¡ Pura Vida en Costa Rica !

31/08/2010 - Pays : Costa Rica - Imprimer ce message

Adieu Nicaragua, bienvenue au Costa Rica.

 

La frontière est un vrai bordel. Pour accéder aux bâtiments administratifs, il faut passer par un petit portail.

Il y a ici deux personnes, même pas vraiment en uniformes, qui arrêtent les migrants pour leur donner une sorte de ticket en contrepartie de 3 dollars.

En regardant bien de plus près, il n'y a que les passeports étrangers qui payent.

Je donne les 3 dollars, jette un ½il au bout de papier qui ressemble à un vieux coupon de transports interurbains, puis questionne :

 

- C'est quoi exactement cette taxe ?

 - C'est la taxe de sortie.

 - Je suis obligé de payer, moi ?

 - Ben... oui...!

 - Et je peux savoir à qui profite mon argent ?

 - ... ! ... Euh... C'est pour la ville.

 

Ouais.

Ça peut tout aussi bien être une petite mafia qui taxe les touristes.

 

Un gars me met la pression pour m'accompagner de A à Z, en échange je dois lui filer de l'argent.

Pour toute réponse, je lui montre les pages de mon passeport.

 

Et j'arrive dans le plus grand poste frontière que j'ai jamais vu. D'ailleurs je ne comprends rien, il y a foule de gens qui font la queue. Mais tellement, qu'elle s'étale sur 200 mètres. Je n’ai pas envie de la faire et comme il n'y a aucune indication, je reste debout à me tâter.

 Un vieil homme me demande où je vais.

 

 - Costa Rica, señor.

 - Es par allì.

 

Très bien, je pars dans la direction indiquée, parcours ce qui me semble être un kilomètre au milieu de poids lourds qui transitent. Fuck, c'est lourd mes sacs.

J'arrive à un autre bâtiment, il y a une queue de taré. Ça m'apprendra à migrer un samedi. Et lorsqu'il se met à pleuvoir sur la file qui n'a rien pour s'abriter, je me dis que j'aurais du rester surfer. Je ne m'en rendrais compte que 3 pays plus loin mais des fringues ont moisis dans mon sac trempé.

Heureusement, une maman Nicaraguayenne s'occupe bien gentiment de ma guitare,  parce que j'ai déjà épaules et bras en feu de pousser petit à petit mon équipage.

 

Le pire, c'est que je sens que je n'ai rien à foutre ici, j'ai forcément loupé un truc. Je sais ce qu'il va me dire le douanier, qu'il me manque un tampon de sortie, mais je tente quand même. Lorsqu'enfin mon tour arrive, je me fais gentiment renvoyer d'où je viens. Je tente un peu de négocier, genre ce n’est pas grave s'il me manque un tampon, c'est pareil, non ?.... Non.

Non, retour du côté Nicaragua, énorme perte de temps.

Heureusement, j'ai négocié avec une douanière de revenir directement sans faire la queue.

Mais j'ai grillé au moins 5h pour cette  frontière.

 

À cause de cela, je ne peux me rendre directement à San José, capitale du pays. Je m'en vais donc passer une nuit anodine à Libéria, petite ville au nord. Je me rends compte que le Costa Rica est très cher.

 

C'est le lendemain, après un long trajet de bus, que j'arriverais dans la capitale. Je contacte immédiatement Maria & Karina, des amies Costariciennes de mon amie Mexicaine Martha. Nous allons prendre un verre ensemble le premier soir. Et quelle surprise de voir que la voiture dans laquelle elles passent me prendre est une Peugeot !

Se faire accueillir par des Costariciennes au Costa Rica est parfait, c'est pourquoi je vous remercie les filles !

Et si je le fais en Français, c'est parce qu'elles le parlent très bien, et félicitations parce qu'au cours de ce voyage, il paraît comme une évidence que c'est une langue sacrément difficile.

 

Dimanche soir, je me fais beau, je mets ma plus belle casquette et m'en vais dans la banlieue de la capitale, 40 minutes de bus.

Karim & Marion, amis Français, logent chez une Costaricienne dans la municipalité d'Hérédia.

Karim, ami d'études, vient me chercher à l'arrêt de bus :

 

- Holaaaaaaa !

 - Ça fait plaisir !!!

 - T'as un peu grossi, non ?

 - Et toi t'es toujours aussi keus !

 

Rendez-vous est pris pour faire un bout de chemin ensemble, sur la côte Caraïbe.

 

Je passerais 5 jours à San José, rencontrant des voyageurs de tous horizons, beaucoup de francophones et notamment les jeunes Belges qui m'ont vouvoyés. Ca fait drôle. Ainsi est la règle du jeu de la vieillesse.

Les prix sont excessifs au Costa Rica, et ça fait drôle aussi. Ce pays me fait penser à une petite Amérique, un petit bout d'occident en Amérique centrale. C'est juste une impression, je ne suis pas ici suffisamment longtemps pour cerner réellement le sujet. Donc je devrais fermer ma gueule, non ?

OK, je change de sujet.

 

Maria m’emmène manger au marché des repas locaux copieux et peu onéreux, à base de choux, riz, soupe et viande. Muy rico. Discussion sur la religion, ici et comme sur le continent en général, il est évident de croire en Dieu. Qui ne le fait pas ?

Visite du musée de l'Or, ballade dans les parcs de la ville… Le Costa Rica est le pays le plus safe de l’Amérique Centrale, pas de doute.

 

 

C’est d’ailleurs un pays à part en Amérique Latine.

En 1843, l'économie démarre avec la culture du café. En 1869, l'enseignement devient obligatoire et gratuit. Le ministre de l'Éducation de l'époque, un brave homme semble t'il, lutte alors pour la démocratisation du système. Selon ses idéaux, chacun doit pouvoir lire, écrire et compter.

En 1882, la peine de mort est abolie. Pas mal précurseur, quand même.

En 1948, le pays est secoué par une guerre civile, à cause de la non-reconnaissance de la victoire électorale de Otilo Ulate Blanco, guerre qui fera près de 1 000 morts.

En 1949, l'armée est supprimée, ainsi le pays devient l'un des rares États à ne pas en avoir.

Oui, le Costa Rica n'a pas d'armée, mais a des policiers, bien sûr.

Il est le 3ème pays d'Amérique Latine pour l'influence européenne dans sa population après l'Argentine et l'Uruguay... Ce qui se ressent d'ailleurs sur la population qui est très métissée et cosmopolite. Toutes les palettes de couleurs sont représentées.

Le Costa Rica a la particularité d'être gouverné par une femme depuis début 2010.

 

Et ça, comme me le précisera Georgina, rencontrée au Nicaragua et revu ici, c’est Pura Vida !

Cette expression typiquement Costaricienne que l’on utilise à toutes les sauces pour interpréter les évènements positifs de la vie. Pour la parité présidentielle, on peut y voir la preuve que les mentalités changent dans une partie du monde dominée par le machisme.

 

Dernière soirée à San José en compagnie de Maria et Karina, dans un bar aux couleurs locales. L'occasion d'approvisionner ma collection d'étiquettes de bières et d'apprendre que, comme la plupart des populations d'Amérique Centrale dans une grossière majorité, les Costariciens n'aiment pas les Mexicains.

Et il se pourrait que ce soit une question de complexe d'infériorité.

 

M'enfin, j'dis ça j'dis rien...

 

Direction Cahuita, tout petit village côtier en bordure d'un parc national. Nous sommes dans les Caraïbes, il y a beaucoup plus de noirs dans la population. Je fais le tour du village avec mes bagages trop lourds jusqu'à trouver un logement à un prix décent. Et j'ai bien fait de persister car au moment où je suis au bout du bout, complètement cramé par le poids et la chaleur, je trouve THE PLACE TO BE.

Une sympathique guest house avec un dortoir de 5 lits, pour 7 dollars.

Coup de chance, et Dieu sait que j’apprécie quand c’est le cas, le dortoir est vide.

Sauf la Moldave nationalisée Américaine qui squatte le lit devant le ventilateur. Belle trouvaille cet endroit, faut fêter ça.

Nous sortirons rejoindre Karim et Marion (arrivés le jour même depuis un spot de tortues géantes qui pondent des ½ufs sur la plage) au seul bar digne de ce nom, en y croisant un Ecossais que j'avais rencontré dans le bus.

Puis de retour à la guest house, quelques voyageurs sont là, une Danoise, un Suisse, une Belge, et 3 allemands, tous dans la jeune vingtaine, fument et boivent. Chouette petite soirée.

Problème, le lendemain il faut que je me lève tôt car nous allons faire une balade dans le parc National. Et me lever tôt j'ai plus l'habitude.

 

Tête dans le cul, 8h15 du matin, Karim & Marion m'attendent. Je suis un peu en retard et j'ai l'impression d'avoir oublié mes paupières sur l’oreiller.

Un superbe endroit, ce parc national de Cahuita, qui représentera bien toute la richesse qui qualifie faune et flore du Costa Rica. Un chemin est creusé en pleine jungle/forêt mais à seulement 50 mètres de la mer des Caraïbes.

Probablement les plus belles plages que j'ai vues de ma vie. Et pourtant j'en ai vu des chiées. Mais celles-ci avaient la tranquillité et la beauté d'une carte postale.

 

Des singes, des crabes, un vrai paresseux qui paraissait faux, vu qu'il ne bougeait pas. Des serpents dans les arbres, des papillons multicolores, des fourmis gigantesques. Et deux fuckings raies.

 

Alors que nous faisons bronzette dans cet endroit paradisiaque, je me décide d'aller à l'eau et de faire ça bien : Courir au travers des vaguelettes et me laisser tomber dans la flotte turquoise en hurlant de bonheur. Je cours, je fais deux pas dans l'eau quand j'aperçois un mouvement devant moi, à l'endroit où je vais poser un appui avec mon pied droit. J'arrête instantanément ma course et constate qu'une raie se déplie et trace sa route, à proximité de ma cheville. Je n’ai même pas le temps d'assimiler l'information que j'en vois une deuxième. Qui elle, paraît vouloir faire connaissance avec mon orteil gauche.

 

 - OOOOUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !!!! Tabarnak de câlice d'estie d'crisse de mouche à maaaarde !!!!!

 

Je sors de l'eau à grandes enjambées pour rejoindre les deux autres et leur raconter ça.

Endroit paradisiaque, mon cul ! Je fus à deux doigts de me foutre à plat ventre sur une fuckin’ raie, dans à peine 30 centimètres d'eau, et je ne pense pas qu'on aurait fait l'amour... On a flippés, bien sûr, qu’est ce tu crois ? Baignades terminées pour aujourd'hui.

 

 

Rendez vous est fixé le lendemain matin à la station de bus pour les 8h30, ou un truc horrible comme ça. On se rapproche petit à petit de la frontière avec le Panama, toujours sur la côte Caraïbe du Costa Rica. Puerto Viejo est la destination.

Réputé pour être une destination parfaite pour chiller peinard sur des hamacs, face à la mer, faire la fête le soir et du vélo la journée. Pleins de touristes, jeunes voyageurs ou étudiants en vacances.

9h30, j'ouvre les yeux, désolé Karim, j'ai perdu le rythme de me lever tôt, désolé Marion, mais la veillée fut éprouvante.

 

On m'a conseillé dans tous les sens d'aller au « Rockin J's », une usine à gens, un club de vacances géant avec une décoration bigarrée, où bringuer est obligatoire. Je descends du bus au centre de ce village où le tourisme perce de plus en plus.

J'arrive en sueur au bout de 10 minutes de transport de bagages sous un soleil de plomb. Très désagréable de se sentir sur le point de mourir.

Vivement que mon frère arrive, que je lui refile au moins 5 kilos de fringues.

 

Karim & Marion m'offrent une conserve de mousse de foie au Macvin venant d'une ferme dans le Doubs, histoire de savourer les vrais bons produits du terroir Français. Je me la garde pour mes 28 ans. Je penserais à vous ce jour là, merci !

Puis je les salue, ils s'en vont sur Panama City. C'est toujours du bonheur de passer du temps avec des potes de la maison, alors merci de m'avoir offert cette opportunité !

 

Panama City, c'est aussi ma direction mais j'ai quelques jours devant moi avant mon avion pour le Venezuela, je vais donc profiter encore de la plage par ici.

 

Au milieu d'énormément de nationalités, et notamment des Français. C'est avec plaisir que je rejoins les Lucille, Antonin, Axel, Evelyne, Benoît et quelques autres...

Il y a de la Montréalaise, un Auxerrois que je rencontrerais sur la plage, un gars de Carcassonne qui m'a raconté l'histoire de corruption la plus renversante que j'ai jamais entendue, un pompier et une danseuse connaissant bien la place Bellecour, et un Canadien qui "se cherche" sexuellement. Autrement dit qui n'arrive pas encore à s'assumer gay.

 

Et on flâne dans les hamacs, on va se tremper les pieds, et Antonin ramène 2 bouteilles de Whisky. Purée, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas saoulé.

Ouais, ouais, je veux bien réessayé, pour voir.

 

1 heure plus tard, j'ai définitivement trop bu. Je vois trouble. Je n’arrive pas à me concentrer sur les bruits ambiants, je me sens mal et zappe les conversations, présent mais ne comprenant rien, je suis absent, je ne sais même plus.

Les bras ballants, je suis saoul. Mes lilites ont étés… Mes milites o… Mes mi… Fuck ! Mes limites ont tétété… ont étées franchies. Merde.

Je ne répond plus de la stabilité de mon regard

Je me concentre, j'essaye, j'en chie, ma tête est lourde, mes forces sont parties. Je me concentre, je ne distingue pas ce que je regarde.

Je dois me forcer à comprendre ce qui se dit. Je force, j'ai envie d'abandonner et de me laisser tomber sur le sol, je ne lâche pas, lâche pas Nico… lâche pas.

Je fixe les Francophones de la table, et parvient au bout de quelques secondes à voir qu'ils... qu'ils... qu'ils me regardent en se marrant.

Bon sang, ils se foutent de ma gueule ! Ils ont bien raison, je suis à l'agonie, pathétique, et ça doit être sacrément drôle.

 

Je lutte. J'ai juste envie d'aller dormir, et peut-être de vomir, je ne sais pas, je me tâte… Si t’insistes, c’est d’accord, pour te faire plaisir. Mais tu nettoies après, hein ?

 Je rêve d'un bon matelas, d'un petit oreiller, d'un seau en plastique, d'un énorme chiotte tout blanc. La réalité est cruelle puisque je vais passer la nuit dans un hamac.

Alors je lutte encore, parce qu'un hamac dans cet état là, c'est le mal de mer assuré. D'autant plus qu'il n'est que 22h et des poussières, ça serait un échec d'aller m'étendre à cette heure-ci. Je ne sais plus boire, je ne bois quasiment plus, je suis devenu un débutant.

Quelqu'un me tapote l'épaule, je me retourne dans un effort usant. Je distingue Antonin, le sourire aux lèvres. Je ne sais pas ce qu'il veut, je ne comprends pas, je m’en fous. On se fixe. Puis il me fout sous le nez le joint qu'il me tend depuis 10 bonnes secondes :

 - Allez, coño ! Tu le veux ou pas ?!

 

Je réponds d'une moitié de geste de la main et retourne dans ma position de déchéance. Puis sans rien dire, me lèves et vais marcher. Je rejoins les toilettes sans trop de problèmes et me force à aller plus loin. Jusqu'aux hamacs. Arrivés à destination, je vais voir un peu plus loin. Y'a juste du noir par là-bas, puisque c’est la plage, mais le bruit des vagues me guide. Je marche à tâtons sur le sable et arrive au bord de la mer. À genoux, la tête dans l'eau salée, c'est comme ça que je retrouverais mes esprits. Merci.

 

Pour terminer sur le Costa Rica, une discussion au coin d'un chemin, le cul sur des pierres :

Benoit, 26 ans, supporter de l'AJ Auxerre, un homme humble à l'esprit vif, à qui je pose une question très précise et profonde. Il me répond :

 

 - Ok, je m'en rappelle très bien. Par contre je dois te peindre le tableau pour que tu réalises pleinement.

 - Je t'écoute.

 - Alors... Avant-hier soir je suis sorti seul dans un bar, le TEX-MEX, tu connais ?

 - Ouais, vite fait.

 - Bien. Je me faisais un peu chier à siroter ma deuxième bière, mêlé à une masse composée de touristes anglophones et de locaux éméchés. Je fais la connaissance de Julia, une Italienne. De Milano, mais je ne suis pas sûr.

 - Oui ?

 - Elle habite Puerto Viejo pour 6 mois en colocation, on se fait des blagues en espagnol, on se charme, sa cousine arrive et nous dit qu'elle veut bouger. Julia aussi et elle me propose de l'accompagner.

 - Ah, c'est de bonne augure.

 - Je ne te le fais pas dire... On bouge dans un bar noir de monde, ça colle de sueur, la musique est trop forte, l'ex de Julia un brin jaloux nous observe sans rien dire, bref, on ne reste pas longtemps, on rentre chacun chez nous.

 - Rien ?

 - Si. Au moment où elle empoigne son vélo, je l'embrasse. Elle me file son numéro et un rencard pour le lendemain. Le lendemain, hier donc, on a rendez-vous au TEX-MEX et elle arrive avec les yeux qui pétillent.

 - Genre elle est déjà amoureuse...

 - Genre elle a bue 2 ou 3 rhums sur la route. Plus des binouzes. Et elle veut danser. Mais moi ça me casse les couilles de danser.

 - Ouais, ne faut pas se forcer.

 - C'est pas amusant de danser sur de la musique que t'aimes pas. Un bon concert, je me lâche, mais parce que ça vient du c½ur, tandis que faire tourner les filles sur de la salsa, je trouve ça chiant.

 - Les bons danseurs c'est ceux qui optimisent leur attitude physique au détriment de leur tchatche.

 - C'est une autre façon de draguer, d'utiliser son corps à la place de son cerveau.

 - Ceci dit...

 - Oui, on s'entend...

 - Next ?

 - On rentre sur son vélo, à deux dessus, j'en ai chié comme un russe.

 - Lourde ?

 - Du tout. Un cul jouissif. On arrive chez elle, je suis en sueur, je me mets torse nu, elle en soutif. Elle roule un gros joint.

 - Mauvaise idée. Le joint c'est plus fiable après.

 - Carrément, je te rejoins. On le termine, on se fait des câlins et on grimpe à l'étage. On fait notre business. Du moins on le commence. Sauf qu'elle chope un énorme coup de barre en plein milieu.

 - Un bad trip ?

 - Complètement. Elle me demande quelques minutes de répit mais 15 plus tard, j'ai un truc tout flasque dans ma capote et elle ronfle quasiment.

 - Ah ouais, elle n’avait pas la forme.

 - Pas la forme, c'est peu de le dire. Je me suis retrouvé avec un cadavre sur les bras, sans exagération.

 -

Mélange alcool + vert, rien d'anormal. Du coup, tu t'es terminé à la main ?

 - J'aurais pu, pour la forme. Mais je n’avais pas vraiment le c½ur. La situation m'allait bien, finalement. Je suis sorti sur la petite terrasse, torse nu, pas de moustiques, le temps était doux, des étoiles partout dans le ciel.

 - Oui, ici c'est joli.

 - Clairement. Du coup, et c'est là où je veux en venir, j'ai passé 30 minutes à griller quelques clopes en ressentant vraiment le bonheur.

 - Hin hin.

 - Voilà Nico, pour répondre à ta question, c'est sur cette terrasse en bois, sous les étoiles qui brillent là haut, pendant la cigarette d'après sexe, que j'ai ressenti le bonheur pour la dernière fois.

 - Veinard, c'était hier, tu peux t'estimer heureux.

 - Je le suis encore.

 

Je me lève et retourne à mon hamac lorsque Benoit me lance :

 - Hé ! Tu veux connaître le clou du spectacle ?

 - Va !

 - J'étais sur la terrasse, la miss dormait à poings fermés. J'entends du bruit en bas. C'est la cousine qui rentre. Seule. Elle monte sur la terrasse, me voit torse nu, me regarde. Nos yeux se croisent longtemps, je lui souris, elle me sourit...

 - Et ?

 - Jardin secret, désolé.

 - Et la suite, tabarnak ?

 - La suite, tu ne la sauras pas.

 - Sûr ?

 - Certain.

 - Va chier, Benoit.

 -Oui, mais avant toi, parce que tu les bouches tout le temps.

 

Nous sommes dans la dernière semaine de juillet 2010.

La prochaine fois que j'irais aux toilettes sera au Panama. Très bientôt.

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Par benoit
Le 01/09/2010 à 11:19:43
quel lourd ce benoit!
Par Nicodeloin
Le 01/09/2010 à 17:53:06
Je suis sur qu'il bluffait pour la fin.
Un lourd qui aime se faire mousser.

Si tu nous lis, Benoit... :-)


Par Marianna Banana
Le 01/09/2010 à 14:39:57
Non mais t'es con, mon oncle habite à Cahuita! C'est là que nous voulions nous rejoindre en mai, tu te souvient? Nico! Tu aurais due me le dire, j'aurais communiqué avec lui et il aurait pris soin de toi! Tu devrais écouter un peu plus quand on parle

;-)
Par Marianna Banana
Le 01/09/2010 à 14:40:35
*souviens

Par Nicodeloin
Le 01/09/2010 à 17:51:23
Ah non je m'en souviens pas qu'il était question de Cahuita...

Ben là, crimes, j'écoute quand on m'jase !

C'est le stockage d'informations qui me fait défaut...

T'avais qu'à venir... na !

Tu m'en vois désolé Marianne
Si je sautes du coq à l'âne
Si je sautes sur tout c'qui bouge
Jusqu'à me mettre dans le rouge

Bises belle demoiselle.


Par ben
Le 02/09/2010 à 10:06:12
a ce que je vois joli pays le costa rica

peut etre trop rempli de tourist qui font grimper les prix mais a ton avis je pense que le prix ne veut rien dire au vue des jolies chose que tu peux y voir et y faire

Bonne continuation l'ami

a+ pour de nouvelles aventures

Ben
Par Nicodeloin
Le 05/09/2010 à 17:58:27
Le prix est important quand même, c'est le nerf de la guerre ! ;-)

Merci d'être là, Ben.

Et au fait, tu es allé rendre visite au Mich dans son antre du Dauphiné ?
Par ben
Le 06/09/2010 à 07:19:07
Non je ne suis toujours pas aller le voir mais cela ne serait tarder

Par contre je l'ai embauché dans ma maison hihihi



Par Seb
Le 03/09/2010 à 13:16:54
Top!

Un petit message pour marquer mon passage!
je vois que tous se passe bien pour toi!
Profite comme tu sais faire!
Biz @+
Par Nicodeloin
Le 05/09/2010 à 17:51:22
Hé hé mon pote, c'est cool de te voir passer dans le coin...

Faut que tu m'envoies un mail pour me dire ce que tu deviens, je sens bien que tu vas te marrier d'ici sous peu, non ???

Bich poulpe !

A + !


Par Visto
Le 05/09/2010 à 13:00:20
Eh ben, ça a l'air plutôt cool le Costa-rica !
Et puis, la vie que t'appelle "chère", c'est quoi, environ 1/4 du coût de la vie en France?
Va te plaindre, dans ton hamac aux Caraïbes...
Sinon, pour ce qui est du whisky, dire qu'on avait flingué une "William lawson" d'1.5l à 3 en en rien de temps en Ardèche... Certes, il y a quelques fucking années, mais qd même...

Allez trace bien ta route et à +

Visto
Par Nicodeloin
Le 05/09/2010 à 17:47:08
Salut mon Visto.

Le coût des aliments dans un supermarché est équivalent à l'Europe.
Il y a d'autres alternatives mais le coût est vraiment élevé. Ca fait tâche dans l'Amerique Centrale. Les transports sont raisonnables...

Oui, je me rappelle le bon vieux temps où l'on était tellement saouls qu'on s'est fait sortir d'un camping par un druide Gaulois.

Ah c'était drôle !

Bises, A bientot !


Par Lucille
Le 08/10/2010 à 02:53:59
Merci pour les descriptions espèce de saleté voyageuse!!!!
Quoique je préfère tt de même la mienne à celle d'Ezra. Mais quand même... "une danseuse connaissant bien la place bellecour" j'te déteste vite fait sur le coup.
Je ne manquerai pas de me venger le moment venu :)
Par Nicodeloin
Le 08/10/2010 à 16:28:01
Je suis désolé Lucille, il est vrai que le terme "une danseuse connaissant bien les alentours de Perrache" t'aurait probablement beaucoup plus enthousiasmé... :)
Par Lucille
Le 11/10/2010 à 02:00:22
I hate u so much... YOU are a fucking bitch darling^^
And as I said: eat more rice :)




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