais aller témoigner dans un poste de police.

Ils me disent que ce n'est pas la peine, qu'ils le feront.

Alors que cette pauvre fille pourrait être sauvée par une intervention rapide des forces de l'ordre, je m'éloigne la boule au ventre en tenant la conviction qu'ils ne feront pas leur devoir.

Le lendemain je me rends au poste de police, où j'épluche les journaux à la recherche d'une brève concernant l'histoire de la veille, en attendant mon tour. Quand celui ci arrive, je me retrouve face à un jeune peigne-cul qui m'écoute d'une seule oreille tout en tapant un message sur son téléphone portable.

Il n'a rien noté de ma déposition et n'en a pas plus à foutre que ses coéquipiers de patrouille.

Je ne saurais jamais ce qui est arrivé à cette jeune fille, malgré mes recherches dans les journaux pendant plusieurs jours, même si j'imagine bien ce qu'elle a du subir."

 

Le Français racontera cette histoire à ses 2 compagnons durant le trajet pour rejoindre Omotepe. L'Irlandais et l'Israélien resteront sans voix.

Puis l'Irlandais la reprendra pour décrire leur nouveau nid d'amour :

 - Omotepe est une île située dans le lac Nicaragua, au Nicaragua.

 - Sérieux ? Tu nous en apprends une bonne, man...

 - Elle est constituée de deux stratovolcans, le Concepción, actif, et le Maderas, sans activité historique, continue l'Irlandais, imperturbable.

 - Et tu sais d'où vient son nom ?

 - Son nom vient du nahuatl : ome signifie deux et tepetl veut dire montagne.

 - Respect.

 

Les 3 amis se choisissent une chambre pour 3 personnes au sein d'une auberge regroupant bon nombre de voyageurs.

Ils y feront diverses rencontres, l'Irlandais prenant un coup de foudre pour une magnifique Australienne d'origine Iranienne, l'Israélien papotera avec un couple de Canadiens alors que le Français va passer pas mal de temps avec un sympathique Québécois qui va bien rire devant un épisode de La Poutine Au Vin.

Aujourd'hui est la finale de la coupe du Monde, Hollande-Espagne.

L'heure des bilans.

Oui, le Français ne peut pas être fier de son équipe nationale, alors il se raccroche sur le fait qu'il a vu la coupe du Monde dans 5 pays différents cette année-là.

Oui, l'Irlandais peut avoir les boules que son équipe nationale n'est pas été présente parce qu'il est convaincu qu'eux au moins auraient mouillés le maillot, alors il se raccroche au fait que ce n'est que du foot.

Oui, l'Israélien ne verra pas de sitôt son équipe nationale à la coupe du Monde mais il s'en moque, il supporte l'Espagne et préfère de toute façon le surf.

Et ils sont là, un samedi soir, entre eux, ne sachant que faire...

L'Irlandais et l'Israélien pressent le Français de leur lire ce qu'il écrit depuis une heure.

Il obtempère, le pauvre père. Il a pris froid sur le ferry menant à l'île et n'arrive plus à avaler.

Lisons-le :

 

" Les combats de coqs, jamais de ma vie.

Et l'autre touriste, sombre crétin, qui est là, en train de se tâter :

 - Yeah... probably I will go tonight...

Puis qui réussit à motiver des gens pour l'accompagner en racontant qu'il a déjà assisté à un combat de coqs.

C'est cruel, c'est dur à voir, et tu peux gagner de l'argent.

Mes oreilles souffrent au bout de 2 minutes. Je ne veux pas en entendre plus et déguerpis.

Alors oui, je pourrais prendre des photos là-bas, et ramener de bons clichés pour soutenir la cause animale. Non, je n'irais pas participer et cautionner.

Ca a de la gueule d'annoncer que tu as vu un combat de coqs en Amérique Centrale ou que tu as tiré à la kalachnikov en Asie du Sud-est, c'est probablement pour ça que des touristes le font. Mais il y a des principes à respecter.

On oblige des animaux à s'entretuer.

Des animaux mis à mort pour le plaisir de l'homme.

Si ces hommes là ne savent pas comment s'occuper, je peux leurs donner des conseils :

 - Essaye de communiquer avec ton coq au lieu de l'envoyer à la violence. Cherches et trouves un moyen pour le comprendre et qu'il te comprenne en retour. Vous avez en plus l'avantage d'avoir un point commun, le même Q.I.

 - Va t'occuper de ta femme, tu ne vois pas qu'elle se fait chier ?

 - Envoie ton fils combattre, c'est bien plus marrant avec des mômes.

Il y aurait un rodéo à 3 coins de rues d'ici, en bordure du village. Nous nous y rendons. C'est la grosse fête.

Je repère un paquet de personnes ivres. Un paquet de gens nous repèrent en retour, 3 touristes au milieu de la foule locale.

Il y a une arène précaire au milieu d'un champ boueux. Au sein de l'arène, des locaux, des hommes, des vrais durs qui vont affronter le b½uf.

Le b½uf est gris et a pas l'air très vaillant.

Nous suivons Raz qui se faufile au travers des gens et trouve un semblant de place, serré dans la foule sur une estrade. La vue est bonne.

La pauvre bête est attachée sans ménagement contre un arbre. Pendant ce temps, un Nicaraguayen visiblement saoul fout le bordel au sein de l'arène. Ca a l'air d'être quelqu'un de craint parce que personne ne s'oppose à lui. Il pousse un autre gars qui va s'étaler par terre.

Puis il gueule.

Je le suis du regard en me disant que c'est vraiment un con. Mais un con costaud.

Trois types accrochent une sorte de selle sur le b½uf, pendant que deux autres lui envoient une espèce de fumée sur les nasaux, probablement pour l'exciter un peu.

Le gars bourré se retourne et sans prévenir, pousse un autre homme qui était derrière lui. Mais pas une poussette de Mickey, non, de toutes ses forces. Le gars se fait expédié 2 mètres en arrière, allongé dans l'herbe.

Bon, faudrait penser à le sortir cet énergumène dangereux.

Le temps que les préparatifs pour monter le b½uf se fasse, je check les alentours. La plupart des hommes ont un verre à la main.

Eux aussi checkent les alentours, et pas d'un regard bienveillant... ce n’est pas l'heure de sortir l'appareil photo de sa sacoche.

Un homme grimpe sur le dos de la bête immobilisée par la force. Le costaud saoul s'énerve, contourne le type qui tentait de le raisonner et vient coller une gauche de mammouth au type qui venait de se relever, le deuxième qu'il avait poussé.

Celui qui doit avoir ma carrure, un tout frêle. Qui tombe directement les bras en croix, inconscient. Dans la boue et les merdes de vaches.

Et dans l'indifférence. Il est totalement K.O et personne autour de lui ne se penche sur son sujet. Probablement qu'ils se tiennent sur leurs gardes.

 - Fuck, pense-je, c'est violent ici.

Je me tourne vers Raz pour lui demander s'il a vu ce K.O en strike, et rien qu'à son ébahissement et la direction de son regard, j'ai la réponse.

Le b½uf est lâché, sous les vivas de la foule, dans l'instant qui suit. Raz me regarde, regarde vers Alan, puis le gars anesthésié à terre. Puis le b½uf qui saute un peu partout avec un guignol qui essaye de tenir plus longtemps que les autres sur son dos.

Le violent costaud, ce briseur de vases, court après l'animal et tente de lui attraper la queue, de lui tirer les oreilles. De le faire chier, en somme.

Le cowboy tient au moins 30 secondes, bonne perf par ailleurs, puis salit son bel habit jaune en tombant à terre. Le b½uf continue de courir, puis se calme. Et là, tous les badauds autour de lui, ils sont au moins 50, s'amusent à le narguer. Il en charge un, qui détale comme un lapin.

Le violent costaud, ce danger ambulant, est très virulent. Il se tient tout prêt de la pauvre bête, lui mettant des coups sur le museau puis se barrant en feuj. Un type dans le tas déplie un drap rouge et l'agite, la bête se remet à courir.

Le dormeur du val, qui est peut-être mort, est enfin évacué par un gars. Sa tête dodeline dans tous les sens, ses pieds traînent au sol, un cadavre dans un film d'action. Exactement la même scène qu'une vingtaine d'heures auparavant à 200 kilomètres d'ici.

La vache grise continue sa petite ronde et lorsqu'elle frôle les barrières, les gens accrochés en hauteur lui donnent des coups de pied.

C'est un spectacle au goût douteux.

Ce qui me ferait vraiment plaisir, c'est que le b½uf gagne. Qu'il prenne son élan et s'en aille culbuter le violent costaud, cette burette d'huile. Qu'il le déchire. Puis ensuite qu'il défonce la barrière et sacre son camp de d'là, rejoignant la nature pour une vie beaucoup moins dégueulasse.

Ce qui me ferait plaisir, c'est de quitter.

 - OK, guys, I don't like it at all. I am leaving, I'm gonna come back to the hostel, eating something, smoking a pot and that's it.

Alan et Raz viennent également, et sans rechigner. On sent bien que l'atmosphère est chargée.

On sort de l'arène.

 - Let's get some food here.

Moi je préfèrerais retourner bouffer dans le restau de l'hôtel car j'ai un sale pressentiment sur cet endroit. En plus, le cuistot et propriétaire des lieux est un Québécois. Je me plie à contrec½ur aux majoritaires.

Nous avons le choix entre une dizaine de restaurants à ciel ouvert improvisés et choisissons celui qui a les nappes jaunes.

Au moment où nous sommes en train de raconter le KO à Alan, qui ne l'avait pas vu, alors que notre commande est passée, une ombre se présente à l'entrée du restaurant.

 - Tiens, quand on parle du loup, souffle Raz.

Le violent costaud, ce parasite social, ramène sa fraise pile poil en plein dans le fucking restaurant où nous sommes ! Sur 10 !

Ce n’est pas de chance.

Puis ça fait chier parce que je l'avais senti !

...

C'est pour ce genre de moment que voyager seul n'a pas d'égal.

 

Il passe à nos côtés, alors que nous étudions d'un seul coup et intensément les petites bulles à la surface de notre bière Toña. Ouf, il trace directement vers la table derrière nous.

 

 - On se casse ? je demande aux gars.

 - Bin... on ne peut pas, ils ont déjà lancés les poulets.

 - Shit. Parce que je le sens pas ce type. Et avec le cul que j'ai, il va sûrement venir me casser les couilles. C'est toujours à moi qu'ils s'en prennent les gars comme ça.

 - C'est normal, réplique Alan, tu parles avec tout le monde, tout le temps.

 - Ouais mais non, les types comme ça je leu...

 

Un bruit de chaises derrière nous. Nous nous retournons. Le violent costaud, effrayant d'incivilité, braille en gesticulant. Il se lève de sa chaise, puis se rassoit. Je ne pige rien de ce qu'il dit, mais je m'en fous.

Ce que j'ai pigé, c'est que mon assiette va être vidée en moins de 3 minutes.

 

Repas rapide, silencieux, les 3 gars vraiment pas à l'aise, écoutant en surveillant du coin de l'½il le violent costaud, vilain garçon sans la cédille, qui provoque un homme assis à sa table.

C'est une brute. Je ne suis même pas sur de pouvoir lui faire mal si jamais...

 

Je termine ma bière. Ca y est, on va pouvoir se casser, même si Raz n'a pas encore terminé ses légumes. De toute façon, il finit rarement ses assiettes.

J'entends des bruits de pas derrière moi. Depuis le début du repas, je suis dos au violent costaud, qui frappait sur la table il y a une dizaine de secondes. Je regarde Raz, mon rétroviseur droit : Ses yeux, pointés sur la table maudite, me font craindre le pire. Mon rétro gauche a le nez dans son paquet de cigarettes.

Je déglutis difficilement, me disant qu'au pire des cas je peux peut-être lui offrir mon appareil photo avec sacoche et 2 batteries en échange de pouvoir rentrer à l'hôtel. Je serre mon couteau très fort avec ma main droite. Je regarde sa longueur et m'aperçois que c'est une cuillère.

De l'autre côté, une fourchette.

 

Attention, il se rapproche !

 

Je tourne la tête en clignant des yeux et le serveur me tend la note.

 

Je soupire. Le violent costaud, outre à pisse tiède, est toujours assis à table.

Allez go, on s'en va, on rentre. "

 

 - Voilà, c'est fini, conclue le Français.

 - C'est nul, annonce l'Israélien.

 - J'ai rien compris, ajoute l'Irlandais.

 - Mouais... Vous, à part surfer sur les vagues et sur le net...

 - Oh oui, d'ailleurs allons-y ! Allons surfer.

 - San Juan Del Sur ? On part demain ?

 - Ok, mais vous me montrez comment on fait.

 

San Juan Del Sur, le spot des surfeurs au Nicaragua. Touristique, il va sans dire.

Encore la troupe d'Anglophones, encore l'Américaine de Léon, encore un virus grippal qui traîne entre les 3, encore des bars, des bières, concerts, des poulets, des frites, du vert.

Du surf, pendant une poignée de jours, l'Israélien apprenant au Français comment procéder, pour finalement l'encourager à continuer.

 

Un dernier jeu pour boire : Je n'ai jamais fait ceci, si vous l'avez fait, vous buvez. J'ai déjà fait ceci, si vous ne l’avez jamais fait, vous buvez.

Pas le droit de mentir et bien évidemment leurs questions ont portés sur le cul. Bien évidemment.

 

Il est venu le moment des adieux. 11 heures du matin à San Juan Del Sur. Ils se prennent dans les bras et se souhaitent bon voyage, se disent de prendre soin d'eux et sont un peu tristes.

C'est une page qui se tourne, clairement.

L'Irlandais et l'Israélien restent encore pour surfer. Le Français n'a plus beaucoup de temps. Il a des proches à voir, ailleurs.

 

 - You guys are just fuckin'great ! lancera le Français avant de définitivement tourner les talons, en direction du Costa Rica.

 

L'Israélien partira 2 semaines plus tard pour Puerto Rico et l'Irlandais retrouvera l'Australienne sur Léon où il tentera de la séduire... 

 

Une seule photo ? Non, il y a un diaporama ici ! http://www.youtube.com/watch?v=miMrDoQkeXM 

Note: 5/5 - 2 vote(s).
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Par Torpedo
Le 15/08/2010 à 04:45:17
Sympa ton diaporama... :)
Par Nicodeloin
Le 16/08/2010 à 00:22:20
Merci !
J'avais prévu des bouts de films en intro et conclu pour agrémenter la chose.

Mais ce fut trop lourd pour Windows Movie Maker.


Par benoit
Le 15/08/2010 à 13:40:26
allume la mèche!
Par Nicodeloin
Le 16/08/2010 à 00:23:39
Baoum.


Par gregorinho
Le 18/08/2010 à 12:42:03
Salut Nico,

J'aime beaucoup ton nouveau système de diaporama: ça fait plaisir d'entendre ta voix!

ça a l'air de craindre sérieusement pour la gente féminine par là où tu passes!

Et l'américaine, tu lui a appris le french kiss et le romantisme à la française, après qu'elle ait goûté à la brutalité sud américaine?
Par Nicodeloin
Le 18/08/2010 à 16:05:39
Ca fait plaisir de te voir dans le coin, Gregorinho !

Je reproduirais certainement un diaporama prochainement.

Pour la gente féminine, c'est pas non plus quelque chose de fréquent même si les Latins sont justes des chiens (grosse généralité).
C'est toute la mentalité masculine à repenser ici et dans notre société...

Pour le 3eme point, c'est un NON absolu, il n'y a qu'une seule occidentale qui m'intéresse.

On se fait toujours un bout de crémaillère en skype ?
Par gregorinho
Le 18/08/2010 à 22:47:08
Il est possible qu'il y ait une dépendaison le jour du déménagement, le 11 septembre, une fois qu'on aura vidé l'appart. J'aurai plus Internet, mais on pourra ptetre se démerder avec les tél portable.

Pour la crémaillère, je pense qu'on attendra octobre.

Reprise du boulot demain pour moi... c moche!

A bientôt



Par ben
Le 24/08/2010 à 14:31:35
Hi My friend !!!!

tu as encore reussie a faire de belle chose pour nos en raconter autant

........

a+


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