3 Nationalités en voyage - Acte 1

14/08/2010 - Pays : Nicaragua - Imprimer ce message

Une seule photo ? Non, il y a un diaporama ici ! http://www.youtube.com/watch?v=miMrDoQkeXM

 

Ils sont 3. Un Israélien, un Français, un Irlandais.

Ils se connaissent à Léon, au Nicaragua. 3 nuits dans le même dortoir créent des liens, mais n'allez pas imaginer n'importe quoi.

Le Français et l'Israélien ont sympathisés alors qu'ils vadrouillaient dans les rues de la ville pour trouver un coin tranquille.

L'Irlandais et le Français ont sympathisés quand le premier a demandé au second :

 - So, you come from France. Where is that ?

 - ... lol ... It is the country not far away from yours who just fucked you in the ass with a hand before the world cup.

L'Irlandais adore faire halluciner les gens en feignant ne pas localiser un pays. Et c'est assez drôle avec certains Américains.

L'Israélien et l'Irlandais se connaissaient déjà avant.

 

L'Israélien vient raconter aux deux autres comment le veilleur de nuit, un gros qui essaye de charmer toutes les filles sans grand succès, lui a prit son joint. Il montrait le panneau qui interdisait la consommation de ganja, lui a prit le poro des mains, a regardé l'heure (3h44) et a tourné les talons en fumant quelques lattes suffisantes avant de le jeter.

Le Français lui répond qu'il a fait sa job et prit un peu de plaisir. Il l'avait déjà vu jouer au con avec l'une des deux tortues qui se baladent en permanence dans l'auberge. Il a levé le pied devant l'une d'elles, lui laissant le temps de rentrer têtes et pattes dans sa carapace, puis a shooté dedans, l'envoyant 3 mètres plus loin en une longue glissade.

Très drôle mais choquant.

Le Nicaragua est, pour les trois, un lieu très facile où voyager. Nettement moins dangereux que ses voisins du nord, même si tout le monde ici sans exception recommande d'éviter la capitale Managua.

Des touristes de tout bord viennent au Nicaragua pour quelques semaines, logent dans des auberges de jeunesse avec Wifi et écriteaux en anglais.

Vive le dépaysement.

Ils y rencontreront les mêmes personnes de ville en ville. Genre les 2 Australiens de Puerto Escondido et de San Pedro au Guatemala, qui vont payer bières sur bières au Français.

L'Irlandais et l'Israélien ne sont pas aussi festifs et rentrent se coucher plus tôt.

 

Les 3 nationalités vont alors se retrouver le lendemain matin, pour un dialogue concernant l'endroit où ils vivent actuellement :

 - Bien que moins peuplée que Managua, León a longtemps été le centre intellectuel de la nation, avec une université fondée en 1813, I swear to god ! commence l'Irlandais.

 - C'est vrai, les gens font moins de délinquance ici, ils ont étés éduqués, remarque le Français

 - De plus, ils ont bien appris des Espagnols, les églises sont des merveilles ! s'enthousiaste l'Israélien. L'architecture de León est d'inspiration coloniale, par exemple la grande Cathédrale de San Pedro, construite de 1706 à 1740, avec deux tours ajoutées en 1746 et 1779.

 - Savez-vous, renchérit l'Irlandais, que lorsque le Nicaragua acquit sont indépendance en 1839, León devint la capitale du nouvel État en alternance avec Granada ?

 - Pourquoi en alternance ? demande l'Israélien.

 - Granada était préférée par les régimes conservateurs, alors que les libéraux préféraient León, avance le Français.

 - Exactement. Pour mettre un terme a ces querelles, Managua, qui se trouve géographiquement entre ces deux villes, a été choisie comme capitale en 1858.

 - Oui, une bonne ville, cette Léon. Mais tout de même entachée par l'assassinat du président Anastasio Somoza García le 21 septembre 1956, dit l'Israélien.

 - Je ferais d'abord remarquer, nuance le Français, que ce fut une chose ravissante lorsque l'on résume le mandat de Somoza, caractérisé notamment par la répression politique, le népotisme et l'anticommunisme.

 - C'est quoi le népotisme ?

 - Euh... je crois que c'est quand tu as un pote et qu'il a un grand nez... mais je ne suis pas sûr... en tout cas ça fait gagner plein de points au scrabble.

 - En 1933, il est désigné dirigeant de la Garde nationale combattant la guérilla commandée par Augusto Sandino, précise l'Irlandais. Il va lâchement ordonner l'exécution du Guérillero alors que celui-ci avait cessé le combat.

 - Scandaleusement injuste, s'indigne l'Israélien. Comme le fait qu'il soit le premier des Somoza à avoir dirigé le pays alors que sa famille en garda le contrôle presque continuellement jusqu'à la chute de la hiérarchie en 1979.

 - On va manger ? demande le Français.

 - Ouais, j'ai faim, répondent les 2 autres

Ils se nourrissent presque tout le temps ensemble, pas forcément dans les endroits les plus économiques, et la discussion reprend :

 - Combien as tu payé ce T-shirt ?

 - 50. J'aime bien la coupe.

 - J'aime bien le personnage, un leader de la guérilla nicaraguayenne qui, de 1927 à 1934, lutta contre le gouvernement légal appuyés par les marines américains.

 - Suite à l'allégeance du président Nicaraguayen envers les troupes US en 1925, Sandino se met en branle. Il ne veut pas que son pays soit gouverné par des gens qui ont déjà fait preuve qu'ils n'agissaient pas bien.

 - Depuis le mois de septembre 1927 il commence une tactique de guérilla. Elle est basée sur des embuscades et retraites immédiates, elle privilégie un bon choix du terrain, et mise sur les effets de surprise.

 - Ils n'avaient pas le choix. En effet, les troupes sandinistes comptaient 3 000 combattants, en face il y avait 12 000 marines.

 - Ouais. Il s'ensuivit une situation classique, les marines contrôlaient les villes, les troupes de Sandino contrôlaient les vallées, les montagnes et les fleuves.

 - Une longue bataille inégale mais pour l'honneur.

 - Pour tenter d'obtenir ce qu'il réclamait. Une absence d'intromission extérieure dans les finances publiques. Du respect des accords par la Garde Nationale.

 - Et surtout l'absence de pacte entre le gouvernement et les États-Unis.

 - Of course. Et comme c'est dangereux d'être contre ce gouvernement, Sandino voulait la création d'un nouveau Département, sur le lieu de son quartier général, avec l'objectif de le déclarer zone neutre.

 - Tellement dangereux que même après avoir annoncé qu'il ne tirerait pas un coup de feu de plus, il fut shooté par plusieurs balles.

 - Il disait ne rien vouloir pour lui, seulement des garanties pour ses hommes.

 - Rien pour lui, rien pour lui... Il aurait été con de pas se négocier un bon morceau de terre côté caraïbes.

 - De toute façon, il n’en aurait pas profité et cette version fait bien plus héroïque.

 - Comme il a envoyé ses hommes à la tuerie pour repousser l'envahisseur, il voulait les faire rentrer dans le devoir. J'espère qu'il a eu le temps pour ceci.

 - Je le cite : Si hier la poudre détruisait, aujourd'hui et demain il faut avoir une attitude constructive et féconde de réparation.

 - C'est quoi vos sources ?

 - Une vieille Nicaraguayenne.

 - Internet. Et toi ?

 - Mon bouquin de voyage.

Les soirées à Léon vont bon train, les locaux sont de véritables chiens avec les filles occidentales. La plupart, dès que ça vient non loin des Caraïbes, il semble qu'ils aient un gland à la place du cerveau. L'Israélien et le Français, d'un commun accord, ont envie de leur distribuer des baffes pour leur apprendre le respect de la Femme.

C'est passé proche avec le trou du cul de touriste Cubain qui tient la palme du bombage de torse sur de la salsa. Une attitude de connard fini au jus de rhum.

Ce Cubain qui se la ronfle alors qu'ils l'avaient rencontré la veille tard le soir, il cherchait son hôtel en chiant dans son froc, totalement perdu dans une ville où les rues sont construites en quadrillage et numérotées par ordre croissant. Déjà, tu vois le niveau d'aptitude du gars, y'a pas plus facile pour se repérer.

Il est malpoli et effrayé, sous prétexte que la ville est dangereuse. Le Français s'est alors bien foutu de sa gueule en lui répondant que Léon devait être l'une des villes les plus sûres d'Amérique centrale et qu'il n'avait qu'à allez demander à un taxi pour son hôtel. Il n'a pas jugé bon de rajouter que s'il croyait la ville insécuritaire, il était stupide de se balader en tongs après le coucher du soleil.

Le Cubain ne voulait pas demander un renseignement à un taxi, tenant la paranoïa qu'ils étaient tous des escrocs par ici.

Et bien démerdes toi, con de Cubain, lui ont-ils signifiés d'un geste de la main.

Mais puisqu'il est là, ce soir, valsant de filles en filles, c'est qu'il a trouvé son chemin.

 

Il y a dans ce bar dansant du nom de Kamé Léon, une Américaine, pas forcément belle d'ailleurs, qui fricote avec un Nicaraguayen très beau, malgré sa tête de chien de garde. Elle se frotte lascivement contre lui, bière et clope à la main, pendant qu'il doit être tout dur et déjà s'imaginer la fin de soirée.

Sauf qu'elle, à un moment, ne semble plus vouloir danser avec lui.

Alors ça, c'est vraiment de la pouffiasserie de bouffonnes de touristes. Et elles sont des tas à faire ça, sans se rendre compte des dangers qu'elles courent.

OH ! ALLO !! On n'est pas en occident ici ! NI-CA-RA-GUA ! Ce n’est pas tous des petits agneaux les gars que tu croises les soirs de semaine dans les bars !

Ça vient danser sexy au milieu des locaux pour ensuite leur signifier : "Excusez moi mais c'était juste pour le fun.", et ça pense que ça suffira comme explication parce que de toute manière c'est en vacances, et que dans l'hôtel les prix sont en US dollars et non pas en Cordobas.

Ça, ça ne contribuera jamais à faire de la Femme l'égale de l'Homme.

Le Nica la colle de près et ne veut pas lâcher l'affaire.

Le Français, bon samaritain qui en plus n'a pas grand chose d'autre à foutre au milieu de ce tas de bouffons, et ce n'est pas ses 2 compagnons qui le contrediront, suit l'affaire de près.

L'Américaine essaye de faire comprendre au Nica qu'elle ne veut plus mais comme son espagnol est ridicule, elle doit avoir du mal à trouver les mots. Elle s'en va à la toilette, suivie par son clébard.

Le Français va y faire un tour, histoire de voir si tout se passe bien.

Lorsque l'Américaine sort des toilettes, le Nica l'attend et la retient par le bras. Ils discutent.

Puis retournent au bar.

Ils sont toujours dans leur discussion plus vraiment amicale lorsque le Français intervient. Il est prêt à passer à l'action, malheureusement ses 2 acolytes sont partis se coucher il y a quelques minutes. Il est donc tout seul mais qu'importe, que le vent l'emporte, nourrir les vers et les cloportes.

Il les interrompt pour souffler dans l'oreille de la fille :

 - As-tu besoin d'aide ? Si oui n'hésites pas à me demander, ok ?

La fille le regarde en réfléchissant, puis son orgueil de "femme libre" prend le dessus, elle lui répond qu'il est gentil, merci, mais qu'elle se débrouillera toute seule.

Puis quelques minutes plus tard, elle viendra trouver le Français pour lui demander de la surveiller quand même un peu. Ce dernier lui dit qu'il est d'accord, sans rajouter qu'il n'a pas non plus que ça à branler maintenant.

Et dans les 30 secondes qui suivent, la fille sort du bar, suivi par le Nica. Ils s'en vont ensemble. Le Français est intrigué, il se demande pourquoi elle accepte soudain d'être accompagnée par ce bad boy mais il ne va pas non plus jouer au papa. Si elle a refusé son aide pour finalement s'en aller avec lui, c'est qu'il y a une raison.

Il va néanmoins jeter un ½il à l'extérieur par acquis de conscience, mais aucune trace des 2 protagonistes.

Il rentrera à l'hôtel, par les ruelles sombres, seul, sans peur parce que Léon est une chouette ville. Qu'il va quitter demain, d'ailleurs.

 

Les 3 nationalités décident alors d'effectuer un bout de chemin ensemble. Ils s'en iront à Granada, évitant soigneusement Managua, comme tout le monde n'arrête pas de répéter. Une paranoïa s'est installée autour de cette ville et le plus frustrant c'est qu'elle est peut-être fausse, mais peu de gens veulent aller le vérifier.

Le Français est un peu déçu, c'est la première fois qu'il ne verra pas la capitale d'un pays dans lequel il voyage. Mais bon, ce n’est pas si grave, sécurité d'abord, surtout si c'est pour se taper un Tegucigalpa bis.

 - Saviez-vous, messieurs, récite l'Irlandais lors du trajet dans le bus pourri, que Granada est une ville dominée par le volcan Mombacho et qu'elle est localisée sur la côte ouest du Lac Nicaragua, à environ 18 km au nord de l'Océan Pacifique.

 - Bien entendu que nous sommes au courant, mon cher, réplique l'Israélien serré entre deux Nicaraguayens. Elle est la troisième plus grande ville du pays et est connue pour son architecture coloniale bien conservée. 

 - Elle est, continue le Français qui est assis dans les marches de l'autobus, ainsi surnommée la Grande Sultane à cause de ses bâtiments de style andalou mauresque.

 - Effectivement, reprend l'Irlandais qui sourit de compassion pour la mauvaise posture de son ami. Granada a longtemps été un centre commercial, notamment du bois, du cacao et de l'artisanat de l'or et de l'argent.

 - Elle aspire aujourd'hui, reprend l'Israélien, à être le futur du tourisme au Nicaragua grâce à l'attention grandissante des touristes provenant notamment de France, d'Italie, d'Allemagne et d'Espagne.

 - Et bien sûr depuis l'Amérique du nord, grimace le Français.

Ils arrivent à destination, chargés comme des mules, l'Israélien et l'Irlandais portant chacun leur planche de surf tandis que le Français trimballe une guitare. Ils trouvent un endroit où dormir, les auberges fleurissant à chaque coin de rues, et prennent leurs quartiers dans un grand dortoir, très agréable pour répandre son bordel.

L'Israélien va rouler un joint, le Français joue de son instrument et l'Irlandais relaxe dans un hamac :

 - À votre avis, les hommes politiques ont-ils leurs propres films auxquels le grand public n'a pas accès ?

 - Fort probablement.

Ils sont attablés sur la terrasse d'un petit restaurant, jouant à leur jeu favori en attendant la bouffe. C'est un jeu à boire très simple, l'un d'eux choisit une catégorie (marques de cigarettes, pays Africains, joueurs ayant joué pour Manchester United, station de métro de Buenos Aires, marques de bières...) et chacun leur tour, ils doivent donner une réponse. Celui qui ne trouve pas, ou qui donne une réponse déjà citée, boit. Et choisit une autre catégorie. Et ainsi de suite.

Des gamins arrivent, et disent tout de go :

 - Regalla me un dinero !

Des merdeux qui mendient de l'argent. Ils sont pleins à faire ça, c'est un sport communal ici. Très gonflant pour l'Israélien qui leur répond sèchement. Ils se tournent vers l'Irlandais qui leur fait non de la tête suivi d'un "No tengo". Ils jettent leurs dévolus vers le Français qui leur réplique :

 - Primero, digame hola, por favor y gracias, y tal vez me voy a escucharte. Si no, que te la pasa chingon por allí. Suerte.

 

L'occasion de lancer une autre discussion :

 - Il n'y a aucune éducation par ici, c'est affreux... Le premier qui me dit bonjour je lui file 20 cordobas, promis !

 - Moi je ne leur donnerais jamais rien, il y a une association dans Granada, paraît-il, qui nourrit les plus démunis.

 - Ils sont insistants en plus, c'est lourd.

 - C'est parce qu'on leur répond en espagnol. À chaque fois que je leur balance de longues phrases dans ma langue maternelle, ils se cassent.

 - Pourquoi, au lieu de construire une belle église qui coûte la peau des fesses, ils ne donnent pas à bouffer aux gens ?

 - Parce que la construction d'une église nécessite plusieurs entreprises différentes, et fera donc travailler beaucoup de pères de famille pendant plusieurs mois.

 - Et apportera plus de tourisme. Donc plus de revenus pour la ville.

 - Tu parles d'un tourisme, qu'est ce qu’ils ont les gens à se masturber la vue sur une église ?

 - J’n’en sais rien, mais ce n’est pas pareil avec les synagogues.

 - Moi, les églises, ça m'irrite.

 - Tu dis ça parce que tu ne crois pas en Dieu.

 - Peut-être. Et toi, tu crois en Dieu ?

 - Non, Dieu m'en garde.

 - Y'a de bonnes choses dans la religion.

 - De très mauvaises aussi.

 - Clairement. Prenons l'exemple d'un verset très connu : Si on te frappe, tends l'autre joue.

 - Bullshit.

 - Si on te frappe, tends l'autre joue, signifie en quelque sorte : Reçois un coup de plus en te soumettant.

 - Exact. Et si l'on continue comme ça, on peut l'associer à : Plie l'échine face à nos décisions.

 - Oui. Pour les ânes on utilise un bâton.

 - Alors que faudrait-il faire ?

 - Dans mon pays, y'a des comiques qui disent : Tends l'autre joue et profites-en pour lui mettre un coup de genoux dans les roubignolles.

 - Si on te frappe, donnes un mamour en retour. Je pense que c'est le mieux.

 - Non, je n’ai pas d'argent à te donner !

 - Come on guys, let's go, that's pissing me off all this kids asking for money.

 

Le Français en a un peu marre de voir ses amis faire les addicts d'Internet. Changer 4 fois par mois leurs photos de profil, niaiser avec une amie en s'envoyant des "mdr, lol, jajaja", ricaner bêtement devant la dernière vidéo qui fait le buzz en présentant un gars avec un furet.

Granada, les geeks.

 - Bougez vos culs !

 - Attends, je suis fatigué... Plus tard.

 - J'attends un peu, mais dans 15 minutes je pars manger seul...

 - 15 minutes ça me va. Et quand on revient, on termine la chanson.

Comme le Français n'a rien d'autre à faire, il attend. Puis va envoyer un mail.

 

La chanson Franco-Irlandaise : ONE DAY MORE

 

This French guy wants to check-out

He stands up but no friends are about

 - Well... Where the fuck are you ?

No one answers except the fan with a woo

 

Irish guy seats reading a Spanish crappy mag

Sipping a coffee while smoking a fag

 - Hey buddy, you got a lighter?

 - No man, Israeli just took my fire

 

This one is lying with a laptop

In a hammock reeking of pot

 - Hola Frenchy, d'you want a beer ?

 - No dude, I still have the fear.

 

Here the local girl from the front desk's arriving

She is for the rent one more time waiting

 - It's noon, are you guys finally leaving today ?

 - Fuck, already ? Hummmm... Maybe we'll stay.

 

The choices are vast on how to spend the day

Museums, volcanoes, lakes, surf in the bay

 - Good, but first I must do my laundry !

 - I have to look for mine but I am too lazy

 

The Irish is searching for his stinking towel

Without knowing the shower is as dry as hell

 - Damn, no water for me...let's get some food

 - No washing today but tomorrows as good

 

The Israeli needs just five minutes more

Chatting on facebook in order to score

 - C’mon man it's twenty minutes already

 - Ok, I guess tonight I'm keeping my heady

 

The French is heading forward in town

Pissed off 'cause they spend ages messing around

 - What are you guys up to eat right now ?

 - No pork, no cheese, only chicken or sacred cow

 

The Irish is sweating, smelling like dead pests

Our mellow trio search hard on their food quest

 - Why can't we do things much faster ???

 - Pizza for me, it's cheap, so long suckers.

 

The Israeli should have wrote the music

But he did not 'cause he is sick

 - Ok, I think the fish was rotten.

 - Crap man, this song will never be done.

 

Le Français s'en va faire un tour dans cette ville sécuritaire où les seuls éléments perturbateurs sont les enfants qui réclament sans arrêt de l'argent.

Il va y rencontrer, pour la énième fois, la troupe d'anglophones joyeusement emmenée par le duo d'Australiens barbus aux cheveux longs. Ils l'invitent à se joindre à eux. Ce qu'il fait sans se faire prier.

Et, oh surprise, il y à là l'Américaine de Léon, celle qui avait un léger problème avec un gars local. Elle va lui sauter dessus, lui donnant des embrassades à n'en plus finir en le remerciant pour sa gentillesse de l'autre soir, un vrai gentleman, se tournant vers l'une de ses amie pour l'informer que :"C'est lui le dude qui m'a défendu."

Et même la copine le remercie.

 

Le Français lui demande alors comment s'est terminée l'histoire, sacredieu, parce qu'il a envie de savoir et qu'il n'est pas le seul.

 

 

 La suite dans le prochain message...


 

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Par mich
Le 15/08/2010 à 02:42:58
yo !

Par Nicodeloin
Le 15/08/2010 à 02:47:46
T'as tout lu ?


Par Passe droit
Le 15/08/2010 à 12:37:11
Yep, continues comme ca ! A+
Par Nicodeloin
Le 15/08/2010 à 23:04:11
Et le mail de tes nouvelles ?


Par guillaume
Le 16/08/2010 à 12:20:27
Oh mince dommage que tu n'a pas pu mettre la video de fin!!!

Quelle périple!
Par Nicodeloin
Le 19/08/2010 à 04:36:39
Ouais c'est trop dommage. j'ai pourtant tout essayé.

Quel periple, oui, mais lequel ?
Au nicaragua ou au Venez' ?

Bisous frerot !


Par Olivendrouille
Le 16/08/2010 à 17:28:20
Je t'envoie ca des que possible, biz

Par Lucille
Le 19/08/2010 à 03:36:41
Je laisse un commentaire :D
Par Nicodeloin
Le 19/08/2010 à 05:10:25
C'te balle de commentaire !
:-D



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