3 **** en 1 jour

08/01/2011 - Pays : Brésil - Imprimer ce message

Bus pour Asuncion.

Dans cette ville décrite comme pauvre et ennuyante par les échos entendus, on dirait qu'il y a eu une guerre il y a peu. Armes et bâtiments dégradés.

Ce qui s'est essentiellement passé à Asuncion pendant 3 jours est remarquable mais se situe dans un secteur qui n'intéressera que peu de monde, car c'est pas ton genre d'être ********, non ?


À part un Allemand gagnant sa vie en jouant en poker en ligne.

À part un photographe commercial Américain, sur le point d'obtenir la nationalité Paraguayenne alors qu'il ne parle pas un mot d'espagnol.

À part un trio de Québecoise qui prépare du téreré.


À part ça, rien à dire, sauf que c'était génial.

La suite l'est un peu moins.


Comme le dit Renaud, vaut mieux pas tomber en amour, parce que ça fait prendre du poids.

Comprend le comme tu veux.

Comme je n'arrive pas à faire semblant, c'est dur quand je suis exaspéré.

On n'arrive pas à cacher nos émotions parce que cacher, c'est tricher. Ou mentir. Ou *******. Ou les trois.

On n'arrive pas à présenter contre notre gré une bonne figure, parce que contre notre gré c'est de l'hypocrisie.

On n'arrive pas à cohabiter avec quelqu'un qui ne prend aucunes ******* initiatives, parce qu'on n'est pas ******-sitter ou ingénieur en pneumatiques.

Le manque de confiance que ressentent les personnes que l'on côtoie se propage et nous tire vers le bas.

Nous aimons l'indépendance et les gens indépendants, c'est **** eux que nous sommes dans notre élément.

On n'a absolument aucun plaisir à voyager avec quelqu'un qui ne l'est pas.

On préfère 1000 fois être seul, même si tout devient ********* plus facile lorsque l'on voyage à plusieurs.



Finalement, après autant de temps seul ou à deux, je me dis que voyager à plusieurs, c'est même plus du voyage, c'est des vacances...



Maintenant, une page de pub :


  1. Asunción fut fondée par Juan de Salazar en 1537, le jour de l'Assomption, d'où son nom initial.

  2. Les années 1610 à 1767 furent celles de la domination jésuite sur les Indiens Guaranis de la province jésuite du Paraguay.

  3. Création, à partir de 1609, de « réductions », villages composés de plusieurs centaines ou milliers d'Indiens sédentarisés et encadrés seulement par deux jésuites.

  4. Rumeurs en Europe faisant de ces réductions un véritable État dans l'État aux mains des jésuites, exploitant les Guaranis dans le dessein de combattre les Espagnols et les Portugais.

  5. Un «cuartelazo», l'occupation du Quartier Général militaire à Asuncion dans la nuit du 14 au 15 mai 1811 par quelques dizaines d'hommes, est retenu comme date officielle de la proclamation de l'indépendance.

  6. Le Paraguay s'engagea dans la «Guerre de la Triple Alliance» contre ses trois ennemis coalisés, l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay(1865-1870), dont les buts de guerre inscrits dans le Traité de 1865 comprenaient l'attribution au Brésil et à l'Argentin des territoires qu'ils revendiquaient et l'imposition de la clause de la nation le plus favorisée, en finissant avec le protectionnisme qui avait permis le développement relatif du pays.

  7. Conduite imprudemment sur le plan stratégique dès le début de la guerre, quatre années ne furent que celles d'un lent repli avant la quasi-extermination du peuple Paraguayen.

  8. Dévastation complète de la partie peuplée du pays, les enfants d'environ quatorze ans étant enrôlés, à la réduction de sa population à une fraction de ce qu'elle était auparavant (probablement entre un tiers et la moitié), causant un déséquilibre démographique inouï entre les sexes (un homme pour deux à quatre femmes). La polygamie de fait se pratiquera par la force des choses

  9. La dictature d'Alfredo Stroessner, qui a duré 35 ans, fut renversée en 1989 sous la pression des États-Unis.

  10. Le 20 avril 2008, le parti Colorado voyait son règne de plus de 60 ans s'achever avec l'élection de Fernando Lugo, ancien évêque de gauche de l'Alliance Patriotique pour le Changement (APC), à la présidence du pays.

  11. Une Présence Militaire Américaine (PMA), certainement pour cause de grandes réserves naturelles d'eau.



Ok, alors si vous avez tenu jusque là, vous avez droit aux anecdotes.

Faut le lire une seule fois, parce que c'est un peu chien.



Claudine, elle a 32 piges, et ne se sent pas en confiance.

Elle est partie d'Amérique centrale pour atterir au Paraguay, dans une ville toute moche où il n'y a rien à faire, celle où nous nous sommes rencontrés. Asuncion.

C'est un choix discutable, quand tu sais qu'il y a Rio de Janeiro pas loin d'ici ou Buenos Aires, les 2 capitales touristiques d'Amérique du Sud.

Ceci dit, j'ai trouvé ça couillu, mais quand on lui demande pourquoi elle a atterri ici, elle ne sait pas quoi répondre, ôtant immédiatement la crédibilité de son charme d'aventureuse.

Achevée totalement lorsqu'elle ne connaît même pas le prénom du gars avec qui elle s'en va le lendemain matin jusqu'à la ville de Concepcion.

Le gars lui a dit qu'il se rend là et elle va l'accompagner.

Parce qu'elle a besoin d'être accompagnée. Elle ne prend aucune initiative.


Elle suit, physiquement, et ne donne jamais son avis.

Je lui dis, le jour de notre rencontre, que je pars dans probablement 3 jours aux chutes.

Elle me dit qu'elle comptait y être dans 3 jours aussi, et qu'on pourrait y aller ensemble.

Moi, désinvolte et ignorant, je dis pourquoi pas. Bonne pomme.


2 jours plus tard, elle revient et me fixe RDV pour 9 heures du matin.

Elle viendra me réveiller à 11h, ronflant dans un vomi de plastiques carrés.

Direction Ciudad Del Este, frontière avec l'Argentine et le Brésil. Dans le bus, en plus de me dire qu'une laisse autour de son cou ne ferait pas tâche, je m'apercevrais qu'elle n'a rien d'intéressant à me dire. Selon moi, hein...


Du coup,c'est difficile.

Pour elle, quand je lui dis, à Ciudad Del Este, la ville non-imposables sur les produits électroniques :

-OK, toi tu as besoin de ceci et moi j'ai besoin de celà. Selon les renseignements que j'ai eu, tu trouveras ton truc dans cette rue là tandis que moi je vais me faire une descente de marché.


Elle a tiré une tronche, j'ai même pensé la voir verser une larme.

Puis l'on dort, dans une chambre avec 2 lits.

Le soir, alors que l'on entend très fort les voisins avoir du sexe sauvage et que je fais semblant de dormir en respirant fort, elle, elle ricane de temps à autre comme pour dire "Hé, j'suis là moi aussi."


C'est long, 2 jours. Et aujourd'hui, nous allons passer en Argentine. La frontière parait compliqué à traverser depuis le centre-ville.

Elle, évidemment, n'avance pas un demi-orteil de plus que moi.

Une frontière symbolisé par un pont au dessus de l'eau, les postes douanes de chaque côté.

Alors je me tape la recherche de renseignements, les négociations avec les taxis vraiment trop insistants, ne prenant même plus la peine de demander son avis.


Nous sommes au carrefour de 3 pays, symbolisés par les toutes proches chutes d'Iguassu, le deuxième gros point touristique d'Amérique du Sud.

Pour passer du Paraguay à l'Argentine, le passage par le Brésil est obligatoire. Il peut se faire sans arrêt à la douane, pour simplifier le parcours des touristes.

Je fais une erreur en décidant que nous traverserons le pont à pied. Nous passons au Brésil sous la chaleureuse pluie de cette région du monde. Et sous le regard des autres touristes qui ont réussi à pogner le bon bus, celui qui ne s'arrète pas aux frontières Brésiliennes et emmène directement les passagers aux douaniers Argentins.


Nous ne savons pas quel bus il faut prendre, nous attendons. Devant nous, un flot de personnes passent à pied. Ce sont bien évidemment les plus pauvres. S'ils auraient une voiture, ils viendraient avec. Des sans-le-sou, des jeunes gangsters, des traficants.

C'est tout de suite moins effrayant à deux. Surtout que Claudine est loin d'être la fille que les lourds viennent accoster. Ben quoi... checkes donc les photos pis viens m'dire c'qu't'en penses.


Nous devons prendre 2 bus pour rejoindre la frontière pour sortir du pays.en Argentine, le temps de passer 15 minutes dans une ville Brésilienne, Foz de Iguazu.

Lorsqu'elle va venir maladroitement me taquiner, sourire en coin, pour me dire que j'ai un piètre sens de l'orientation, je l'ignore totalement.

Le deuxième bus voit monter une fille très jolie, puis une autre, puis un beau gosse, puis un autre.

Des jeunes voyageurs qui vadrouillent en direction des chutes d'Iguazù.

Ils sont encore plus perdus que nous, qui ne le sommes plus vraiment.


Nous allons ensemble faire tamponner nos documents puis attendons un bus pour la frontière Argentine, tout en faisant connaissance.

Claudine a pas l'air très ouverte aux rencontres alors que je n'attends que ça : Un peu d'air, un peu d'air.


Le bus nous laisse poireauter avant de pointer son nez. Pas moins de 3 heures. Le couple de Belges Wallons est très relax. La Néerlandaise et le Néo-Zélandais les accompagnent brièvement.

Nous attendons, les hommes jouent à la baballe, les filles discutent de trucs de filles.


3 heures tout seul, j'aurais pété une coche, en mode paniqué :

"Il est où ce putain de bus, je suis sur qu'il va pas passer, faut que je demande à quelqu'un, sacre, j'ai plus que 3 clopes..."


Tandis que là, avec d'autres gens, c'est juste un détail.


3 heures, c'est quand même long. Alors j'ai bien mérité, pense je, de coudre un drapeau Brésilien sur notre housse de guitare. De toute façon c'est celui que je voulais absolument, c'est le plus beau.


Arrivé à Puerto Iguazu, nous décidons de tous nous rendre ensemble au même hotel.

Le couple de Belges prend une chambre double, et Claudine s'avance sur la pointe des pieds pour me faire une grand sourire. Je demande :


-Qu'est ce que tu préfères ?

-Oh...ben... je sais pas... une chambre ne me dérangerais pas... ou sinon un dor...

-Dormitorio, por fav' !


Et c'est dans ce dortoir que je rencontre Marita, une Allemande croisée au Paraguay et qui se révèle pour le coup vraiment voyageuse. Embrassades, présentations avec Claudine, oui c'est super vous pouvez parler allemand ensemble, moi je vais "Raus, raus". Me voilà débarassé car Claudine va se mettre sous son aile.

Jusqu'à l'accompagner au Brésil, dans la ville de Porto Alegre. Aucune logique de trajectoire au vu de la ville qu'elle doit rejoindre pour mi-décembre, mais elle est comme ça Claudine, elle suit les gens sans réflechir, la prioritée pour elle étant de ne pas être seule.

Fin de l'anecdote.


À Puerto Iguazu, il est l'heure d'aller dormir.

Le réveille-matin a sonné au Paraguay, la guitare fut sortie au brésil et la bière du soir fut dégustée en Argentine.

C'est pas grand chose, mais sorti du contexte on peut en douter.


Les chutes d'Iguazú (en espagnol : cataratas del Iguazú), ou chutes d'Iguaçu (en portugais : cataratas do Iguaçu), ou encore chutes d'Iguassu, situées au beau milieu de la forêt tropicale, à la frontière entre le Brésil et l'Argentine, sont une merveille naturelle inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1984. Le premier Européen à la contempler futÁlvar Núñez Cabeza de Vaca au xvie siècle.

Ce gars là était un explorateur espagnol du continent américain, notamment du Mexique.

Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,5 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 90 mde hauteur. On l'appelle la Garganta del Diablo (« gorge du Diable »). L'ensemble des cascades déverse jusqu'à six millions de litres d'eau par seconde.


C'est beau !!

Les chutes, la ville, la chaleur, les rencontres brèves, se faire bronzer au soleil puis aller récupérer sa serviette de toilette dans la chambre d'Israéliens.

La vie est belle, mais les prix ont grimpés. C'est plus ou moins le double de la Bolivie.

De toute façon, la fin est proche. Départ de Puerto Rico pour Buenos Aires.

J'attends le bus de nuit en réflechissant.

Peut-être il y aura un arrêt à Montevidéo, au moins parce que le nom a de la gueule. Surement il y aura un arrêt à La Plata.


Puis arrivent 2 filles avec un charisme étonnant.

Vétements légers, peau tannée, sourire éblouissant et constant.

Et ça, ça remet pas mal de choses en question, non ?



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Par Steeve
Le 09/01/2011 à 03:16:05
Je te souhaite une bonne année 2011 , putain j'ai toujours rêve d'aller au Brésil !!! A bientôt Steeve de Montreal
Par Nicodeloin
Le 09/01/2011 à 09:24:05
Hey Steeve !
Beaux nénés.

Je te maile.


Par chris
Le 09/01/2011 à 08:55:29
Bonne année Nico.

T'es pas allé en Argentine finalement?
J'espère que tu vas bien. Donne des news si tu veux qu'on se croise se serait avec plaisir.

Bisous

Par papa
Le 09/01/2011 à 12:53:55
bonne et heureuse année mon nico.
Par Nicodeloin
Le 09/01/2011 à 13:06:02
Merci mon papa !

Tout pareillement !


Par bastien
Le 09/01/2011 à 13:25:40
Je croyais que tu rentrais au Canada, changement de programme ou je ne comprend rein... de toute façon, t'es un bon...
Keep on.
Par Nicodeloin
Le 10/01/2011 à 19:41:20
Merci !

Le blog a un decalage avec la vie reelle, mais la fin est comme tu le dis.

Fais le plein de sante muchacho, et n-hesites pas a passer me voir ici !


Par leal sylvain
Le 10/01/2011 à 01:47:14
Salut NICO je sais si c'est moi mais tu ma l'air un peu blasé au moment ou tu a écris ces mots!.....trop de touristes autour de toi??
je te souhaite un joyeux anniversaire en retard
et a bientot pour un bon expresso!
Par Nicodeloin
Le 10/01/2011 à 19:42:29
Au moment ou j-ai ecris ces mots, mon sylvain, j-etais entoure de quebecois...

Probablement le choc du retour...

A demain !


Par Bras croisé
Le 10/01/2011 à 19:16:55
Salut Mon Nico

Tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2011
J'ai eu le Mich au tel la semaine dernière, il parait que t'es de retour au Canada...

Quels sont les projets ?

Prends soin de toi
A+

Par Nicodeloin
Le 10/01/2011 à 19:44:03
Salut Olive !

Meilleurs voeux egalement pour 2011,

suis effectivement au quebec, et les projets sont d-y rester pour engranger du cash, puis m-envoler au japon...

Mais les projets bougent...

Et toi ?

Take care !


Par ben
Le 11/01/2011 à 08:36:37
Yop l'ancien comment vas

le compte se renfloue un peu ??

Beaux nénés a toi aussi et bonne santé machin machin et machin

ma mich ma fait par du décallage alors je te souhaite bon boulot mais fini ton histoire si possible
Par Nicodeloin
Le 17/01/2011 à 07:32:45
Salut Ben !

L'histoire sera finie, n'ait crainte. Ce sera baclé juste un peu...

Tu as vu le michdesroutes ?

Par Nicodeloin
Le 17/01/2011 à 07:33:11
Salut Ben !

L'histoire sera finie, n'ait crainte. Ce sera baclé juste un peu...

Tu as vu le michdesroutes ?


Par douille gu
Le 14/01/2011 à 12:06:32
:)
Par Nicodeloin
Le 17/01/2011 à 07:35:22
Are you waiting for the next one ? ;-)


Par Torpedo
Le 14/01/2011 à 15:16:50
Salut mon NIco,

Meilleurs voeux à l'arrache. Ch'suis dans l'jus en ostie ! Fini la farniente, retour à la réalité, Beaucoup de taf, trop même. Mais je ne me plains pas si ce n'est que je dois aller bosser en plein pays verdâtre tous les jours... Et que je retrouve l'ambiance de travail à la française, à mille lieux de celle connue à Montréal. Dur, dur,...

Et toi, de retour au Westin ?

Torp'

P.S : Engrange un max parce que tu vas bien profiter au Japon. Ce pays est d'enfer ... Enjoy !
Par Nicodeloin
Le 17/01/2011 à 07:40:44
Hé hé !

Que c'est bon d'apprendre que le coté professionnel marche à plein régime pour toi !

Je sens que tu en avais besoin.

Westin, oui, un bon retour aux sources, la gang est super.
Periode touristiquement calme, donc l'engrangement attendra quelques mois...



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